Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie: un terrorisme pas si "résiduel"

En savoir plus

DÉBAT

Sommet de l'ONU sur le climat : nouvelle conférence, nouvel élan ?

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État islamique : la coalition passe à l'offensive

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie : un Français enlevé par un groupe lié à l'organisation de l'EI

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Couple franco-allemand : la cigale et la fourmi ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Nicole Garcia, actrice et réalisatrice accomplie

En savoir plus

FOCUS

L'Afrique à Paris !

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

  • Coalition contre l'EI : longtemps frileuse, la Turquie prête à s'engager

    En savoir plus

  • Les Français jihadistes présumés sont rentrés de Turquie sans être arrêtés

    En savoir plus

  • Course contre la montre pour retrouver l’otage français en Algérie

    En savoir plus

  • Frappes contre l’EI en Syrie : "Ce n'est pas le combat de l'Amérique seule"

    En savoir plus

  • Arab Bank reconnue coupable d'avoir financé des terroristes

    En savoir plus

  • Emma Watson, féministe engagée et menacée

    En savoir plus

  • Rama Yade : "C'est une guerre entre la civilisation et la barbarie"

    En savoir plus

  • Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

    En savoir plus

  • Poucettes, matraques à pointes : le marché de la torture "made in China"

    En savoir plus

  • Les lycéennes et collégiennes turques autorisées à porter le voile islamique

    En savoir plus

  • Droit à l'avortement : le gouvernement espagnol abandonne son projet de loi

    En savoir plus

  • L'armée israélienne abat un avion de chasse syrien au-dessus du Golan

    En savoir plus

Afrique

Journée de grève générale en Tunisie après le meurtre de Mohamed Brahmi

© afp

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/07/2013

De nombreux travailleurs et fonctionnaires tunisiens ont débrayé, ce vendredi, afin de protester contre l’assassinat, jeudi, du député d’opposition Mohamed Brahmi. Plusieurs vols en partance et à destination de Tunis ont été annulés.

Comme un air de déjà vu. Pour la deuxième fois en six mois, la Tunisie vit une journée de grève générale pour protester contre l’assassinat d’une figure politique d’opposition. Le principal syndicat du pays, l’UGTT, a appelé tous les travailleurs tunisiens à débrayer, vendredi 26 juillet, au lendemain du meurtre du député de gauche Mohamed Brahmi, abattu devant son domicile de Tunis.

Les rues de la capitale étaient quasiment désertes vendredi à l'heure d'ouverture des administrations. De nombreux cafés sont fermés en raison du ramadan, mais les quelques cafés habituellement ouverts durant le mois de jeûne étaient fermés, les marchés étaient très peu animés et plusieurs commerces avaient baissé leurs rideaux, a constaté l'AFP.

En revanche, le tramway et les taxis assuraient un service minimum ou tournaient à vide à défaut d'usagers ou de clients.

De nombreux vols depuis et vers Tunis annulés

Tous les vols de Tunisair et de sa filiale Tunisair Express ont été annulés vendredi et aucun avion n'a décollé, conformément à l'appel à la grève de l' UGTT, a indiqué à l'AFP une source aéroportaire. Selon cette source, les compagnies Air France, Alitalia et British Airways ont également annulé leurs vols depuis et vers Tunis, les techniciens au sol étant en grève.

En province, la grève était largement suivie à Sidi Bouzid, ville natale de Mohamed Brahmi et point de départ de la révolte qui a renversé le régime de Zine el-Abidine Ben Ali en janvier 2011. Cette ville du centre-ouest du pays est paralysée, à l'exception de quelques points de vente de produits alimentaires, les administrations et les usines ayant largement observé le mot d'ordre, a constaté l'AFP, qui indique que des dizaines de personnes étaient rassemblées devant le siège local de l'UGTT, où des manifestations de colère ont été dipersées par la police jeudi soir, comme à Tunis.

Ennahda pointé du doigt

Cette journée de grève promet également d’être émaillée de manifestations anti-gouvernementales, notamment dans la capitale et dans la région de Sidi Bouzid.

Les familles et les partisans du député assassiné ont en effet accusé les islamistes du parti au pouvoir d’être responsables du crime. Malgré les démentis des chefs d'Ennahda, des manifestations de colère spontanées ont aussitôt éclaté, jeudi, sur la grande avenue Bourguiba, au centre de Tunis, ainsi que dans la région d’origine de Mohamed Brahmi.

Cet homme de 58 ans, très critique envers islamistes, est le deuxième ténor de la gauche tunisienne à tomber sous les balles, après l'assassinat de Chokri Belaïd, le 6 février dernier. Le pouvoir avait alors imputé ce crime à un groupuscule islamiste radical.

Dans une allocution télévisée, le président tunisien, Moncef Marzouki, a parlé d'une "deuxième catastrophe nationale", après la mort de Belaïd. "Les responsables de ce drame veulent montrer que la Tunisie (...) peut basculer elle aussi [dans la violence], ils veulent démontrer que le printemps arabe a échoué", a-t-il déclaré en référence à l'Égypte, où des violences meurtrières ont lieu depuis le renversement par l'armée le 3 juillet du président islamiste.

Le chef du gouvernement, Ali Larayedh, a également appelé les Tunisiens au calme, soulignant que cet assassinat "ne doit pas être exploité pour semer le trouble et inciter les Tunisiens à s'entretuer".

Avec dépêches

Première publication : 26/07/2013

  • TUNISIE

    La Tunisie sous le choc après l'assassinat de l'opposant Mohamed Brahmi

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Assassinat de l'opposant tunisien Mohamed Brahmi

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Tunisie : les commanditaires du meurtre de Chokri Belaïd identifiés

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)