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FRANCE

Trappes : un émeutier condamné à six mois de prison ferme

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/07/2013

L'un des trois jeunes jugés pour violences, outrages et jets de projectiles contre les forces de l'ordre, vendredi à Trappes, a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal de Versailles. Les deux autres prévenus ont été relaxés.

Un jeune homme de 19 ans a été condamné lundi 22 juillet à une peine de six mois ferme par le tribunal correctionnel de Versailles, où il était poursuivi pour rébellion et jets de projectiles sur des policiers vendredi soir à Trappes. L'émeutier est ressorti libre du tribunal puisque la peine n'a pas assortie d'un mandat de dépôt.

L'émeutier devra se présenter ultérieurement devant un juge pour un éventuel réamènagement de la peine. Le tribunal avait requis à son encontre une peine de neuf mois de prison ferme avec mandat de dépôt.

Les deux autres prévenus, âgés de 20 et 24 ans, contre lesquels six mois de prison ferme avec mandat de dépôt avait été requis, ont été relaxés.

Les prévenus avaient été écroués dimanche
pour leur participation dans les heurts survenus vendredi soir dans le quartier des Merisiers, aux abords du commissariat de Trappes. Lui aussi placé en détention dimanche, une quatrième personne, souffrant de problèmes de santé, a été hospitalisée et sera jugée ultérieurement.

Situation "contenue"

Malgré un week-end tendu à Trappes, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a indiqué, lors d'un point-presse ce lundi, que la situation était "contenue" à Trappes. "Grâce au travail des policiers [...] aux renforts au cours de ces derniers jours, [...] le calme est en train de revenir et c'est l'essentiel", a-t-il affirmé depuis cette ville des Yvelines.

En début de soirée dimanche, quelques dizaines de personnes se sont une nouvelle fois regroupées non loin du commissariat de cette ville populaire de 30 000 habitants et ont jeté un pétard en direction des forces de l'ordre. Aussitôt, les CRS se sont déployés et ont lancé une grenade lacrymogène pour éloigner le groupe. Les individus ont immédiatement quitté les lieux, où une vingtaine de fourgons de police restaient stationnés.

"À aucun moment, il n’y a eu arrachage de voile"

L'origine des violences remonte à jeudi quand des policiers ont voulu contrôler une femme portant un voile intégral sur la voie publique, ce qui est interdit depuis 2011. Le contrôle avait dégénéré et son mari, un Français converti à l'islam, âgé de 21 ans, avait été placé en garde à vue au commissariat de Trappes. Cet homme, qui a été remis en liberté sous contrôle judiciaire samedi, sera jugé en septembre. Il est accusé d'avoir agressé un policier et tenté de l'étrangler pendant le contrôle de son épouse.

Contacté par FRANCE 24, le syndicat de police UNSA a indiqué que les forces de l'ordre n’avaient "absolument pas" manqué de respect à la femme interpellée. "À aucun moment, il n’y a eu arrachage de voile. Je m’insurge. Les contrôles se font toujours dans le respect de la dignité humaine. Il ne faut pas écouter ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Il y a beaucoup de versions erronées. Il faut arrêter de raconter n’importe quoi !", s’est emporté Christophe Crépon, délégué syndical de l’UNSA.

Une version corroborée par Thierry Maze, secrétaire du syndicat Alliance Police, lui aussi contacté par FRANCE 24. "Au moment où elle a été interpellée, elle a commencé à insulter mes collègues, et son mari a essayé d’étrangler un des policiers, affirme-t-il. Ensuite, des délinquants ont profité de la situation pour saccager le commissariat."

Appel au calme

Selon Christophe Crépon, les contrôles d’identité sur les femmes voilées se passent en général sans problèmes. "La grande majorité de ces contrôles se déroule bien. Cette loi ne cible pas le voile, elle cible le masquage, il faut bien faire la différence entre religieux et sécurité."

De son côté, Manuel Valls a assuré ne pas douter "un seul instant" de l'attitude respectueuse des policiers lors du contrôle. "C'est inacceptable qu'une personne veuille se soustraire à un contrôle et, pire, s'en prenne aux forces de l'ordre", a-t-il commenté dimanche sur BFM-TV.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur le voile intégral, en avril 2011, 700 contrôles ont été effectués, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Avec dépêches

Première publication : 22/07/2013

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