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Afrique

La justice ordonne la remise en liberté conditionnelle de la Femen Amina

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Dernière modification : 01/08/2013

La justice tunisienne a ordonné jeudi la remise en liberté conditionnelle de la militante Femen Amina Sbouï. La jeune femme, détenue depuis mai, doit comparaître prochainement dans l'affaire de profanation de sépulture.

La justice tunisienne a ordonné, jeudi 1er août, la remise en liberté conditionnelle d’Amina Sbouï, la militante des Femen, dans l'attente de ses prochaines comparutions, a indiqué à l'AFP son avocat, Halim Meddeb. La féministe, jusque-là détenue depuis mai dans une prison pour femmes au sud de Tunis, reste en effet inculpée dans l’affaire de profanation de sépulture.

"C'est une grande surprise, la chambre d'accusation de Sousse a ordonné la remise en liberté", a déclaré Me Meddeb. "Elle sera libre dans quelques heures, je ne m'y attendais pas".

"La justice a montré qu'elle était indépendante"

La mère d'Amina, que la jeune fille a accusée de l'avoir séquestré après la publication des photos dénudées, a également exprimé sa joie à l'AFP. "Je suis heureuse, je vais tenir enfin ma fille entre mes bras, la justice a montré qu'elle était indépendante", a-t-elle dit.

Même constat du côté d'un autre avocat de la jeune militante, Me Ghazi Mrabet : "C'est un soulagement, cela prouve qu'une partie de la justice tunisienne au moins est indépendante", s'est-il félicité. Ces dernières semaines, des poursuites contre la jeune femme pour outrage à des gardiennes de prison et atteinte à la pudeur ont été abandonnées.

En mars dernier, la lycéenne de 18 ans avait fait scandale après avoir publié sur Internet des photos d'elle seins nus. Elle avait été arrêtée le 19 mai lors d’une action de protestation.

Le placement en détention d'Amina avait déclenché un vaste mouvement de solidarité en Tunisie comme à l'étranger, de la part d’ONG, opposants et militants des droits de l'Homme.

La jeune femme reste inculpée pour avoir peint le mot "Femen" sur le muret d'un cimetière de Kairouan (150 km au sud de Tunis) afin de dénoncer un rassemblement salafiste. La profanation est passible de deux ans de prison en Tunisie.

Avec dépêches 

Première publication : 01/08/2013

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