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Snowden : les alliés de la Bolivie exigent des excuses publiques des Européens

© AFP | Evo Morales, président bolivien

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/07/2013

Les membres de l'Union des nations sud-américaines (Unasur), alliés de la Bolivie, ont réclamé hier des excuses publiques pour l'escale forcée de leur homologue bolivien Evo Morales après la fermeture des espaces aériens de plusieurs pays européens.

Les alliés traditionnels de la Bolivie dans la région ont exigé jeudi des excuses et des explications aux pays européens ayant fermé temporairement leur espace aérien à l'avion du président Evo Morales, soupçonnant la présence à bord de l'ex-consultant américain, Edward Snowden.

L'avion de M. Morales, qui ramenait le président bolivien d'un sommet sur l'énergie à Moscou, avait dû faire une escale forcée de 13 heures en Autriche, dans la nuit de mardi à mercredi.

Une agression pour toute l'Amérique latine

"Nous exigeons des gouvernements de France, Espagne, Portugal et Italie qu'ils présentent des excuses publiques adéquates, en relation avec les graves faits qui se sont produits", indique une déclaration commune des présidents de Bolivie, Équateur, Surinam, Argentine, Uruguay et Venezuela, réunis à Cochabamba (centre).

Ceux-ci, membres de l'Union des nations sud-américaines (Unasur, qui regroupe 12 pays), ont tenu à exprimer leur soutien au président Morales au lendemain d'un retour de Russie émaillé d'incidents.

Les présidents - Rafael Correa (Équateur), Nicolas Maduro (Venezuela), Jose Mujica (Uruguay), Desi Bouterse (Surinam) et Cristina Kirchner (Argentine) - ont notamment relevé que "l'offense" subie par Morales en Europe n'est pas seulement un affront personnel mais constitue une agression pour toute l'Amérique latine.

Ils ont également exigé que les gouvernements de ces quatre pays européens "expliquent les raisons de leur décision d'empêcher le survol de leur espace aérien par l'avion présidentiel bolivien".

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé pour sa part, que "l'Europe a brisé toutes les règles du jeu de la coexistence, car elle a attaqué l'immunité internationale qui protège un chef d'État".

M. Maduro a affirmé que la CIA avait ordonné la fermeture de l'espace aérien européen à l'avion du président Morales. Il a assuré avoir eu au téléphone "un ministre d'un de ces gouvernements européens" qu'il n'a pas identifié et qui lui aurait indiqué "que celui qui avait donné l'ordre aux autorités aéronautiques de son pays et qui a dit que dans cet avion se trouvait le jeune (Edward) Snowden appartenait à la CIA".

Le président Morales envisage de fermer l'ambassade des États-Unis

Le président Morales a insisté sur le fait que "les excuses de la part de pays qui ne nous ont pas permis de survoler leur territoire ne suffisent pas". Il a également dit envisager "la fermeture, si nécessaire" de l'ambassade des États-Unis à La Paz après avoir dénoncé la pression exercée selon lui par Washington sur les quatre pays européens qui ont interdit temporairement le survol de leur territoire à son avion.

"Nous allons étudier, si cela s'avérait nécessaire, la fermeture de l'ambassade des Etats-Unis en Bolivie. Nous n'avons pas besoin d'une ambassade des Etats-Unis", a affirmé M. Morales.

" Ma main ne tremblerait pas pour fermer l'ambassade des États-Unis, nous avons notre dignité, notre souveraineté, sans les États-Unis nous nous sentons mieux politiquement, démocratiquement", a déclaré Morales, qui a expulsé l'ambassadeur des États-Unis en Bolivie en 2008, puis la principale agence antidrogue américaine (DEA) début 2009, au motif qu'ils s'immisçaient dans la vie politique bolivienne.

En Bolivie, la colère contre les Américains et les pays européens ne désarme pas. Jeudi, le consulat des États-Unis à Santa Cruz (est) a été la cible de jets de peinture rouge par des inconnus qui ont également inscrit sur ses murs des graffitis anti-américains. La veille, l'ambassade de France à La Paz a été visée par des jets de pierre,ce pays étant l'un de ceux ayant refusé son espace aérien à l'avion présidentiel bolivien.

Avec dépêches

Première publication : 05/07/2013

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