Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Nuits de violences à Ferguson et 15e sommet de la Francophonie à Dakar

En savoir plus

DÉBAT

Débat en France sur un État palestinien et l'accord sur le nucléaire iranien

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

La francophonie, belle et bien vivante !

En savoir plus

#ActuElles

Quarante ans d'IVG : un droit fondamental à défendre

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - Google : le géant du Net bientôt scindé en deux ?

En savoir plus

FOCUS

Bien qu'ébranlée, la protestation citoyenne se poursuit à Hong Kong

En savoir plus

TECH 24

Oculus Rift : la vie des autres

En savoir plus

REPORTERS

Liban : Chebaa au cœur de la poudrière

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Djilali Benchabane, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique

En savoir plus

Culture

Faustin Linyekula danse pour évacuer le passé du Congo-Kinshasa

© Alex Turnbull / FRANCE 24 | Faustin Linyekula dans "Drums and Digging"

Vidéo par Priscille LAFITTE , Alexander TURNBULL

Texte par Priscille LAFITTE

Dernière modification : 18/07/2013

Le jeune chorégraphe Faustin Linyekula fait revivre le passé du Congo-Kinshasa dans "Drums and Digging", sa dernière création présentée au festival d'Avignon. Il parvient ainsi à trouver des sources d'apaisement.

C’est étrange de rencontrer Faustin Linyekula. Un homme de 39 ans à la silhouette de gamin et à la démarche discrète, avec une longue jupe noire et des yeux qui semblent embrasser le monde. Avec son regard d’enfant, ce chorégraphe et danseur contemple avec sévérité le Congo-Kinshasa, son passé tumultueux et ses ruines.

La troupe qu’il a fondée au Congo, il y a dix ans, à cheval entre Kinshasa et Kisangani, parcourt les scènes européennes pour présenter "Drums and Digging", son dernier spectacle. Il s’est arrêté dans le Cloître des Célestins à Avignon pour jouer cette chorégraphie contée, qui narre le projet fou de Mobutu : faire construire deux palais dans une petite ville de la forêt équatoriale, Gbadolite, non loin de la Centrafrique.

Sur scène, Faustin Linyekula et ses danseurs reconstituent l’architecture du palais perdu, dansent sur les rêves d’un pays idéal, pleurent les ruines et les espoirs envolés. Ils se remémorent aussi leurs premiers souvenirs de danse en cercle, cette danse réservée aux adultes, qu’enfants ils écoutaient la nuit, incapables de s’endormir.

"Le pays est assis sur des histoires de ruines et de violence"

Cela fait dix ans que Faustin Linyekula est de retour en RDC, après son exilé au Kenya, à cause des troubles politiques. Une décennie que les Studios Kabako, lieu de vie et de création pour sa troupe, ont été mis sur pied. "Je suis retourné vivre au Congo, et les choses n’avaient pas trop changé : le pays est assis sur des histoires de ruines et de violence. A un moment, ces histoires m’épuisent. Cette pièce pose la question : comment continuer ? D’où puis-je trouver un espace de paix ? Écrire devient une manière, pour citer Borges, d’apaiser le cours du temps", explique le danseur dans une interview à FRANCE 24.

© Priscille Lafitte / FRANCE 24

La scène, la troupe, sont des lieux pour trouver des réponses aux blessures de la guerre. "C’est un concentré d’un monde possible. Comment je traite mes collaborateurs, comment on essaie d’être ensemble : c’est déjà une proposition d’un autre monde", confie le danseur.

C’est toute la richesse et le paradoxe de Linyekula : parler de violences en dansant avec douceur et sérénité, ou évoquer les ruines du Congo en reconstruisant un palais avec des costumes de fête en tissu wax, cousus par son oncle.

© Alex Turnbull / FRANCE 24

Première publication : 12/07/2013

  • THÉÂTRE

    Festival d'Avignon : Dieudonné Niangouna, auteur de "Shéda", a vu des "obus tomber du ciel"

    En savoir plus

  • THÉÂTRE

    "Au Festival d'Avignon, on a besoin de la parole venue d'Afrique"

    En savoir plus

  • THÉÂTRE

    Au Festival d'Avignon, la crise ivoirienne se rejoue en coupé-décalé

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)