Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

France : le FN à l’épreuve du terrain

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Le nucléaire iranien et Jérusalem sous tension après l’attaque contre une synagogue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Les filières jihadistes en France

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Jihadistes français : les proches sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Neutralité : il faut sauver le soldat Internet

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Urgence sécheresse

En savoir plus

#ActuElles

En finir avec les violences faites aux femmes

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d'Ivoire : le président Ouattara exige des militaires un retour au calme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

"Macronomics" : les réformes d'Emmanuel Macron pour la France

En savoir plus

asie

Un chef islamiste jugé coupable de crimes de guerre

© AFP | Dans le fauteuil, Ghulam Azam, ancien chef du parti Jamaat-e-Islami

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/07/2013

L'ancien chef du parti d’opposition Jamaat-e-Islami, Ghulam Azam, a été reconnu coupable de crimes de guerre lors de la lutte pour l'indépendance du pays contre le Pakistan en 1971.

Reconnu coupable d'atrocités commises sous sa responsabilité lors de la lutte pour l'indépendance du pays contre le Pakistan en 1971, le chef spirituel du plus grand parti islamiste au Bangladesh a été condamné, lundi 15 juillet, à 90 ans de prison.

Ghulam Azam, âgé de 91 ans et à l'époque chef du parti Jamaat-e-Islami, était accusé par le "Tribunal international des crimes" de Dacca d'avoir soutenu l'armée pakistanaise en aidant à créer de redoutables milices, soupçonnées d'être en partie responsables de la mort de trois millions de personnes, selon le gouvernement. Il a notamment été jugé coupable de meurtres et tortures. Lors du procès, l'accusation l'a comparé à Adolf Hitler pour son rôle de "guide" dans les massacres.

Selon Constantin Simon, correspondant FRANCE 24 à New Dehli, le verdict "n'est pas une surprise". Qualifiant Ghulam Azam, de "gourou idéologique du premier parti islamique au Bangladesh", il explique qu'on lui "reproche comme à d'autres membres de son parti, d'avoir collaboré avec l'armée pakistanaise au moment de la guerre civile de 1971, quand le Bangladesh fit sécession du Pakistan occidental".

Constantin Simon rappelle qu'à l'époque "une frange de conservateurs religieux dont Ghulam Azam était opposée à cette indépendance et avait tout fait pour que le pays reste avec le Pakistan".

Un tribunal controversé

Le controversé "Tribunal international des crimes" (ICT), a été mis en place en mars 2010 par le gouvernement, "plutôt favorable aux laïcs", selon Constantin Simon. Il affirme que ces procès sont nécessaires pour cicatriser les plaies encore vivaces de la guerre d'indépendance.

Un groupe d'enquête privé a par ailleurs identifié 1 175 personnes --parmi lesquelles des généraux pakistanais et des islamistes alliés d'Islamabad à l'époque-- soupçonnées d'avoir commis divers crimes lors de la guerre, tels que meurtres, viols et conversions forcées d'hindous à l'islam.

Mais le Jamaat-e-Islami accuse le pouvoir d'avoir créé ce tribunal international -- baptisé ainsi en dépit de toute supervision d'institution internationale-- pour des motifs politiques, la plupart des personnes poursuivies appartenant à l'opposition. L'organisation Human Rights Watch a aussi critiqué des procédures ne respectant pas les critères internationaux.

Suite au verdict, des heurts se sont produits lundi matin entre les militants de ce parti et la police, qui a tiré des balles en caoutchouc pour disperser les manifestants. Une dizaine de personnes ont été blessées, dont des journalistes, dans un district de la capitale, selon le chef de la police locale, Rafiqul Islam.

"Chaque verdict donne lieu à des heurts et à des violences", rapporte Constantin Simon, qui précise que pour l'instant cinq membres de la Jamaat-e-Islami ont été condamnés. "Si le verdict est défavorable à la Jamaat-e-Islami, ce sont ses partisans qui protestent, et au contraire si le leader du parti islamiste poursuivi n'est pas condamné, ce sont les laïcs qui descendent dans les rues.

Avec dépêches

 

Première publication : 15/07/2013

  • BANGLADESH

    Regain de tension après la condamnation à mort d’un leader islamiste

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)