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Afrique

Candidats à la présidentielle malienne : poids lourds et nouveaux venus

Élection du 29 avril 2007.

Texte par Priscille LAFITTE

Dernière modification : 24/07/2013

La Cour constitutionnelle malienne a validé 28 candidatures sur les 36 déposées pour l'élection présidentielle du 28 juillet. Une liste constituée de poids lourds du pouvoir à Bamako et d'"outsiders" qui percent peu à peu sur la scène politique.

Les conditions de validité des candidatures à l'élection présidentielle

La loi du 4 septembre 2006 régit les conditions de validité des candidatures à l'élection présidentielle au Mali. Les candidats doivent s'acquitter d'une caution de 10 millions de francs CFA (soit un peu plus de 15 200 €), qui seront remboursés à hauteur de 50% en cas de score supérieur à 5% des voix au premier tour. Ils doivent également obtenir le parrainage d'au moins 10 députés ou de cinq élus communaux dans chaque région du Mali, ainsi que dans le district de Bamako.
Ces conditions ont été mises en place pour éviter un trop grand nombre de candidatures.

Près d'un an et demi après le coup d'État de mars 2012, qui a provoqué l'annulation de l'élection présidentielle prévue quelques semaines plus tard, le Mali renoue avec le processus démocratique en se préparant à l'élection présidentielle prévue le 28 juillet. La Cour constitutionnelle, qui a reçu un nombre record de 36 dossiers de candidature, en a validé 28. Huit dossiers ont été rejetés faute du paiement de la caution ou pour n'avoir pas enregistré un nombre suffisant de parrainages.

Parmi les prétendants à la magistrature suprême, quelques incontournables de la politique malienne, mais aussi des jeunes pousses qui tentent de se faire entendre dans un pays miné par des mois de guerre et la présence des djihadistes dans le Nord. Portrait de dix candidats.

Les poids lourds de la politique malienne

Ibrahim Boubacar Keïta, lors de sa campagne présidentielle 2007. © GEORGES GOBET / AFP

Ibrahim Boubacar Keïta, 68 ans : ancien Premier ministre de 1994 à 2000, sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré, dont il avait été directeur de campagne, "IBK" s’est ensuite lancé dans la création de son propre parti, le Rassemblement pour le Mali, en 2001, puis dans la course présidentielle de 2002. Candidat malheureux, il occupera le siège du président de l'Assemblée nationale et se présentera de nouveau à la magistrature suprême en 2007 où il récoltera 19,15 % des voix… loin derrière le président sortant Amadou Toumani Touré (élu au premier tour avec 68,31 % des voix). IBK était cependant l’un des favoris de la présidentielle avortée de 2012, fort du soutien de neuf partis politiques. @IBK_2013 est l’un des rares à être actif sur Twitter – il y a d’ailleurs le plus grand nombre de "followers" par rapport à ses concurrents.

 

Soumaïla Cissé à Dakar, en janvier 2013. © AFP PHOTO / SEYLLOU

Soumaïla Cissé, 63 ans : Blessé à son domicile par les putschistes en avril 2012, Soumaïla Cissé avait quitté Bamako par crainte du pouvoir, après le coup d'État du capitaine Sanogo. Il appelle aujourd'hui à un "effacement de la junte". Soumaïla Cissé est également l’un des anciens hommes forts du président Alpha Oumar Konaré, dont il a été le ministre des Finances. Tout comme IBK, il fonde son propre parti au début des années 2000, l’Union pour la république et la démocratie. Il est le candidat le plus populaire sur Facebook (plus de 50 000 fans, contre 26 000 pour son rival Keïta).

 

Tiébilé Dramé à Ouagadougou, le 8 juin 2013. © AFP PHOTO / AHMED OUOBA

Tiébilé Dramé, 58 ans (annonce du retrait de sa candidature le 17 juillet) : Chercheur pour Amnesty International à la fin des années 1980, il fut ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de transition de 1991-1992, entre la chute de Moussa Traoré et l'élection d'Alpha Oumar Konaré. Sa première candidature à la présidentielle date de 2002 (4,02 % des voix). Sa popularité ne décolle pas plus en 2007 (3,04 %). Nommé émissaire du gouvernement de Bamako, Tiébilé Dramé a gagné des galons en négociant un cessez-le-feu avec les rebelles touaregs, qui ont proclamé l'indépendance du nord du Mali depuis avril 2012.

 

Soumana Sacko sur sa page Facebook.

