Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie: un terrorisme pas si "résiduel"

En savoir plus

DÉBAT

Sommet de l'ONU sur le climat : nouvelle conférence, nouvel élan ?

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État islamique : la coalition passe à l'offensive

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie : un Français enlevé par un groupe lié à l'organisation de l'EI

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Couple franco-allemand : la cigale et la fourmi ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Nicole Garcia, actrice et réalisatrice accomplie

En savoir plus

FOCUS

L'Afrique à Paris !

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

  • Coalition contre l'EI : longtemps frileuse, la Turquie prête à s'engager

    En savoir plus

  • Les Français jihadistes présumés sont rentrés de Turquie sans être arrêtés

    En savoir plus

  • Course contre la montre pour retrouver l’otage français en Algérie

    En savoir plus

  • Frappes contre l’EI en Syrie : "Ce n'est pas le combat de l'Amérique seule"

    En savoir plus

  • Arab Bank reconnue coupable d'avoir financé des terroristes

    En savoir plus

  • Emma Watson, féministe engagée et menacée

    En savoir plus

  • Rama Yade : "C'est une guerre entre la civilisation et la barbarie"

    En savoir plus

  • Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

    En savoir plus

  • Poucettes, matraques à pointes : le marché de la torture "made in China"

    En savoir plus

  • Les lycéennes et collégiennes turques autorisées à porter le voile islamique

    En savoir plus

  • Droit à l'avortement : le gouvernement espagnol abandonne son projet de loi

    En savoir plus

  • L'armée israélienne abat un avion de chasse syrien au-dessus du Golan

    En savoir plus

Afrique

Le Royaume-Uni déclare la guerre au khat, les producteurs Kenyans protestent

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/07/2013

Londres a récemment interdit le khat, cette plante aux effets euphorisants consommée au Royaume-Uni et mâchée dans la Corne de l’Afrique. Cette décision a provoqué la colère des producteurs kenyans, qui tirent de ce commerce d'importants revenus.

Sus au kath ! Depuis que le gouvernement britannique a annoncé, début juillet, l’interdiction de cette plante euphorisante importée depuis la Corne de l’Afrique et consommée par les immigrants d'Afrique de l'Est, la colère gronde au Kenya.

Et pour cause, l’exportation du khat, mâché depuis des siècles en Afrique orientale et dans le monde arabe, notamment au Yémen, est une source de revenu considérable. Il était importé au Royaume-Uni principalement pour satisfaire les besoins de consommateurs originaires d'Afrique.
 
REPORTAGE SUR LE KHAT KENYAN
Le khat, qui est déjà illégal aux États-Unis, en France et en Allemagne, sera désormais classé comme une drogue de classe C, tel que le cannabis, dont la vente et la production sont passibles de peines de prison allant jusqu'à 14 ans.
 
Et ce, contre l'avis d’un organisme gouvernemental britannique sur les drogues, l’Advisory Council on the Misuse of Drugs (ACMD), qui avait estimé en janvier que les preuves de sa dangerosité étaient insuffisantes.
 
Un "complot" contre les Kenyans
 
Irrités par cette décision, des producteurs kényans ont demandé, la semaine dernière, la fermeture des bases militaires britanniques dans leur pays, pour marquer leur désapprobation. "Nous ne voyons pas pourquoi nous devrions vivre à côté de nos ennemis (...), avec des gens qui complotent contre les Kényans," a déclaré Kimathi Munjuri, porte-parole de l'association des négociants de "miraa" - le nom local du khat - de la région de Nyambene (nord-est).
 
Les producteurs kényans affirment qu'ils exportaient vers la Grande-Bretagne jusqu'à 60 tonnes de khat par semaine, pour un marché estimé à 18 millions d'euros par an et générateur d'importantes marges.
             
"Cette interdiction va mettre par terre l'économie de la région," a confié à l’AFP Florence Kajuju, élue de la circonscription de Tigania Est, une zone du nord-est kényan elle aussi productrice de khat. D’après elle, des milliers de familles seront affectées. Toutefois, les autorités kényanes n'ont pas officiellement réagi à l'interdiction britannique.
 
Pour justifier sa décision, la ministre britannique de l'Intérieur, Theresa May, a estimé qu'il y avait des risques que le royaume ne devienne une "plaque tournante" du trafic de khat. Et ce dans la mesure où la Grande-Bretagne était le dernier pays de l'Union européenne à autoriser son importation.

 Avec dépêches.

Première publication : 18/07/2013

COMMENTAIRE(S)