Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

James Foley : "sur la piste de l'égorgeur"

En savoir plus

DÉBAT

Irak : comment lutter contre l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Dette argentine : la réplique de la justice américaine

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

  • Vol MH17 : les victimes malaisiennes rapatriées à Kuala Lumpur

    En savoir plus

  • Selon le Pentagone, neutraliser l'EI passe par une intervention en Syrie

    En savoir plus

  • 22 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l'histoire de France

    En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Sans surprise, Erdogan choisit Davutoglu au poste de Premier ministre turc

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Brandao suspendu provisoirement après son coup de tête

    En savoir plus

  • Riposte contre l’EI en Irak : "On assiste à un jeu très cynique"

    En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

  • La Tunisie et l'Égypte ferment leurs frontières aériennes avec la Libye

    En savoir plus

  • À Bangui, plusieurs centaines de manifestants réclament le départ des soldats français

    En savoir plus

  • Yémen : ultimatum de la rébellion chiite qui exige la démission du gouvernement

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt interventionniste

    En savoir plus

Afrique

Présidentielle : le Zimbabwe vote sur fond de soupçons de fraude

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 31/07/2013

Quelque 6,4 millions d'électeurs zimbabwéens sont appelés aux urnes ce mercredi pour une élection présidentielle déjà entachée de soupçons de fraude en faveur du président sortant Robert Mugabe, au pouvoir sans discontinuer depuis 33 ans.

Il se dit sûr de sa réélection. Avant même que les bureaux de vote n’ouvrent leurs portes à quelque 6,4 millions d'électeurs zimbabwéens mercredi 31 juillet pour des élections générales : scrutins présidentiel, législatif et municipal, le président sortant, Robert Mugabe, au pouvoir sans discontinuer depuis 33 ans, se disait déjà sûr de sa victoire.

Il faut dire qu’en dépit d’un bilan économique et social plutôt désastreux ces dernières années, le plus vieux chef d'État du monde reste populaire auprès d’une grande partie de la population : les ruraux et les personnes âgées notamment.

Face à lui, l’opposition représentée par son rival historique et Premier ministre Morgan Tsvangirai, incarne le changement. Ce dernier a promis d'envoyer Mugabe, à la retraite. Pourtant, aucune enquête d'opinion n'apparaît suffisamment fiable pour dire si cette promesse est de nature à se réaliser, les deux rivaux apparaissant être au coude à coude.

À la veille du scrutin, Robert Mugabe, dont les précédentes élections ont été marquées par des violences et des tricheries, a voulu jouer les bons élèves de la démocratie, en promettant en direct à la télévision de respecter le résultat quel qu'il soit. Une promesse mise à l’épreuve avant même le début du scrutin : Morgan Tsvangirai dénonçant déjà des fraudes dans les listes électorales, publiées à moins de 24 heures du vote.

"Beaucoup de noms en double sur les listes"

"Nous avons vu beaucoup de noms en double sur la liste, où vous voyez que des gens sont inscrits deux fois, même date de naissance, même adresse physique, mais avec une légère différence dans leur numéro d'identification", a expliqué Jameson Timba membre du MDC (parti de Tsvangirai). "Et ce à travers tout le pays", a-t-il ajouté.

"Nous allons dynamiser notre croissance" (Morgan Tsvangirai)

Ce dernier a remis une liste des noms d'électeurs fantômes aux observateurs de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) censés juger de l'honnêteté du vote, avec les observateurs de l'Union africaine. Leur avis sera décisif pour apporter une validité démocratique au résultat, Mugabe ayant interdit l'entrée dans le pays aux observateurs de l'Union européenne.

Interrogé mardi sur ces soupçons de fraude, Mugabe s'est offusqué lors d'un point presse en direct à la télévision publique de telles accusations : "Jamais. Nous ne faisons pas des choses pareilles. Nous n'avons pas triché. Ce n'est pas la première fois que nous votons".

Mais deux jours plus tôt, sur le ton menaçant dont il use plus volontiers, il avait promis de "faire arrêter" son Premier ministre si ce dernier s'avisait de divulguer les résultats avant la proclamation officielle, prévue cinq jours après le vote.

L'UE notamment attend les conclusions de la SADC pour éventuellement normaliser ses relations avec Mugabe, persona non grata en Europe depuis 2002 en raison d'atteintes graves et répétées aux droits de l'homme.

Portrait de Robert Mugabe



Mardi, Washington a exprimé sa crainte de fraudes éventuelles. "Les États-Unis et nos partenaires internationaux continuent à appeler à des élections pacifiques, transparentes et crédibles", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki.

Une cohabitation contre nature

Lors de la dernière présidentielle en 2008, Tsvangirai avait pris l'avantage avec 47% des voix au premier tour, contre 43% à Robert Mugabe. Les partisans du président avaient alors déchaîné la violence dans le pays, faisant près de 200 morts.

Pour éviter la guerre civile et mettre fin aux violences, Tsvangirai avait retiré sa candidature, laissant Mugabe seul en lice pour le second tour. Sous la pression de la communauté internationale, il avait même accepté en 2009 une cohabitation contre nature avec Robert Mugabe.

Ce scrutin est maintenant censé les départager. Mais son caractère démocratique est discuté depuis que Robert Mugabe a décidé unilatéralement, le 13 juin, de fixer la date de l'élection au 31 juillet. Cette annonce a paru précipitée à l'opposition, qui espérait voir voter avant les élections un certain nombre de réformes qui auraient notamment permis de limiter la mainmise du clan Mugabe sur les médias d'État et sur les forces de sécurité, armée et police, réputées très partisanes.

Le chef de l'Etat est accusé par plusieurs ONG de défense des droits de l'homme d'avoir savamment créé un climat d'intimidation et découragé les voix dissidentes par le harcèlement policier. Le MDC note également qu'un collaborateur de M. Tsvangirai a été arrêté ce week-end, ainsi qu'un permanent MDC, Freddy Dziwande lundi à Chimanimani (est). L'opposition redoute aussi une grève du zèle dans les bureaux de vote de Harare, là où l'électorat est plus favorable au changement.

Avec dépêches

Première publication : 31/07/2013

  • ZIMBABWE

    Reportage : l'expropriation des fermiers blancs, enjeu de la présidentielle au Zimbabwe

    En savoir plus

  • ZIMBABWE

    Zimbabwe : la police arrête un proche du Premier ministre Tsvangirai

    En savoir plus

  • ZIMBABWE

    Le président du Zimbabwe se dit sûr de sa victoire aux élections générales

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)