Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

McDo en Russie : scandale sanitaire ou pression politique?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance c'est la confiance"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre l'État islamique

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : croissance, inflation... Tableau noir pour l'exécutif?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt va-t-en-guerre

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Le chef de l'armée désigné Premier ministre à Bangkok

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

Amériques

Boston : "Tsarnaev a plaidé non coupable pour éviter la peine de mort"

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 19/07/2013

L’auteur du double attentat de Boston en avril dernier, Djokhar Tsarnaev, a plaidé "non coupable" aux différents chefs d’accusation retenus contre lui. Un choix stratégique décrypté par l’avocat aux barreaux de Paris et de New York, Ron Soffer.

“Non coupable”. Ce sont les deux seuls mots qu’a prononcés Djokhar Tsarnaev, l’auteur du double attentat qui a endeuillé le 15 avril le marathon de Boston, lors de sa première comparution publique au tribunal fédéral de Boston, mercredi 10 juillet. Des mots que l’adolescent musulman d’origine tchétchène a répétés à sept reprises au fur et à mesure que lui ont été signifiés les faits qui lui sont reprochés. Il est notamment accusé "d’utilisation d’une arme de destruction massive ayant causé la mort" et "d’attentat dans un lieu public ayant causé la mort". Au total, il est inculpé de 30 chefs d’accusation, dont 17 sont passibles de la peine de mort. Comment peut-il arriver à prouver son innocence alors que le visage de Djokhar Tsarnaev a été identifié sur des vidéos de surveillance au moment de l’attentat qui a fait trois morts et 264 blessés ? Explication de l’avocat aux barreaux de Paris et de New York, Ron Soffer.

FRANCE  24 : Pourquoi plaider non coupable ?

Ron Soffer : Cette première posture procédurale permet simplement d’ouvrir la voie au procès. Plaider coupable impliquerait qu’il reconnaît les faits et il serait alors directement condamné à la peine de mort. En revanche, plaider non coupable signifie que le gouvernement va devoir prouver la culpabilité de l’accusé. Cela veut dire trouver des témoins - le procureur a prévu de faire comparaître 80 à 100 témoins à charge. Cela va prendre du temps et nécessiter de l’argent, ce qui n’est pas forcément dans l’intérêt du procureur, qui peut alors être ouvert à la négociation avec les avocats de Tsarnaev. Il faut savoir que dans la justice américaine, l’accusé peut plaider coupable à n’importe quel moment de la procédure. On peut donc envisager un accord avec l’avocat de la défense, qui peut accepter de plaider coupable à condition que le procureur ne requière pas la peine de mort.

Est-ce si difficile de prouver la culpabilité de Tsarnaev ?

Ce ne sera pas si facile car lors du procès qui devrait durer plusieurs mois, le jury populaire sera chargé de statuer sur la culpabilité de Tsarnaev à l’unanimité. Et il faut qu’elle soit prouvée au-delà du doute raisonnable (la justice américaine parle de "No reasonnable doubt"), ce qui implique qu’un seul élément de doute peut conduire à l’acquittement. On peut imaginer que l’avocat de la défense axe sa défense sur le fait que ce n’est pas parce qu’on voit Tsarnaev en photo sur le lieu du drame qu’il a forcément commis l’acte. Il n’est pas non plus exclu qu’un membre du jury le trouve sympathique....Si les jurés n’arrivent pas à se mettre d’accord à l’unanimité, un nouveau procès aura lieu, on parle alors de "hung jury".

Si le jury déclare Tsarnaev coupable, sera-t-il alors condamné à mort ?

Non, la procédure judiciaire a lieu en deux temps. En cas de culpabilité, un nouveau mini procès aura lieu devant les mêmes membres du jury populaire. Chaque partie présentera alors ses arguments. Le jury devra alors statuer et prendre sa décision à l’unanimité.

Première publication : 11/07/2013

  • ÉTATS-UNIS

    Attentats de Boston : Djokhar Tsarnaev plaide non coupable

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Attentat de Boston : Djokhar Tsarnaev a laissé une confession écrite

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Attentat de Boston : Todashev accuse le FBI d’avoir "fait taire" son fils

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)