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Afrique

À Hombori, au sud de Gao, la population veut "de vraies élections"

© FRANCE 24 | Des habitants du village de Doumbara

Texte par Philomène REMY

Dernière modification : 29/07/2013

Alors que le Mali élit son nouveau président le 28 juillet, la journaliste de FRANCE 24 Philomène Rémy sillonne le pays, de Bamako à Gao, pour comprendre les enjeux de cette élection. Lisez, chaque jour, son carnet de route.

En janvier dernier la route de Kona à Gao était déserte, tout comme le paysage. C'était un "no man's land". Après avoir suivi cet itinéraire, le 26 janvier, aux côtés de l'armée malienne pour la libération de Gao, notre équipe a été frappée par le retour à la vie dans les villages. C'est comme si cette partie du Mali, qui a subi l'occupation des djihadistes pendant des mois, reprenait enfin son souffle.

Désormais les seules traces encore visibles des affrontements violents de Kona sont quelques chars et véhicules, bombardés par les forces armées françaises. Ils trônent toujours en bord de route tels des vestiges de guerre.

Reportage : des jeunes maliens se portent volontaires pour surveiller le scrutin

Mais les mêmes habitants, qui criaient de joie il y a quelques mois, en voyant passer le véhicule de notre équipe aux côtés de l'armée malienne, sont maintenant impassibles. Leur vie semble avoir repris son cours.

Un convoi logistique de l'armée française sur notre route nous rappelle également qu'il y a encore six mois, le pays était en guerre. Aujourd'hui, des camions sillonnent la route pour réapprovisionner cette région et les habitants continuent de rentrer. Dans la ville de Hombori, à un peu plus de 200 km au sud de Gao, toute l'administration n'est pas encore revenue.

"Les riches et les gens de l'administration continuent de rentrer", nous explique Amadou, 22 ans. Ça nous fait tellement plaisir de voir les bus partir vides et revenir pleins."

"On est là pour empêcher les magouilles"

Amadou et son ami Baba attendent les élections de dimanche avec impatience dans la ville de Hombori. Tous deux ont été choisis parmi 60 candidats pour être délégués de la CENI, la commission électorale nationale indépendante. Il y aura 30 délégués comme eux pour assurer le bon déroulements du scrutin dans cette ville de 10 000 habitants.

Baba, 20 ans, prend son rôle très au sérieux. "On est là pour empêcher les magouilles car avant il y en avait tout le temps. Mais là, on veut de vraies élections."

Amadou et Baba attendent de leur futur président un retour totale de la sécurité mais surtout des emplois pour les jeunes.

 


 

Première publication : 26/07/2013

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