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Les chefs des Frères musulmans visés par la justice égyptienne après le coup d'État

© AFP | Khaïrat al-Chater

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/07/2013

Au lendemain du coup d’État qui a renversé Mohamed Morsi, la justice égyptienne a émis des mandats d’arrêt visant le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, ainsi que le stratège de l’organisation islamiste, Khaïrat al-Chater.

De nouvelles arrestations ont eu lieu au sein du parti des Frères musulmans, moins de 24 heures après le coup d’État militaire qui a renversé le président égyptien Mohamed Morsi. Le parquet égyptien s'est ainsi retourné contre la direction de l’organisation islamiste en délivrant, jeudi 4 juillet, des mandats d’arrêt à l’encontre du guide de la confrérie, Mohamed Badie, et de son stratège attitré, Khaïrat al-Chater.

Premier choix de la confrérie pour l’élection présidentielle de 2012,  Khaïrat al-Chater avait été contraint de céder la place à Mohamed Morsi suite à des antécédents judiciaires.

Les deux hommes forts de la confrérie sont recherchés pour "incitation à la violence" dans l’enquête sur les affrontements qui ont fait huit morts cette semaine devant le quartier général des Frères musulmans au Caire. Laissés sans aucune protection policière, plusieurs sièges de l’organisation islamiste ont été incendiés par des manifestants anti-Morsi dans les jours qui ont précédé l'intervention de l'armée.

Vague d’arrestations

Le journal gouvernemental "Al-Ahram" avait précédemment fait état de 300 mandats d’arrêt lancés contre des membres du mouvement islamiste alors que des sources de sécurité affirmaient à l’AFP, jeudi matin, que le chef du Parti de la justice et de la liberté, vitrine politique des Frères musulmans, avait été arrêté.

Mohamed Morsi serait quant à lui retenu au ministère de la Défense, selon Gehad al-Haddad, haut responsable au sein de la confrérie.

Cette vague d’arrestations intervient au moment où Adly Mansour, chef de la Cour suprême propulsé président par intérim par l’armée égyptienne, a prêté serment et promis une "présidentielle anticipée". Élection que plusieurs chefs des Frères musulmans, vainqueurs de quatre scrutins consécutifs, risquent de suivre derrière les barreaux.

Avec dépêches
 

Première publication : 04/07/2013

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