Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Bartabas, le seigneur des chevaux

En savoir plus

FOCUS

Crimée : un été pas comme les autres

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Gwendal Rouillard, Secrétaire de la commission de la Défense et des forces armées

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Bolivie : au travail dès l'âge de 10 ans

En savoir plus

DÉBAT

Manifestation en soutien à Gaza : un rassemblement test pour le gouvernement

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Andy Serkis : l'homme à l'origine du singe

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Empathie et sympathie"

En savoir plus

SUR LE NET

Gaza : Tsahal et le Hamas s'affrontent aussi en ligne

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le tourisme, moteur de l'économie espagnole

En savoir plus

  • En direct : une cinquantaine de Français à bord du vol AH5017 d'Air Algérie

    En savoir plus

  • Ce que l'on sait sur la disparition du vol AH5017 d’Air Algérie

    En savoir plus

  • Gaza : Israël et le Hamas loin d’être prêts à un cessez-le-feu

    En savoir plus

  • Le Kurde Fouad Massoum élu président de l'Irak

    En savoir plus

  • La Soudanaise condamnée à mort pour apostasie est arrivée en Italie

    En savoir plus

  • France : UBS mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale

    En savoir plus

  • Un match entre Lille et le Maccabi Haifa interrompu par des pro-palestiniens

    En savoir plus

  • En images : À Alep, les cratères d'obus deviennent des "piscines" pour enfants

    En savoir plus

  • Arizona : condamné à mort, il agonise deux heures sur la table d'exécution

    En savoir plus

  • Levée de la suspension des vols américains et européenns vers Tel-Aviv

    En savoir plus

  • Tour de France : ces forçats qui ont forgé la réputation du Tourmalet

    En savoir plus

  • Sénégal : risque de famine en Casamance

    En savoir plus

  • L'ONU ouvre une enquête sur l'offensive israélienne à Gaza

    En savoir plus

  • Tour de France : "Depuis le temps qu'un Italien n'a pas gagné !"

    En savoir plus

  • "Le conflit israélo-palestinien est importé en France depuis longtemps"

    En savoir plus

  • Les députés adoptent la nouvelle carte des régions françaises

    En savoir plus

  • Bagdad accusé d'utiliser des "barrel bombs" contre sa population

    En savoir plus

Moyen-orient

L'attentat au Liban, une réponse à l'implication du Hezbollah en Syrie ?

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 10/07/2013

Plus de cinquante personnes ont été blessées par l'explosion d'une voiture piégée, mardi matin, dans la banlieue chiite du sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. Une manière de sanctionner le parti de Dieu pour son intervention en Syrie ?

Un attentat à la voiture piégée a secoué, mardi 9 juillet, la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah chiite, faisant au moins cinquante blessés. L’explosion a eu lieu dans un parking, près d'une coopérative commerciale appelée le Centre de coopération islamique, dans le quartier résidentiel de Bir el-Abed. Ce dernier est également réputé pour abriter des permanences du mouvement politico-militaire pro-iranien. On ignore, pour l'instant, si des responsables du parti de Dieu se trouvaient dans le secteur de l'attentat.

Aussitôt après l'explosion, survenue vers 11h (8h GMT), des membres du Hezbollah,
L'ONU condamne l'attentat de Beyrouth

Le Conseil de sécurité de l'ONU a "condamné fermement" mardi l'attentat à la voiture piégée et a appelé les Libanais à "préserver l'unité nationale".

Dans une déclaration adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, le Conseil "appelle tous les Libanais à préserver l'unité nationale face aux tentatives pour nuire à la stabilité du pays".

Les 15 pays membres "soulignent l'importance pour tous les partis libanais de respecter la politique du Liban de dissociation" envers le conflit syrien "et de s''abstenir de toute implication dans la crise syrienne, conformément aux engagements pris dans la déclaration de Baabda". (AFP)

munis de talkies-walkies et arborant un bandeau jaune au bras, se sont déployés dans le périmètre de l’explosion. C’est la deuxième fois en quelques mois que le bastion du parti dirigé par Hassan Nasrallah, adossé à la capitale libanaise, est directement visé. À la fin du mois de mai, deux roquettes se sont abattues sur la banlieue sud de la capitale libanaise. Cependant, c’est la première fois depuis 1985 qu’un attentat est perpétré dans cette zone étroitement quadrillée et contrôlée par le mouvement chiite.
 
