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MUSIQUE

"Blurred Lines", le tube de l'été "sexiste" multi-parodié

©

Texte par Adeline COURSON

Dernière modification : 17/08/2013

Des mannequins dénudés qui se déhanchent autour d'hommes en costumes : c'est "Blurred Lines", le tube signé Robin Thicke. Mais depuis quelques semaines, des féministes dénoncent son caractère sexiste. Et en font des parodies peu flatteuses.

C’est le tube de l’été, la musique est entêtante, le rythme entraînant. Mais si la chanson "Blurred Lines" de Robin Thicke fait beaucoup parler d’elle, c’est surtout pour ses paroles et son clip.

Dès la sortie de la vidéo au mois d’avril, plusieurs blogs féministes (comme ici ou ici) dénonçaient le caractère sexiste de cette chanson qu'ils accusaient de constituer un véritable appel au viol. Le titre même "Blurred Lines" ("Lignes floues") évoque la limite entre le consentement et le refus d'un rapport sexuel. Parmi les paroles qui font controverse : "Mais t’es un animal, chérie c’est dans ta nature" ou "Je sais que tu le veux, t’es une gentille fille".

Selon Katie Russel, porte-parole d’une association américaine de lutte contre les agressions sexuelles, "les paroles de ‘Blurred Lines’ semblent valoriser la violence faite aux femmes et renforce le mythe du viol, que nous nous efforçons de combattre". Le plus grave, selon l’organisation, ce serait que cette chanson "parle explicitement de violence sexuelle et semble renforcer l’accusation faite aux victimes de viol, notamment aux femmes, qu'elles envoient des signaux ambigus à travers leurs vêtements ou leur comportement".

Outre les paroles de la chanson, le clip fait lui aussi polémique. La vidéo met en scène les trois chanteurs, bien habillés, entourés de jeunes femmes quasi dénudées qui se dandinent selon le bon vouloir de ces messieurs. Il existe d’ailleurs une version où les mannequins sont entièrement nus.

Le chanteur, quant à lui, n’a pas souhaité s'étendre sur ces attaques, qu’il juge "ridicules".

Récemment, les détracteurs de "Blurred Lines" ont préféré tourner la chanson en dérision, notamment en inversant les rôles. La femme, présentée dans la version originale comme un "objet", prend la place du chanteur en costume, tandis que les hommes se trémoussent en caleçon. On trouve ainsi plusieurs parodies de ce genre sur la Toile.

De son côté, ModCaroussel, une troupe masculine de néo-burlesque, a choisi de se mettre dans la peau d’hommes-objets efféminés, pratiquement nus, dansant autour de chanteuses glamours et dominatrices. Cette version permet non seulement de mettre en lumière la stigmatisation de la femme en tant qu’objet, mais aussi de remettre en question l’hyper-masculinité et la domination du genre masculin. La performance a déjà été vue plus de 2 millions de fois sur YouTube.

D’autres vidéos se servent de la polémique pour moquer le comportement de quelques personnalités connues pour leur penchant envers les femmes. C’est notamment le cas de cette vidéo reprenant les différents discours de Bill Clinton, présenté comme le "womanizer des womanizers" ("le chaud-lapin de tous les chauds-lapins"), afin de lui faire chanter les paroles de la chanson.

Les coups de griffes portés à Robin Thicke n'ont en rien atteint la popularité du titre, qui est aujourd'hui considéré comme le tube de l'été, avec plus de 118 millions de vues sur YouTube. Il est d'ailleurs plutôt amusant de voir que chacune des critiques qui ont été formulées sur cette chanson s'accompagne d'un "mais il faut admettre qu'elle est vraiment entraînante".

Première publication : 02/08/2013

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