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Législatives au Cambodge : l'opposition dénonce des irrégularités

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/07/2013

Près de 9,6 millions de Cambodgiens étaient appelés aux urnes ce dimanche pour renouveler le Parlement. Face à la confiance affichée du parti du Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis 30 ans, l'opposition dénonce déjà des irrégularités.

Le Cambodge a voté dimanche pour des législatives qui devraient permettre à l'homme fort Hun Sen de conserver son poste, alors que l'opposition dénonçait des fraudes électorales selon elle sans précédent.

Le scrutin a été officiellement clos dès 15h00 (08h00 GMT), avant le début du comptage. Environ 9,6 millions de personnes étaient appelées à voter dans 19.000 bureaux à travers le pays.

"L'opposition a été dopée par le retour de son chef de file"'.



La journée a été très vite marquée, comme lors de toute la campagne, par les accusations de tricheries à l'encontre du pouvoir.

"La situation est plus grave que lors de n'importe quelle élection dans le passé, a estimé le porte-parole du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), Yim Sovann, évoquant la disparition de milliers de noms sur les listes, et les plaintes d'électeurs qui n'ont pu voter parce que quelqu'un l'avait apparemment déjà fait à leur place.

Quelque 500 personnes manifestaient à la mi-journée dans la province de Prey Veng (est) contre des "électeurs bizarres". La commission électorale a rejeté toutes les accusations.

Après presque 30 ans au pouvoir, Hun Sen n'a même pas pris la peine de faire campagne. Le Premier ministre a dirigé le royaume tout seul ou presque depuis 1985 et promis de rester au pouvoir encore au moins dix ans.

Il a voté dès l'ouverture de son bureau de vote, dans la circonscription de Ta Khmao à quelques dix kilomètres de Phnom Penh. Souriant, il a embrassé son bulletin de vote avant de le glisser dans l'urne.

Son parti, le Parti du peuple cambodgien (CPP), a affirmé s'attendre à conserver sa majorité absolue.

L'opposition veut pourtant croire en ses chances après le retour de son leader Sam Rainsy, qui vivait en exil en France depuis 2009 pour échapper à des condamnations qu'il estime politiques. Gracié par le roi, il est rentré il y a dix jours, sans obtenir l'autorisation de briguer un siège.

Il dirige le CNRP, fusion des deux principaux partis d'opposition, et accuse son adversaire de ne pas oser l'affronter à la régulière.

Dimanche, il a fait le tour de bureaux de vote dans la capitale à la recherche de "preuves supplémentaires" des tricheries présumées et menacé de manifester si l'élection "(inversait) la volonté du peuple".

L'organisation Human Rights Watch (HRW) avait averti que le scrutin n'aurait rien d'équitable, stigmatisant notamment la campagne de cadres des forces de sécurité au profit du CPP.

"Le processus a été manipulé pour assurer la victoire du parti au pouvoir", a estimé Brad Adams, directeur Asie de HRW. "Les citoyens de véritables démocraties n'accepteraient jamais le type de contrôle que le CPP exerce sur les médias et la machine électorale".

A 60 ans, Hun Sen est l'un des plus anciens dirigeants d'Asie. Son parti a accru son emprise sur le Parlement à chaque élection depuis 1998. Mais sa majorité absolue, avec 90 sièges sur 123 dans l'assemblée sortante, pourrait se réduire.

Symbole de la stabilité et de la paix pour beaucoup de Cambodgiens, il a certes présidé à la transformation d'un pays émergeant de décennies de guerre civile, et devenu l'une des économies les plus dynamiques de la région.

Mais il a du mal à contenir un fort mécontentement social et une colère croissante face à l'impunité des forces de l'ordre et la confiscation des terres au profit d'entreprises étrangères et des élites.

Ses adversaires ont su surfer sur le développement des réseaux sociaux pour séduire une large frange de l'électorat jeune et urbain. Sam Rainsy a ainsi été accueilli par des dizaines de milliers de partisans à son retour, et ses supporters ont défilé en masse pendant la campagne.

"Un des outils les plus puissants de Hun Sen, la peur, disparaît rapidement", a assuré à cet égard Jackson Cox, analyste de la société de consultants Woodmont International.

L'homme fort, d'apparence inébranlable, reste pour autant sourd aux critiques.

Ses trois enfants, élevés aux Etats-Unis, ont été placés à des fonctions au sein du CPP ou de l'armée, et le plus jeune d'entre eux est candidat à un poste de député. De quoi alimenter les accusations selon lesquelles il ne prépare rien moins qu'une dynastie pour lui survivre.

AFP

Première publication : 28/07/2013

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