Le lien avec la guerre en Syrie "paraît évident"
 
"Aucune accusation officielle n’a été prononcée pour l’instant, les responsables politiques de tous les bords ont préféré condamner unanimement l’attentat et dénoncer un acte qui vise à semer la discorde dans le pays, précisément entre sunnites et chiites", rapporte Badih Karhani, correspondant de FRANCE 24 au Liban. Ali Mekdad, un député du Hezbollah, a estimé de son côté qu’il s’agissait de "l'œuvre d'agents qui cherchent à créer des tensions au Liban".
 
Cette attaque intervient non seulement au premier jour du ramadan pour une partie des chiites au Liban, mais surtout dans un contexte marqué par un regain de tensions confessionnelles, alimentées par la guerre qui ravage depuis plus de deux ans la Syrie voisine. Le Hezbollah s’est attiré les foudres de la rue sunnite libanaise, plutôt favorable à la cause de l'opposition syrienne (elle-même majoritairement composée de sunnites), en raison de son engagement militaire aux côtés des forces du régime de Bachar al-Assad. Ce dernier est issu de la communauté alaouite, dérivée du chiisme.
 
"Le lien avec la guerre en Syrie me paraît évident, d’autant plus que c’est la deuxième fois en peu de temps que la banlieue chiite de Beyrouth est frappée, explique à FRANCE 24 Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie et directeur du Groupe de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo). Les roquettes lancées sur cette région en mai l’avaient été en réponse à l’intervention du Hezbollah en Syrie, notamment dans la ville de Qousseir." Selon le politologue, il pourrait s’agir d’un acte de vengeance qui a toutefois une finalité stratégique, consistant à menacer le Hezbollah dans son propre fief pour l’obliger à maintenir ses troupes au Liban et l’empêcher d’envoyer trop d’hommes en Syrie.
 
Le Hezbollah, "responsable moral de l’attentat"
 
"Pour les auteurs, l’objectif est également de diviser le Hezbollah en liant l’attentat à la présence de ses combattants en Syrie, sachant qu’il existe un clivage entre certains responsables pro-iraniens favorables à l’intervention du mouvement en Syrie et d’autres, plus nationalistes libanais, qui estiment que le parti doit se contenter de lutter contre le voisin israélien et donc de rester au Liban", argumente-t-il.
 
Côté syrien, la rébellion, qui avait à plusieurs reprises menacé le Hezbollah de représailles sur le territoire libanais s’il ne mettait pas un terme à son implication militaire en Syrie, a condamné l’attentat. Néanmoins, elle a rendu le parti chiite responsable de cette attaque.
 
"Nous condamnons ce que l’on considère comme un crime terroriste, nous n’accusons personne, cependant le Hezbollah est bel et bien à l’origine de cet attentat, directement ou indirectement, ou du moins il en est responsable moralement de par le climat de tensions confessionnelles qu’il a créé en participant au massacre du peuple syrien depuis plusieurs mois", a déclaré sur l’antenne de FRANCE 24, Louay Mokdad, coordinateur médiatique de l’Armée syrienne libre (ASL).
 
Et de conclure : "Cet attentat sert directement les intérêts du régime de Bachar al-Assad et ses alliés, qui veulent faire imploser la région".

Première publication : 09/07/2013

  • LIBAN

    Attentat à la voiture piégée dans un fief du Hezbollah à Beyrouth

    En savoir plus

  • LIBAN

    L'armée libanaise traque le cheikh salafiste al-Assir et ses partisans

    En savoir plus

  • LIBAN

    Liban : la ville côtière de Saïda, nouveau foyer de tensions sunnito-chiites

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)