Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance, c'est la confiance"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La fermeture de restaurants Mac Donald's en Russie : scandale sanitaire ou pression politique ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : l'ONU va déployer 10 000 casques bleus

En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

  • La Tunisie et l'Égypte ferment leurs frontières aériennes avec la Libye

    En savoir plus

  • À Bangui, plusieurs centaines de manifestants réclament le départ des soldats français

    En savoir plus

  • Yémen : ultimatum de la rébellion chiite qui exige la démission du gouvernement

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt interventionniste

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

    En savoir plus

  • Le chef de l'armée désigné Premier ministre à Bangkok

    En savoir plus

  • Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

Afrique

Les Frères musulmans rejettent le calendrier de transition politique

© AFP

Vidéo par Ludovic de Foucaud , Marie NORMAND

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/07/2013

Les Frères musulmans ont rejeté, mardi, la feuille de route des nouvelles autorités égyptiennes, qui prévoit des élections législatives d’ici la fin de l’année. La confrérie appelle à de nouveaux rassemblements pour rétablir Mohamed Morsi au pouvoir.

Le calendrier de transition politique annoncé par Adly Mansour, magistrat propulsé à la tête de l’État égyptien par les militaires, se heurte à la détermination des Frères musulmans. Six jours après le coup d’État qui a renversé Mohamed Morsi, la confrérie a rejeté, mardi 9 juillet, la feuille de route appelant à de nouvelles élections législatives d’ici la fin de l’année.

Un scrutin avant début février 2014

La déclaration constitutionnelle, diffusée par l'agence officielle Mena, prévoit le lancement de l'organisation des législatives avant fin 2013 et sa fin avant début février 2014. Une présidentielle sera ensuite annoncée. Avant cela, une nouvelle Constitution sera soumise à référendum. Cette annonce a été immédiatement dénoncée par un haut responsable des Frères musulmans. "Un décret constitutionnel par un homme nommé par des putschistes... ramène le pays à la case départ", a commenté Essam al-Erian sur son compte Facebook.

Le bain de sang de lundi complique encore davantages les tractions politiques pour la nomination d’un Premier ministre de transition. Le parti salafiste Al-Nour a ainsi annoncé son retrait de la table des négociations après la mort de dizaines de manifestants pro-Morsi. Adly Mansour a, de son côté, ordonné l'ouverture d'une enquête. Lundi à l’aube, les forces de sécurités égyptiennes ont tiré sur des manifestants lors d'un sit-in devant le quartier général de la Garde républicaine au Caire.

Un climat d’extrême tension

Les urgences médicales annoncent un bilan d'au moins 51 morts et 435 blessés, sans préciser s'il s'agissait exclusivement de manifestants islamistes. Les Frères musulmans, eux, ont diffusé une liste comportant les noms de 42 de leurs partisans tués par "des soldats" et "des policiers". 

L'armée, citée par le journal gouvernemental "Al-Ahram", a expliqué de son côté que des "terroristes armés" avaient attaqué le siège de la Garde républicaine, tuant un officier et laissant six conscrits dans un état critique. La police et l'armée ont fait état de trois morts dans leurs rangs.

Depuis la destitution et l'arrestation de Mohamed Morsi par l'armée,  les heurts entre ses partisans et ses opposants et  ont déjà fait une centaine de morts. L'armée a appelé les partisans de Mohamed Morsi à lever leurs sit-in, en assurant qu'elle ne tolèrerait aucune "menace à la sécurité nationale".

La communauté internationale appelle à la retenue

Washington a condamné l'appel à la violence de la puissante confrérie et demandé aux militaires le "maximum de retenue", affirmant néanmoins ne pas envisager de couper son aide financière à l'armée, alors que Barack Obama avait fait peser cette menace. L'Union européenne (UE) a appelé toutes les parties à "éviter les provocations", pressant les nouvelles autorités à "avancer rapidement vers la réconciliation"

De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a "condamné" les violences et demandé une enquête impartiale. La Turquie, l'Iran, le Qatar et le mouvement islamiste palestinien Hamas ont également condamné les violences, l'Allemagne exprimant sa "grande inquiétude". Human Rights Watch (HRW) a pour sa part réclamé la fin des "actions arbitraires" contre les Frères musulmans et les médias qui leur sont proches.

Avec dépêches

Première publication : 09/07/2013

  • ÉGYPTE

    Adly Mansour, président égyptien par intérim, décrète des législatives avant 2014

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Nouveau gouvernement : les salafistes d'Al-Nour se retirent des négociations

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Reportage : "Nous sommes prêts à sacrifier notre sang pour le président Morsi"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)