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Afrique

Aux funérailles de Mohamed Brahmi, la foule scande "nous te vengerons"

© AFP

Vidéo par David THOMSON

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/07/2013

Plus de 10 000 personnes ont assisté, samedi à Tunis, aux funérailles de Mohamed Brahmi, opposant assassiné par balles il y a deux jours. Certaines scandaient des slogans contre le gouvernement et le parti islamiste au pouvoir Ennahda.

Plusieurs milliers de personnes venues de toute la Tunisie ont assisté, samedi 27 juillet à Tunis, aux funérailles de Mohamed Brahmi. Le député d’opposition, abattu devant son domicile deux jours plutôt, a été inhumé dans "le carré des martyrs" au cimetière d'El-Jellaz, où repose également Chokri Belaïd, autre opposant de gauche assassiné dans des circonstances similaires en février.

Le cortège du défunt a traversé la capitale tunisienne accompagné par une foule de plus de 10 000 personnes, selon les chiffres de la police, dans une atmosphère imprégnée de tristesse mais aussi de colère. "Par notre âme, par notre sang, nous te vengerons", criait la foule et certains scandaient des slogans contre le gouvernement et le parti islamiste au pouvoir Ennahda. La situation était également tendue devant l’Assemblée nationale constituante, où la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser un rassemblement.

Âgé de 58 ans, Mohamed Brahmi a été abattu jeudi de quatorze balles tirées à bout portant devant chez lui, à Tunis, par deux hommes à moto, alors qu'il descendait de voiture.

À l'appel de l'opposition, des milliers de personnes étaient descendues vendredi 26 juillet dans les rues à travers la Tunisie pour protester contre l'assassinat de Mohamed Brahmi. Des milliers d'islamistes avaient parallèlement manifesté pour soutenir le gouvernement et rejeter les appels à sa démission.

À Gafsa, dans le bassin minier du centre du pays, un manifestant antigouvernemental, Mofti Mohamed est mort lors d'un rassemblement aucours duquel plusieurs personnes ont également été blessées par des tirs de gaz lacrymogène.

Membre de l'assemblée chargée d'élaborer la nouvelle Constitution et fondateur du Mouvement du peuple (Echaâb), une formation laïque et nationaliste, Mohamed Brahmi ne ménageait pas ses critiques envers le parti islamiste Ennahda au pouvoir.

Quarante-deux députés ont annoncé qu'ils démissionnaient de cette Assemblée constituante, qui compte 217 membres, en signe de protestation contre l'assassinat du dirigeant du Front populaire, une coalition de gauche laïque.

Khamis Kssila, du parti Nidaa Tounès, a annoncé lors d'une conférence de presse que les membres démissionnaires allaient organiser un sit-in pour réclamer la dissolution de l'assemblée et la formation d'un gouvernement de salut national, une option rejetée par le Premier ministre Ali Larayedh.

Mohamed Brahmi et Chokri Belaïd tués par la même arme

Les autorités tunisiennes ont par ailleurs annoncé vendredi rechercher activement un islamiste radical, suspect numéro un dans l'assassinat de l'opposant Mohamed Brahmi et celui quelques mois plus tôt de Chokri Belaïd, tués selon elles avec la même arme.

Vingt-quatre heures après l'assassinat de Brahmi, le gouvernement a publié une liste de 14 personnes - des extrémistes radicaux, certains appartenant à Ansar Ashariaa, principale organisation salafiste en Tunisie -, impliquées dans les deux meurtres.

Quatre ont été arrêtés, huit sont en fuite, dont Boubaker Hakim, présenté comme le principal suspect, et deux sont en liberté conditionnelle, selon le ministre de l'Intérieur. Boubaker Hakim, 30 ans, est "un élément terroriste parmi les plus dangereux, objet de recherches au niveau international", a indiqué le ministre Lotfi Ben Jeddou. Natif de Paris et connu pour être salafiste, il était déjà recherché en Tunisie pour détention et trafic d'armes, a ajouté Lofti Ben Jeddou, précisant qu'il avait échappé récemment à la police et que de nombreuses armes avaient été retrouvées à son domicile.

L'assassinat de Mohamed Brahmi s'est produit le jour de la Fête de la République, férié en Tunisie, et alors que le pays précurseur des Printemps arabes de 2011 se prépare à voter sur sa nouvelle Constitution avant la tenue de l'élection présidentielle, prévue avant la fin de l'année. La journée de vendredi a été décrétée jour de deuil national.

Avec dépêches

Première publication : 27/07/2013

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