Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Ioannis Kasoulides, ministre chypriote des Affaires étrangères

En savoir plus

SUR LE NET

Brésil : une cyber-présidentielle sous tension

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Air France : la grève entre dans sa deuxième semaine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La revanche de David Cameron"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Bernard Maris, auteur de "Houellebecq, économiste"

En savoir plus

SUR LE NET

Le "Blood Bucket Challenge", nouvelle tendance en Ukraine

En savoir plus

FOCUS

Les bataillons "bénévoles" de Kiev : une force imprévisible

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le loup et l'agneau"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Nicolas Sarkozy annonce son retour sur Facebook

En savoir plus

  • Syrie : plus de 100 000 Kurdes ont fui en Turquie l'avancée de l'EI

    En savoir plus

  • Yémen : Sanaa contraint de partager le pouvoir avec la rébellion chiite

    En savoir plus

  • Nicolas Sarkozy a "envie" mais surtout "pas le choix" de revenir en politique

    En savoir plus

  • Ebola : après trois jours de confinement, la vie reprend en Sierra Leone

    En savoir plus

  • Pas de zone tampon sans respect du cessez-le-feu, exige l’armée ukrainienne

    En savoir plus

  • Ligue 1 : au Parc des Princes, Lyon tient tête au PSG

    En savoir plus

  • Ashraf Ghani succède à Hamid Karzaï à la présidence afghane

    En savoir plus

  • Air France prévoit d'assurer 41% des vols lundi

    En savoir plus

  • Des milliers de pacifistes manifestent à Moscou contre la guerre en Ukraine

    En savoir plus

  • De Paris à New York, les défenseurs du climat se mobilisent

    En savoir plus

  • En Albanie, le pape François prône la tolérance religieuse et fustige les jihadistes

    En savoir plus

  • Mondial de volley : la France échoue au pied du podium

    En savoir plus

  • Attentat à la bombe près du ministère des Affaires étrangères au Caire

    En savoir plus

  • Vidéo : la Turquie "débordée" par l’afflux de réfugiés kurdes de Syrie

    En savoir plus

  • Grand Prix de Singapour : Hamilton reprend les commandes de la F1

    En savoir plus

  • Filière jihadiste lyonnaise : cinq personnes mises en examen et écrouées

    En savoir plus

  • L’opposant Mikhaïl Khodorkovski envisage de gouverner la Russie

    En savoir plus

  • Sanaa instaure un couvre-feu, l'ONU annonce un accord de sortie de crise

    En savoir plus

  • Journées du patrimoine : visite guidée du théâtre de l’Opéra Comique

    En savoir plus

  • Bruxelles déjoue un projet d'attentat jihadiste à la Commission européenne

    En savoir plus

  • Le Front Al-Nosra a exécuté un soldat libanais qu'il détenait en captivité

    En savoir plus

Afrique

Une manifestation contre le "violeur de Kénitra" durement réprimée à Rabat

© AFP

Vidéo par Anna MOREAU

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 03/08/2013

Des centaines de manifestants ont été violemment dispersés devant le Parlement à Rabat vendredi soir. Ce rassemblement avait été organisé pour protester contre la grâce accordée par le roi Mohamed VI à Daniel Galvan Viña, un pédophile espagnol.

La manifestation organisée vendredi soir dans la capitale marocaine pour dénoncer la grâce accordée par le roi Mohamed VI à Daniel Galvan Viña, un ressortissant espagnol condamné pour pédophilie à 30 ans de prison, a été dispersée de manière musclée par la police anti-émeute. Plusieurs dizaines de personnes, dont des journalistes rassemblés devant le Parlement à Rabat, ont été blessés par les forces de l’ordre munies de matraques.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux manifestants ont publié des photos pour témoigner de ces heurts grâce au hashtag #DanielGate. "Beaucoup de têtes ensanglantées ici", raconte @Selabadi sur son compte twitter. "Au Maroc on préfère libérer les pédophiles et tabasser les journalistes", s’emporte pour sa part la journaliste Kerima Mendes. "Mais où va le Maroc ? Maintenant on torture des manifestants qui essayent de défendre un peuple indigné ? C'est du n'importe quoi !”, s’indigne également Oumaima Labiad.

