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Afrique

Après l'assassinat de Mohamed Brahmi, la Tunisie face au spectre égyptien

© afp

Texte par Mehdi CHEBIL

Dernière modification : 02/12/2013

Les autorités tunisiennes craignent que la vague de contestation déclenchée par l'assassinat du député d'opposition Mohamed Brami ne fasse dérailler le processus de transition démocratique, quelques semaines après le coup d’État en Égypte.

Branle-bas de combat au sein de la coalition dominée par les islamistes d’Ennahda qui gouverne la Tunisie. En déclarant un jour de deuil national, vendredi 27 juillet, à l’occasion de l’enterrement de l’opposant assassiné Mohamed Brahmi, les autorités tunisiennes ont montré qu’elles avaient pris la mesure des menaces qui pèsent sur la transition démocratique en cours.

"Les responsables de ce drame veulent montrer que la Tunisie n'est pas une terre de paix, qu'elle peut basculer elle aussi, ils veulent démontrer que le printemps arabe a échoué partout", a ainsi déclaré le président tunisien, Moncef Marzouki, quelques heures après l’assassinat par balles du député de gauche.

Les dirigeants tunisiens craignent effectivement que la colère populaire ne plonge le pays dans une dérive à l’égyptienne, où le processus démocratique est en lambeaux depuis le renversement, le 3 juillet, du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée.

"La mobilisation n'est pas véritablement massive"

Révolutions sœurs

Ce vendredi, les deux pays phares du printemps arabes sont secoués par des mouvements de colère contre des pouvoirs accusés d’illégitimité. L’Égypte vit ainsi une journée à haut risque après l’appel du chef de l’armée à manifester en réponse à la mobilisation des Frères musulmans et des partisans de la légitimité électorale contre le coup d’État militaire.

La Tunisie est quant à elle paralysée par une grève générale alors que les manifestations  se multiplient contre le parti islamiste au pouvoir Ennahda, accusé par l’opposition d’être responsable de la dégradation sécuritaire qui a mené au meurtre de Mohamed Brahmi.

Ce second assassinat politique en moins de six mois pourrait gonfler les voiles du mouvement Tamarod ("rébellion" en arabe), qui, à l’instar de son modèle égyptien, appelle au renversement du "régime" et à la dissolution de l’Assemblée nationale constituante élue en octobre 2011.

"Pseudo légitimité électorale"

Une rengaine reprise sur l’antenne de FRANCE 24 par le chef du parti d’opposition Al Jomhouri, qui considère que la mort de Mohamed Brahmi a porté le coup de grâce à la légitimité des autorités tunisiennes actuelles.

"C’est cet attachement à une pseudo légitimité électorale qui a dépassé sa validité qui a exposé l’Égypte à ce qu’elle vit (…) La Tunisie a besoin d’un gouvernement qui ait la confiance des Tunisiens aujourd’hui et non pas d’il y a deux ans" a ainsi déclaré Ahmed Nejib Chebbi, jeudi, dans le cadre du Débat de FRANCE 24.

Si l’Égypte inspire les partisans du Tamarod tunisien, les déboires de la transition post-Morsi et le rôle politique de plus en plus manifeste de l’armée égyptienne font aussi office de repoussoir pour de nombreux démocrates tunisiens.

Pas d’appel à l’armée

Le secrétaire général du principal parti d’opposition Nida Tounes, Taïeb Baccouche, a ainsi appelé à la formation d’un gouvernement de salut national tout en rejetant explicitement un coup de force militaire. Interrogé sur les ondes de RMC vendredi matin sur la possibilité d’une "situation égyptienne" en Tunisie, il répond : "Tout est possible. Comme en Égypte, non, parce qu’il n’y a pas la même armée, qui a été au pouvoir depuis 1952. Mais une réaction populaire, c’est très probable".

Outre l’absence d’appels à une intervention de l’armée, la situation tunisienne apparaît différente de celle de l’Égypte sur les plans sécuritaire et politique. Malgré la grève générale, la police tunisienne n’a pas déserté les rues comme l’avait fait son homologue égyptienne dans les jours précédent le coup d’État du 3 juillet.

Quant aux islamistes d’Ennahda, ils sont alliés à deux partis laïques au sein de l’Assemblée constituante et ne sont pas aussi isolés que les Frères musulmans l’étaient à la tête de l’État égyptien. Reste à voir combien de temps cette coalition résistera aux vagues de contestation qui s’apprêtent à déferler sur les dirigeants tunisiens.

Première publication : 26/07/2013

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