Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

10 ans de prison requis contre Simone Gbagbo en Côte d'Ivoire

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Fessée: une tradition française?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le président tchadien promet d'anéantir le chef de Boko Haram et savoir où il se trouve

En savoir plus

DÉBAT

Interdiction de la fessée ? La France se prend une claque par le conseil de l'Europe

En savoir plus

DÉBAT

Nucléaire iranien : accord en vue ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"L'abri" : plongée dans un centre d'hébergement pour SDF

En savoir plus

FOCUS

À Toulon, la communauté musulmane tente de lutter contre "l'islamalgame"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Irak : les enfants soldats de l'EI

En savoir plus

DÉBAT

Virus Ebola : un an après le début de l'épidémie, quel bilan tirer ?

En savoir plus

Afrique

"Coup d’État" en Égypte : les islamistes dans la rue, l’armée appelle à l’unité

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/07/2013

Ce vendredi s'annonce comme une journée sous tension en Égypte, où les Frères musulmans et le camp islamiste ont appelé à manifester en masse contre "le coup d’État" qui a destitué le président Mohamed Morsi le 3 juillet.

Groggy après l’éviction du président égyptien Mohamed Morsi par l’armée, le camp islamiste se mobilise ce vendredi conformément à des appels à manifester en masse lancés dans tout le pays. Cette journée aura valeur de test, car l'appel à un "vendredi du rejet" par la Coalition nationale de soutien à la légitimité, qui regroupe plusieurs partis et mouvements islamistes dont les Frères musulmans, intervient alors qu'une répression s'est abattue sur le camp islamiste dans les heures qui ont suivi la destitution du chef d’État issu de la confrérie.

Vaste coup de filet contre les Frères musulmans
 
Or ce dernier, premier président élu démocratiquement du pays, et sa garde rapprochée sont détenus par les militaires. Quant au Guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, il a été arrêté jeudi pour "incitation au meurtre de manifestants", tandis que son numéro 2 Khairat al-Chater est sous le coup d'un mandat d'arrêt. Le chef du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), vitrine politique du mouvement islamiste, Saad el-Katatni a également été arrêté.
 
En outre, des sources de sécurité ont affirmé à l’AFP que l'adjoint du Guide suprême, Rached Bayoumi, avait été arrêté, tandis que le journal gouvernemental Al-Ahram faisait état de 300 mandats d'arrêt lancés contre des membres du mouvement islamiste. Un haut responsable de l'armée a confirmé la détention "de façon préventive" de M. Morsi, laissant entendre qu'il pourrait être poursuivi, alors que la justice le convoque, avec d’autres cadres de la confrérie, lundi à un interrogatoire pour "insulte à l'institution judiciaire".
 
Ce vaste coup de filet a poussé les États-Unis à demander expressément aux autorités égyptiennes de ne pas procéder à des "arrestations arbitraires" à l'encontre de Mohamed Morsi et des partisans du président islamiste déposé, selon un responsable gouvernemental américain.
           
Affrontements entre pro et anti-Morsi
            
Les Frères musulmans ont réagi en dénonçant un "État policier", tandis que des affrontements entre pro et anti-Morsi ont fait jeudi des dizaines de blessés dans le delta du Nil, après plus d'une semaine de mobilisation émaillée de violences ayant fait une cinquantaine de morts.
            
En outre, au Sinaï, un soldat égyptien a été tué et deux autres ont été blessés dans une attaque coordonnée de militants islamistes à la roquette et à la mitrailleuse sur des postes de police et militaire, rapporte l’AFP. Le ministère de l'Intérieur a averti qu'il répondrait "fermement" aux troubles et des blindés ont été déployés au Caire, notamment aux abords des rassemblements pro-Morsi.
            
L’armée prône "la réconciliation nationale"
 
De son côté, l'armée a appelé, tard jeudi soir, à rejeter la "vengeance" et à oeuvrer pour "la réconciliation nationale". Les militaires ont assuré qu’ils ne prendraient de "mesure exceptionnelle ou arbitraire" contre aucun groupe politique et qu'ils respecteraient la liberté d'expression et de manifestation tant que les rassemblements ne menaceront pas la sécurité nationale.
 
Toutefois l’armée prévient que "l'usage excessif de ces droits sans raison pourrait avoir des implications négatives, dont le blocage des routes, le retard du versement des salaires et la destruction d'institutions, ce qui menacerait la paix sociale, l'intérêt national et affecterait la sécurité et l'économie" du pays.
             
 Avec dépêches.

 

Première publication : 05/07/2013

  • ÉGYPTE

    Morsi déchu, la communauté internationale appelle au retour de la démocratie

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Adly Mansour, l'homme de l'après-Morsi

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Morsi chassé du pouvoir par l’armée, nuit de liesse place Tahrir

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)