Soumana Sacko, 63 ans : Ancien ministre des Finances dans les années 1980, Premier ministre durant la transition militaire de 1991 à 1992, Soumana Sacko s’était déjà lancé dans la course à la présidentielle en 1997, avant de retirer sa candidature pour protester contre des "fraudes massives". Il soutient Amadou Toumani Touré (ATT) en 2002 et 2007. En 2012, il comptait concourir pour la présidentielle, qui n’a finalement pas eu lieu en raison du coup d'État.

 

Modibo Sidibé au siège des Nations unies à New York, en septembre 1999. © AFP PHOTO / Matt CAMPBELL

Modibo Sidibé, 60 ans : Il dirigeait le Mali sous Amadou Toumani Touré, dont il a été Premier ministre de 2007 à 2011, et continue de défendre l’héritage d’ATT contre vents et marées. Il a lui-même été arrêté à plusieurs reprises après le coup d’État de mars 2012. Ce pilier du régime d'ATT dément entretenir des relations compliquées avec le capitaine Sanogo ou avec l’armée - "je ne confonds pas la junte et l’armée malienne", affirme-t-il sur FRANCE 24.

 

 

Les nouvelles ambitions

Aïdara Aïssata Cissé à Paris, en janvier dernier. © AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

Aïdara Aïssata Cissé, 54 ans : Syndicaliste, femme d’affaires, Aïdara Aïssata Cissé se fait connaître lorsqu'elle devient, en 2007, députée de Bourem, dans le nord du Mali, dans la région de Gao, une localité "100 % musulmane", précise-t-elle sur "Jeune Afrique". Présidente du Réseau femme, développement et protection de l'enfance, elle a parcouru le monde, ces derniers mois, pour parler des femmes qui ont souffert sous le joug des islamistes. C’est en indépendante qu’elle se présente à la présidentielle, après avoir tenté en vain de recevoir le soutien du Parti pour le développement économique et social (PDES), qui regroupe des proches du président déchu ATT.

Dramane Dembele, au siège du parti Adema. © abamako.com

Dramane Dembélé, 46 ans : Il est le candidat surprise soutenu par la machinerie bien huilée du plus gros parti du pays, l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma). À 46 ans, cet ingénieur n’a pourtant pas de grande expérience politique, mais on le dit proche du président par intérim, Dioncounda Traoré, lui-même ancien candidat à la présidentielle sous la bannière de l’Adéma en 2012. Peu après le coup d’État, il avait été accusé de tentatives de déstabilisation et arrêté par les putschistes.

 

Cheick Modibo Diarra à Ouagadougou, en juillet 2012. © AHMED OUOBA / AFP

Cheick Modibo Diarra, 61 ans : Cet astrophysicien âgé de 61 ans a réalisé une brillante carrière aux États Unis, d’abord à la Nasa puis à Microsoft (il est nommé directeur de Microsoft Afrique en 2006), avant de s’engager en politique, il y a deux ans. Nommé au poste de Premier ministre par les militaires putschistes en avril 2012, il est remercié par le capitaine Sanogo huit mois plus tard. Cheikh Modibo Diarra se présente comme un homme de consensus au carnet d’adresses internationales bien rempli et se targue de ne pas s’être impliqué dans la politique malienne ces dix dernières années. Marié à la fille de l’ex-dictateur Moussa Traoré (1968-1991), il possède la double nationalité américaine.

Housseyni Amion Guindo sur sa page Facebook.
Housseyni Amion Guindo dit "Poulo", 43 ans : Vice-président de la Fédération malienne de football de 2007 à 2009, président du club de foot Stade malien de Sikasso depuis 2004, promoteur de lycées privés, Housseyni Amion Guindo crée son parti en 2008, la Convergence pour le développement du Mali (Codem). Celui-ci compte 7 députés et s’est imposé aux communales de 2009 comme la quatrième force politique du pays. À 43 ans, il se présente pour la première fois à une élection présidentielle.

 

Moussa Mara sur sa page Facebook.

Moussa Mara, 38 ans : En 2007, alors qu’il n’a que 32 ans, il mettait l’ancien Premier ministre IBK en ballotage lors de l’élection législative à Bamako, sa ville natale, et obtenait 48,5 % des voix au second tour. Trois ans plus tard, en juillet 2010, cet expert-comptable a créé son propre parti : Yelema ("changement"), "un parti de jeunes, pour les jeunes". Il est maire de la Commune IV, circonscription de Bamako, et soutient l’opération militaire au Nord-Mali.

Première publication : 02/07/2013

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