Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LES OBSERVATEURS

Drame du "Cercueil volant" et un riche couple sauve des migrants

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux d'Angela Merkel"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le hip-hop fusion à la française

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

La Tunisie se prépare à voter

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Nouvelle tentative pour mettre fin au conflit entre Kiev et Moscou

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Sommet européen sur l'emploi : la croissance à l'ordre du jour

En savoir plus

  • Mort du PDG de Total Christophe de Margerie

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 au Qatar se jouera en hiver, tranche Blatter

    En savoir plus

  • Oscar de la Renta, le célèbre styliste des Premières dames, est mort

    En savoir plus

  • Yémen : l’irrémédiable ascension des Houthis, nouveaux maîtres de Sanaa

    En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • L'armée suédoise traque un introuvable sous-marin russe

    En savoir plus

  • Ebola : le transport aérien, dossier épineux de la gestion de l’épidémie

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis de faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

  • L’Algérie refuse de remplacer le Maroc pour l’organisation de la CAN-2015

    En savoir plus

  • François Hollande inaugure la Fondation Vuitton à Paris

    En savoir plus

  • Paris et Berlin s'entendent pour stimuler l'investissement en Europe

    En savoir plus

  • Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

    En savoir plus

  • Kate et William attendent leur deuxième enfant pour avril

    En savoir plus

  • Quand l’EI ne veut plus que ses militants postent de selfies

    En savoir plus

EUROPE

Un train déraille à Saint-Jacques-de-Compostelle, au moins 80 morts

© AFP

Vidéo par Sandrine GOMES , Vanessa TSANGA TABI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/07/2013

Au moins 80 personnes ont été tuées mercredi 24 juillet dans le déraillement d'un train à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice (nord-ouest de l'Espagne). Selon la compagnie ferroviaire Renfe, 238 passagers étaient à bord.

Des dizaines de personnes ont été tuées mercredi 24 juillet au soir dans le déraillement d'un train à environ 4 km de l'entrée de la gare de la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle, ville de pélerinage renommée dans le nord-ouest de l'Espagne.

Pour l'heure, on ne connaît pas le nombre définitif de victimes. Le tribunal régional de Galice a annoncé qu'au moins 80 personnes ont été tuées et au moins 143 autres blessées. Selon un journaliste de Cadena Ser, de nombreux corps recouverts de couvertures ont été déposés près de la voie. Deux-cent-dix-huit passagers et quatre employés voyageaient à bord du train à grande vitesse dont les 13 wagons ont déraillé. Le train reliait Madrid à Ferrol, à l'extrême nord-ouest de l'Espagne.

Rapidement, de longs convois d'ambulances, gyrophares allumés, se sont formés, dans une course contre la montre pour évacuer les blessés. La nuit venue, toutes les routes environnantes étaient envahies par un ballet d'ambulances, sirènes hurlantes, tandis que sur les voies, les secouristes casqués, vêtus de gilets jaunes, armés de pics, tentaient de se frayer un chemin dans les tôles froissées.

Un bâtiment municipal a été mis à disposition des familles, qui pouvaient y recevoir les conseils de psychologues et des informations. Les autorités locales ont lancé un appel aux dons du sang.

"Les wagons se sont empilés les uns sur les autres"

"C'est la première fois qu'un accident concerne un TGV espagnol"

Les premières images retransmises à la télévision espagnole ont montré quatre wagons renversés sur la voie, dont l'un au moins complètement déchiqueté, et de la fumée et des flammes se dégageant du convoi. Un autre wagon a été projeté en l'air, jusque sur un terre-plein au-dessus de la voie. "Dans une courbe, le train a commencé à bouger et les wagons se sont empilés les uns sur les autres", a expliqué un passager rescapé, Ricardo Montesco. "J'étais dans la deuxième voiture et il y avait du feu... J'ai vu plusieurs cadavres", a-t-il ajouté.

"J'ai entendu comme un coup de tonnerre. C'était comme s'il y avait eu un tremblement de terre", a raconté à l'AFP un témoin âgé de 39 ans, Francisco Otero, qui se trouvait dans la maison de ses parents, le long de la voie. "Je suis arrivé une minute plus tard. La première chose que j'ai vue a été le cadavre d'une femme. Cela m'a beaucoup impressionné. Je n'avais jamais vu un cadavre de ma vie", a-t-il ajouté, joint par téléphone.

"Mais surtout, ce qui m'a le plus impressionné, c'était un grand silence. Il y avait aussi un peu de fumée et un petit incendie". "Tout cela était irréel. Il y avait des voisins qui s'approchaient, ils tentaient d'extraire les gens prisonniers des wagons, avec des pics, des masses, et finalement ils ont réussi avec une scie à main".

Une vitesse excessive ?

Le train a déraillé à 20h42 (18h42 GMT) "pour une raison indéterminée", selon un porte-parole de la compagnie ferroviaire Renfe. Mais jeudi matin, alors que les causes de l'accident n'étaient pas officiellement connues, la presse pointait du doigt une vitesse excessive sur un tronçon, empruntant un virage situé en zone urbaine, limité à 80 kilomètres/heure. "Grande vitesse mortelle", titrait le journal "El Mundo", selon lequel le convoi était engagé à 220 kilomètres/heure dans cette courbe délicate, le virage de A Grandeira. "L'excès de vitesse est une des hypothèses qui prédomine", écrivait le journal. Selon "El Pais", le train circulait à 180 km/h en abordant le virage.

"Une enquête est en cours et nous devons attendre" pour connaître les causes de l'accident, a déclaré un porte-parole de la Renfe. "Nous connaîtrons sous peu la vitesse quand nous analyserons les boîtes noires du train" a-t-il ajouté.

L'accident s'est produit à la veille de la Saint-Jacques, le saint patron des Galiciens, une fête traditionnelle dans cette région. Toutes les cérémonies prévues à cette occasion ont été annulées. Depuis Rio de Janeiro, le pape François a invité à prier pour les victimes et leurs familles.

Avec dépêches


Première publication : 24/07/2013

COMMENTAIRE(S)