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EUROPE

Le Kazakhstan va-t-il faire tomber le ministre de l'Intérieur italien ?

© AFP

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 18/07/2013

Le ministre italien de l’Intérieur, soupçonné d'être lié à l’expulsion de la famille d’un opposant politique kazakhe, accusé de détournement dans son pays, risque de perdre son poste au gouvernement car il fera face à une motion de défiance vendredi.

L’affaire n’en finit plus d’ébranler le pouvoir italien. L’expulsion de la famille d’un opposant kazakh de Rome en mai dernier, qui a déjà coûté son poste au chef de cabinet du ministère de l’Intérieur, Giuseppe Procaccini risque désormais de faire tomber le ministre de l'Intérieur Angelino Alfano en personne. Le Parlement italien doit ainsi voter vendredi une motion de défiance contre le responsable de centre-droit.

Qui est Moukthar Abliazov ?

Moukthar Abliazov est considéré comme un "dangereux terroriste en fuite" par l’ambassadeur kazakhe à Rome. Il est recherché par le gouvernement du dictateur Nazarbaïev pour sa présumée responsabilité dans le détournement de 6 milliards de dollars (4,6 milliards d’euros) de la banque dont il était à la tête, la BTA.

Outre cette accusation, le banquier, qui est également l’ex-ministre de l’Énergie et de l’Industrie de Nazarbaïev, a été emprisonné en 2002 après avoir pris la tête d’un parti d’opposition. Il est considéré comme l’un des principaux opposants du gouvernement. En 2011, il a obtenu l’asile politique en Grande-Bretagne, avant de gagner, en septembre 2012, l’Italie, sur les conseils des services de sécurité londoniens.

Les parlementaires reprochent à Angelino Alfano, également vice-président du Conseil, d’avoir autorisé l’expulsion le 31 mai vers le Kazakhstan de l’épouse de Moukthar Abliazov, Alma Chalabaïeva , et de leur fille de 6 ans. L’homme d’affaires, lui, était absent de son domicile. Menée tambour battant, cette procédure n’a laissé aucune chance à ces deux personnes de déposer un recours contre cette expulsion ou de demander le statut de réfugié politique comme le prévoient les lois italiennes et européennes.

Les liens entre Alfano, Berlusconi et Nazarbaïev

Car Moukthar Abliazov est un ancien ministre kazakh reconverti en banquier, après être devenu le principal opposant du régime. En 2011, il a été contraint de fuir son pays pour se réfugier à Londres puis en Italie, après avoir été accusé de détournement d’argent. Aujourd’hui, malgré l’annulation de la décision par le palais de Chigi, qui a estimé que la présence des Kazakhes sur le territoire italien était bel et bien autorisée, la famille de Moukthar Abliazov a été placée sous surveillance à Almaty, capitale du Kazakhstan.

Pour la presse italienne, cette procédure d’expulsion ultra rapide est le fruit des pressions du régime du président Noursoultan Nazarbaïev. Le ministre de l’Intérieur, Angelino Alfano est en effet étroitement lié à l’ancien chef du Conseil Silvio Berlusconi – il est son représentant au sein de l’exécutif d’unité nationale – qui n’est autre qu’un fervent admirateur du président kazakhe  .

En octobre 2011, lors d’une visite officielle à Astana, le Cavaliere a publiquement vanté les mérites du dictateur. Par ailleurs, selon Philippe Ridet, correspondant du "Monde" et auteur du blog "Campagne d’Italie", le président Nazarbaïev a résidé en juillet dans une luxueuse villa en Sardaigne appartenant à Berlusconi. Le numéro deux du gouvernement, Angelino Alfano, aurait-il ainsi fait une fleur à l’ancien président du Conseil en accédant à la requête du Kazakhstan ?

Opération commando

Le premier flic d’Italie a affirmé de son côté qu’il ignorait tout de cette opération commando pourtant de grande envergure. Pas moins d’une cinquantaine d’hommes ont été réquisitionnés lors de l’assaut mené sur la villa de la famille Abliazov à Castel Polacco, en banlieue de Rome, et un jet privé a été affrété par le Kazakhstan pour rapatrier Alma Chalabaïeva et sa fille. En outre, les intérêts économiques non négligeables entre l’Italie et le Kazakhstan sont également en question dans cette affaire, avec au premier plan les activités de l’ENI, la société nationale italienne des hydrocarbures, dans cet État riche en gaz et en pétrole. Début juillet 2013, le Kazakhstan a lancé l’exploitation d’un gisement géant à Kachagan, dans la mer Caspienne. Un projet considéré comme l'un des plus prometteurs de ces 40 dernières années, auquel l’ENI prend part.

Acculés par les critiques de l’opposition et des médias, les services du président du Conseil Enrico Letta ont reconnu que "c'était une grave erreur de ne pas informer le gouvernement de la totalité de la procédure qui, dès le départ, comportait des éléments et des caractéristiques peu ordinaires".

Le président du Conseil défend cependant son ministre de l’Intérieur en rappelant que le rapport du chef de la police le dédouane totalement. Reste que si la motion de défiance est votée par le Parlement vendredi, la coalition gouvernementale pourrait bien voler en éclats. "Si Alfano s’en va, le gouvernement disparaît dans les dix minutes" a ainsi averti Giancarlo Galan, haut responsable du parti du Peuple de la Liberté.

 

Première publication : 18/07/2013

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