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Culture

À Paris, la Nuit du ramadan de l'Hôtel de Ville fait grincer les dents

© Capture d'écran France 24

Vidéo par Anne-Sophie PELLEGRY

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/07/2013

Les salons de l’Hôtel de Ville ont accueilli mercredi la Nuit du ramadan. Dédié cette année à la culture libanaise, l'événement a suscité une polémique. L'extrême droite notamment dénonce une atteinte à la laïcité.

Au passages des fanfares, les rythmes d'Orient font vibrer les salons de l'Hôtel de ville. La mairie de Paris a organisé, mercredi 17 juillet, une grande soirée festive de ramadan, intitulée cette année "Beirut-Paris". Le spectacle, haut en couleurs, a ravi les convives.

"C'est une manifestation culturelle. Pour moi, une des richesses de la France, c'est de pouvoir mélanger toutes les cultures, toutes les religions", se réjouit une Parisienne au micro de FRANCE 24. "Il n'y a pas beaucoup d'occasion où l'on met en valeur la société musulmane, donc là, à l'Hôtel de ville, ça fait vraiment plaisir..."

Un plaisir que beaucoup ne partagent pas. Bien au contraire. L'extrême droite est montée au créneau et pointe du doigt une atteinte au principe de laïcité. "Depuis 2001, la mairie de Paris accueille et finance, cette année encore à hauteur de 100 000 euros, l’événement faisant polémique, axé autour d’un 'iftar léger', c’est-à-dire le repas de rupture du jeûne dans le culte musulman. Cet événement relève d’un caractère spécifiquement religieux et la participation de la mairie de Paris s’apparente à une subvention déguisée d’un culte", s'est ainsi indignée Marion Maréchal-Le Pen dans un courrier adressé le 11 juillet au ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Indignation aussi du coté du député UMP des Yvelines Jacques Myard, qui dénonce lui une récupération politique de l'évènement.

"Une soirée de ramadan, ce n'est pas le culte"

Face à ces accusations, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'est défendu de tout mélange des genres et explique vouloir établir l'équilibre et le dialogue entre les différentes communités de la ville. "Il n'y a avait qu'une seule religion dont la fête n'était pas célébrée par la totalité de la communauté : c'était la religion musulmane. On a donc fait une soirée de ramadan mais ce n'est pas le culte, c'est un moment ou on reçoit la famille, les amis, a affimé le maire de Paris. Je veux l'unité de la communauté parisienne par le respect de chaque identité."

La mairie de Paris a d'ailleurs rappellé qu'elle continuerait de participer "à des manifestations traditionnelles de différentes communautés représentées à Paris telles qu'Hanouka, le Nouvel an chinois, ou encore l'arbre de Noël.

Première publication : 18/07/2013

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