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FRANCE

Estrosi aux gens du voyage : "Vous allez partir, mais avant vous paierez"

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/07/2013

Sur Europe 1 dimanche, le maire de Nice Christian Estrosi a présenté son "mode d’emploi" pour expulser les gens du voyage de sa commune et a appelé les maires de France à la révolte contre ceux qui occupent des terrains illégalement.

Le maire UMP de Nice Christian Estrosi, interrogé dimanche dans l'émission le Grand Rendez-vous d’Europe 1 au sujet des Roms et des gens du voyage, a appelé "les maires de France à la révolte", et leur a proposé son "mode d’emploi".

"Je n’ai lâché sur rien", a-t-il assuré, affirmant s’être adressé à des gens du voyage installés illégalement sur un terrain de sa ville. "Je suis allé les voir et je leur ai dit : 'Voilà, vous allez partir'. La communauté aurait rétorqué 'Non, non, on est là pour trois semaines et c’est nous qui vous imposons, monsieur le maire, de rester là pendant trois semaines'", raconte l’élu. "'J’en ai maté d’autres et je vous materai'", affirme-t-il leur avoir répondu.

Et Christian Estrosi d’énumérer les mesures qu’il mettra en place si les gens du voyage ne partent pas. "Je vais mettre des caméras partout pour surveiller vos moindres faits et gestes. On va noter ceux qui rentrent, ceux qui sortent, à quelle minute, à quel moment et ce que vous allez faire dans la ville […]", raconte le député des Alpes-maritimes, rapportant toujours une conversation qu’il aurait eue avec certains membres de la communauté.



Facture de 620 000 euros

"Je vais relever les plaques d’immatriculation les unes après les autres, je fais un référé devant le tribunal à titre conservatoire pour pouvoir saisir les véhicules", explique-t-il à l'antenne. "Vous savez, ces belles et grosses voitures avec lesquelles ils tirent leurs belles et grosses caravanes pour lesquels les Français, il [leur] faudrait parfois toute une vie pour avoir les mêmes [sic]".

Le maire de Nice dit ensuite avoir présenté une facture de 620 000 euros, conséquence des dégâts causés par les caravanes sur "deux terrains de foot [de la ville] sur lesquels les gamins ne pourront pas jouer à la rentrée". "'Non seulement vous allez partir mais avant de partir, vous allez payer. Et si vous ne payez pas, ok, saisie des véhicules et on les vendra pour pouvoir rembourser ce que les contribuables niçois et français n’ont pas à payer'".

Interrogé sur sa vision des gens du voyage, le maire de Nice répond simplement : "Quand on entre par effraction quelque part, on est un délinquant". Des propos qui ne devraient pas déplaire à l’ancien président du Front national Jean-Marie Le Pen qui, la semaine dernière – justement à Nice –, avait évoqué la "présence urticante et odorante" des Roms dans la commune.

Première publication : 07/07/2013

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