Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

FOCUS

À la rencontre des étudiants étrangers à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ioannis Kasoulides, ministre chypriote des Affaires étrangères

En savoir plus

SUR LE NET

Brésil : une cyber-présidentielle sous tension

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Air France : la grève entre dans sa deuxième semaine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La revanche de David Cameron"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Bernard Maris, auteur de "Houellebecq, économiste"

En savoir plus

SUR LE NET

Le "Blood Bucket Challenge", nouvelle tendance en Ukraine

En savoir plus

FOCUS

Les bataillons "bénévoles" de Kiev : une force imprévisible

En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Vidéo : les villages repris à l'EI portent les stigmates des combats

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Ebola : pourquoi les femmes sont-elles les premières victimes du virus ?

    En savoir plus

  • Foot européen : le Real cartonne, Manchester United sombre

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

  • Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

    En savoir plus

  • Ligue 1 : l’OM vire en tête, Paris cale encore

    En savoir plus

  • Yémen : Sanaa contraint de partager le pouvoir avec la rébellion chiite

    En savoir plus

  • Syrie : plus de 100 000 Kurdes ont fui en Turquie l'avancée de l'EI

    En savoir plus

  • Nicolas Sarkozy a "envie" mais surtout "pas le choix" de revenir en politique

    En savoir plus

  • Pas de zone tampon sans respect du cessez-le-feu, exige l’armée ukrainienne

    En savoir plus

Afrique

Heurts meurtriers lors de manifestations d’islamistes pro-Morsi au Caire

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/07/2013

Des affrontements ont eu lieu lundi soir lors de manifestations de pro-Morsi au Caire. Sept personnes sont mortes et 261 autres ont été blessées. La police a interpellé au moins 401 personnes liées aux violences.

Comme tous les soirs depuis le début du ramadan, les Égyptiens pro et anti-Morsi se réunissent tardivement pour rompre le jeûne et manifester. Et lundi 15 juillet, les forces de l’ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour mettre fin à des accrochages entre partisans de l'ancien président islamiste et habitants du quartier de la rue Ramsès, au Caire. Il s'agit de la première confrontation violente impliquant des pro-Morsi depuis une semaine.

Sans atteindre, et de loin, les affrontements meurtriers ayant eu lieu juste après la destitution de Morsi, il s'agit de la première confrontation violente impliquant des pro-Morsi depuis une semaine. De source officielle, les affrontements ont fait 7 morts et 261 blessés au Caire.

Au moins 401 personnes ont été interpellées mardi à la suite des violences. Ces arrestations concernent le seul secteur de Ramses, siuté dans le centre de la capitale.

Les islamistes avaient appelé à une grande manifestation pour lundi. La foule immense des partisans des Frères musulmans a convergé vers une place du Caire où était déployé un drapeau national géant, entouré de portraits de Mohamed Morsi, toujours détenu dans un lieu tenu secret. Au fil de la soirée, la foule n’a cessé de grossir pour ce qui semble être l’un des plus importants rassemblements depuis le renversement du président.

Sonia Dridi, correspondante de France 24 au Caire revient sur les évènement de la soirée de lundi 15 juillet.

Les autorités ordonnent l’arrestation de 7 islamistes

D’autres manifestants se sont dirigés vers la Garde républicaine, "là où il y a tout juste une semaine, des sympathisants pro-Morsi ont été tués par des tirs de soldats", signale Sonia Dridi, correspondante de FRANCE 24 au Caire. Or l'armée avait fait savoir dans la journée qu'elle répondrait avec "la plus grande fermeté et sévérité" si des manifestants tentaient d'approcher ses bases ou d'y pénétrer.

Les autorités ont déjà ordonné lundi l'arrestation de sept personnalités islamistes, notamment des Frères musulmans, pour avoir commis des violences les jours qui ont précédé la destitution du président par l'armée, le 3 juillet.

Du côté des anti-Morsi, des centaines d’activistes se sont réunis sur la place Tahrir lundi soir. Le leader de la coalition libérale, Khaled Daoud, a affirmé à Sonia Dridi en début de soirée que pour le moment, la mobilisation n’était "pas très importante" mais qu’une "grande manifestation" était prévue vendredi prochain "en soutien au plan de transition de l’armée".

Les pro et les anti-Morsi refusent de rencontrer William Burns

Quel que soit leur lieu de manifestation, les pro et les anti-Morsi se sont trouvés un ennemi commun : les États-Unis. Alors que William Burns, le secrétaire d’État adjoint américain, s’est rendu en visite officielle au Caire lundi, les représentants du parti islamiste Al-Nour et ceux du parti anti-Morsi Tamarod ("Rébellion") ont refusé de le rencontrer.

"Depuis la révolution de 2011 le sentiment anti-américain est croissant, explique Sonia Dridi. Cette fois, les activistes (anti-Morsi) accusent les États-Unis d’avoir entretenu des liens trop étroits avec les Frères musulmans lorsqu’ils étaient au pouvoir. Ils reprochent également à Washington d’avoir demandé, il y a quelques jours, de relâcher Mohamed Morsi."

"D'abord, ils [les États-Unis] doivent reconnaître le nouveau système", a ainsi déclaré le fondateur de Tamarod, Mahmoud Badr. "En second lieu, ils doivent présenter leurs excuses pour leur soutien au parti des Frères musulmans et au terrorisme. Ensuite, on verra."

Visites officielles

En évitant de parler de coup d’État, les États-Unis se sont également attirés les foudres des Frères musulmans. Le parti Al-Nour, qui a accepté la prise en main de la situation par l'armée, dit pour sa part avoir rejeté l'invitation de William Burns en raison de l'intervention '"injustifiée" des États-Unis dans les affaires de l'Égypte.

Isolé, Williams Burns s’est donc contenté de visites officielles. Il a rencontré le général Al-Sissi ainsi que le nouveau Premier ministre, Hazem el-Beblaoui et le président par interim, Adli Mansour. Le responsable américain a appelé l'armée égyptienne à éviter les arrestations "politiquement motivées" et déclaré que les États-Unis ne tenteraient pas d'imposer leur modèle à l'Égypte, ni ne soutiendraient des partis ou des personnalités en particulier.

Avec dépêches

Première publication : 15/07/2013

  • JUSTICE

    Égypte : l'ex-président Morsi visé par une enquête criminelle

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Washington demande la libération de Mohamed Morsi

    En savoir plus

  • MANIFESTATIONS

    Au Caire, les pro-Morsi réclament le retour de leur "président"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)