Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Nuits de violences à Ferguson et 15e sommet de la Francophonie à Dakar

En savoir plus

DÉBAT

Débat en France sur un État palestinien et l'accord sur le nucléaire iranien

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

La francophonie, belle et bien vivante !

En savoir plus

#ActuElles

Quarante ans d'IVG : un droit fondamental à défendre

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - Google : le géant du Net bientôt scindé en deux ?

En savoir plus

FOCUS

Bien qu'ébranlée, la protestation citoyenne se poursuit à Hong Kong

En savoir plus

TECH 24

Oculus Rift : la vie des autres

En savoir plus

REPORTERS

Liban : Chebaa au cœur de la poudrière

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Djilali Benchabane, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique

En savoir plus

Afrique

Impasse entre l'armée égyptienne et les islamistes, Ashton se rend au Caire

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/07/2013

Alors que l'armée et les Frères musulmans sombrent dans la confrontation meurtrière, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, est arrivée dimanche soir au Caire pour plaider en faveur d'une accalmie politique.

La tension va-t-elle enfin retomber au Caire ? Au lendemain des violences politiques qui ont fait deux morts parmi les fidèles de Mohamed Morsi et 72 tués, la veille, dans des affrontements entre pro-Morsi et forces de sécurité au Caire, la situation politique semble dans l’impasse.

Aucun des des camps ne comptent baisser les armes. Le Conseil de défense nationale, présidé par le chef de l'État par intérim Adly Mansour et le général Abdel Fattah al-Sissi, a promis des "décisions et mesures décisives et fermes" si les manifestants pro-Morsi "outrepassent leur droit à l'expression pacifique". Un conseiller du président par intérim, Moustapha Hegazy, a même qualifié de "source de terrorisme" le campement pro-Morsi installé près de la mosquée Rabaa al-Adawiya, dans le nord-est du Caire.

Malgré les mises en garde du pouvoir, les partisans du président islamiste déchu se refusent à toute concession. "Nous ne négocierons pas avec l'armée", a une nouvelle fois déclaré Gehad el-Haddad, un porte-parole des Frères musulmans. "Nos seules armes sont le tapis de prière et le Coran. L'autre camp a les balles et les gaz", a affirmé de son côté Dhahi Abdallah, un partisan originaire du Delta du Nil.

"Issue pacifique"

C’est dans ce climat délétère que la représentante de la diplomatie de l'Union européenne (UE), Catherine Ashton, est arrivée dans la soirée de dimanche au Caire, pour la deuxième fois en moins de deux semaines. La diplomate, qui rencontrera toutes les parties, notamment le vice-président Mohamed el-Baradei, a souhaité une "issue pacifique", appelant à "un processus de transition politique totalement inclusif, et associant tous les groupes politiques, y compris les Frères musulmans".

De son coté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a mis en garde les dirigeants du pays, avertissant que chaque mort rendrait plus difficile la sortie de crise. Le secrétaire d'État John Kerry s'est quant à lui déclaré "très inquiet" de cette "explosion de violence" dans le pays, qui porte à plus de 300 le nombre de tués en un peu plus d'un mois.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a fustigé un "mépris criminel" des autorités égyptiennes "pour la vie humaine", dénonçant "une volonté choquante de la part de la police et de certains politiques de faire monter d'un cran la violence contre les manifestants pro-Morsi".

Avec dépêches

Première publication : 29/07/2013

  • ÉGYPTE

    Égypte : la répression contre les Frères musulmans tourne au bain de sang

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Égypte : le gouvernement impute la responsabilité des violences aux islamistes

    En savoir plus

  • ÉGYPTE - LIVEBLOGGING

    Bras de fer en Égypte : pro et anti-Morsi dans la rue

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)