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FRANCE

Dans la banlieue parisienne aussi, la campagne malienne bat son plein

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/07/2013

À Montreuil, banlieue proche de Paris où vit une importante communauté malienne, la campagne électorale pour la présidentielle malienne est intense. Nombre de Maliens de France se plaignent cependant de ne pas avoir reçu leur carte électorale.

La campagne électorale malienne bat son plein même à plusieurs milliers de kilomètres de Bamako. À Montreuil, surnommée la "deuxième ville malienne", située dans la proche banlieue de Paris, la communauté malienne vit au rythme de la campagne électorale.

Nanaissa Mahamane, fervente partisane de Dramane Dembele, ne compte pas son temps ni son énergie pour faire gagner son candidat. "C’est un jeune qui sera vraiment à l’écoute des Maliens et qui sera la réponse à toutes nos questions", affirme la jeune femme. "J’utilise le temps que j’ai pour passer de foyer en foyer et faire comprendre aux gens le programme qu’il a pour nous, et le bien qu’il pourra faire à notre pays", explique-t-elle.

Mais la campagne électorale ici comme au Mali n’est pas exempte de problèmes. Nombre de Maliens de Montreuil se plaignent, par exemple, de ne pas avoir reçu leur carte d’électeur, précieux sésame ouvrant le droit à glisser son bulletin dans l’urne, alors que le scrutin approche à grands pas.

Manque de cartes d’électeurs

"Au consulat, on n’a pas trouvé notre carte. Les gens qui sont recensés ici n’ont pas vu leurs cartes. Aucun n’a trouvé sa carte. Ils [les autorités maliennes, NDLR] sont en train de trahir les gens", témoigne un Malien de Montreuil, agacé de l’organisation imparfaite du scrutin.

"Il y a des milliers de Maliens recensés ici, même pas un tiers n’a obtenu sa carte d’électeur. Au Mali, c’est pareil. Peu de gens ont leur carte. Il y a beaucoup de problèmes [...]. Pour moi, il faut annuler ces élections et en préparer une autre", estime un autre citoyen malien.

Après plusieurs semaines de controverse, les autorités maliennes ont décidé de maintenir la date de l’élection présidentielle au 28 juillet, sous la pression de la France. Les défis logistiques sont nombreux, d’autant que la production des sept millions de cartes d’électeurs nécessaires à l’organisation du scrutin a pris beaucoup de retard.

La question de l’acheminement du matériel électoral et du personnel dans les zones reculées n’est pas non plus sans poser de problèmes. La force de maintien de la paix de l’ONU, la Minusma, prête main forte aux autorités maliennes pour transporter les hommes et le matériel nécessaire à l’élection. Dans certaines zones du Nord, comme à Kidal, le gouvernement malien par intérim doit, en outre, faire face à des défis sécuritaires d’ampleur.
 

Première publication : 19/07/2013

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