Ce rassemblement faisait suite à la décision prise le 30 juillet par le roi Mohamed VI de libérer 48 ressortissants espagnols emprisonnés au Maroc, en réponse à une demande formulée par le roi Juan Carlos d’Espagne lors de sa visite en juillet dernier.

Parmi ces détenus, le souverain marocain a accordé sa grâce à Daniel Galvan Viña, un homme de 60 ans condamné en 2011 à 30 ans d’emprisonnement pour le viol de 11 enfants âgés de 4 à 15 ans et pour avoir filmé ses actes. Cette annonce a choqué la population marocaine qui demande depuis que cet Espagnol retourne en prison.

Reportage sur la manifestation à Rabat (en arabe)

"Une erreur énorme"

"Nous sommes ici pour déterminer qui est responsable de ce pardon. C’est une honte qu’ils vendent nos enfants", a ainsi déclaré Nadjia Adib, présidente de l’association "Ne touche pas à mes enfants", lors de la manifestation.

"C’est une erreur énorme. Nous demandons l’annulation de la décision royale pour les familles des victimes et pour le peuple marocain", a aussi commenté Abdelali Hamieddine, membre du parti islamiste de la justice et du développement (PJD), principale organisation de la coalition gouvernementale. Il a précisé que le gouvernement n'avait rien à se reprocher
pour la simple raison que le pardon émanait du palais royal.

Contacté par l’AFP, le ministre de la justice Mustapha Ramid a confirmé la grâce royale, mais n’a pas voulu faire de commentaires. Selon lui, Daniel Galvan Viña va faire l’objet d’une extradition et sera interdit d’entrée au Maroc. Le ministère de la justice a précisé que ce pardon avait été accordé en raison des intérêts nationaux d’amitié entre le Maroc et l’Espagne.

Le témoignage de Najat Anouar, présidente de l’association "Touche pas à mon enfant"

Un espion espagnol ?

Malgré les explications des autorités marocaines, cette grâce royale suscite bien des interrogations. Selon le journal marocain Lakome, Daniel Galvan aurait été libéré sur l’insistance des services de renseignements espagnols. Mohammed Benjaddou, l’avocat du pédophile, a en effet déclaré que son client lui a confié à plusieurs reprises qu’il était "un officier du renseignement irakien" qui avait collaboré avec les services étrangers pour renverser Saddam Hussein. Daniel Galvan a pourtant raconté aux enquêteurs avoir quitté l’Irak en 1984 pour s’installer en Espagne à Murcie, où il a prétendu être professeur au département des sciences océaniques, avant de prendre sa retraite et de s’installer au Maroc.

Le quotidien "El Pais" a aussi enquêté sur cette version, mais n’a trouvé aucune trace de l’homme dans la région de Murcie. Le journal espagnol conclu donc que "Daniel Galvan a dû aider pendant plus d’une décennie les services de renseignements espagnols ou d’autres agences d’espionnages en Irak pour qu’ils fournissent autant d’efforts maintenant pour le libérer, à moins qu’ils ne craignent qu’il révèle des secrets".

Un Français condamné à 12 ans de prison

Le royaume chérifien a déjà fait face à plusieurs affaires de pédophilie au cours des derniers mois. Un Britannique a été arrêté en juin dans le nord du pays, à Tétouan, tandis qu’en mai un Français a été condamné à 12 ans de prison à Casablanca pour des actes pédophiles.

Malgré la répression de la police, d’autres manifestations sont prévues ce samedi dans plusieurs villes marocaines. Un sit-in sera notamment organisé de nouveau devant le parlement à Rabat vers 22h (heure locale). Une rassemblement aura également lieu à 18h devant l'ambassade du Maroc à Paris.


 

Première publication : 03/08/2013

  • MAROC

    La grâce royale accordée au "violeur de Kénitra" révolte les Marocains

    En savoir plus

  • MAROC

    Le gouvernement marocain affaibli après le retrait des ministres de l'Istiqlal

    En savoir plus

  • L’enseignement de l’islam au Maroc fait polémique

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)