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Afrique

Quatorze pro-Gbagbo libérés, dont le fils de l’ex-chef d’État

© AFP | Michel Gbagbo, le fils de l'ancien président ivoirien

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 05/08/2013

La justice ivoirienne a ordonné lundi la libération de 14 proches de l'ex-président Laurent Gbagbo dans l'attente de leur procès qui doit se tenir fin 2013. "Une décision qui ouvre la voie de la réconciliation dans le pays" selon une pro-Gbagbo.

- 28 novembre 2010 : second tour de l'élection présidentielle qui oppose Alassane Ouattara et Laurent Gbgabo. Le président sortant refuse de reconnaître la victoire de son adversaire.

- 30 novembre 2010 - 11 avril 2011 : crise politique ivoirienne. De nombreuses violences entre les partisans des deux camps sont recensées. Selon l'ONU, environ 3 000 personnes ont été tuées durant cette crise post-électorale.

- 11 avril 2011 : arrestation de Laurent Gbagbo par les forces du président Ouattara.

Quarante-huit heures avant les festivités qui marquent l'anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, le 7 août, la justice ivoirienne a accordé la liberté provisoire à quatorze personnalités proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.

Parmi les noms des personnes libérées, Pascal Affi N’Guessan, président de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI) et Michel Gbagbo, le fils de l’ancien chef d’État ou encore Justin Koua, responsable de la jeunesse du FPI. La majorité d’entre eux étaient détenus depuis la chute du régime de leur leader, le 11 avril 2011.

La justice ivoirienne avait annoncé le 10 juillet le jugement de plus de 80 responsables pro-Gbagbo, dont l'ex-Première dame Simone Gbagbo, en cour d'assises pour leur implication présumée dans la crise. Cette dernière n'a pas bénéficié de la mesure de liberté provisoire.

Huit responsables proches de l'ancien régime, dont l'ex-Premier ministre Gilbert Aké N'Gbo et son ministre de l'Économie, Désiré Dallo, avaient déjà bénéficié de la liberté provisoire fin 2012.

Les jugements attendus en fin d’année

La "chambre d'accusation" du tribunal d'Abidjan, qui a annoncé la nouvelle, lundi 5 août, dans un communiqué lu à la télévision publique RTI, a toutefois affirmé qu’il ne s'agissait là "que de mise en liberté provisoire", précisant que "les procédures en vue de jugements poursuiv[aient] leur cours et connaîtront sûrement leur dénouement d'ici la fin de l'année".

Après la sanglante crise postélectorale de 2010-2011 qui a plongé le pays tout entier dans un bain de sang faisant environ 3000 morts, Laurent Gbagbo avait alors refusé de reconnaître sa défaite face à l'actuel chef de l'État, Alassane Ouattara, ces personnes avaient été arrêtées et inculpées pour "atteinte à la sûreté de l'État" et "infractions économiques".

"Sept cents autres prisonniers politiques" en détention

Pour Brigitte Kuyo, ancienne porte-parole du FPI à Paris, "cette décision constitue une avancée vers la réconciliation du pays, mais il faut aller encore beaucoup plus loin et libérer les 700 autres prisonniers politiques placés en détention de manière arbitraire", s’indigne la "résistante", comme elle aime à se présenter.

"On pourra véritablement parler de démocratie en Côte d’Ivoire lorsque les pro-Gbagbo pourront librement s’exprimer et retrouveront les biens qui leur ont été destitués", tempête encore la partisane de l’ancien président ivoirien. "Mais ce n’est pas le cas, on peut donc dire que nous vivons dans une dictature", affirme-t-elle à FRANCE 24.

La militante de l’ex-camp Gbagbo exige une amnistie générale de tous les prisonniers politiques y compris celle de Laurent Gbagbo, incarcéré depuis la fin de l’année 2011 à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité.

La réconciliation est en marche

De son côté, Affoussy Bamba, ministre ivoirienne de la Communication et porte-parole adjointe du gouvernement, a salué également la décision de justice. "La mise en liberté provisoire de proches de Gbagbo est une bonne chose, elle est le signe que la justice de notre pays fonctionne", a-t-elle assuré à FRANCE 24.

"Il est important que l’opposition puisse pleinement jouer son rôle d’opposant pour critiquer, comme c’est déjà le cas aujourd’hui", souligne la ministre de la Communication, prenant l’exemple d’opposants qui ont récemment sollicité les médias d’État et sont passés à l’antenne sans difficultés. Et de conclure, "la réconciliation est en marche".
 

Première publication : 05/08/2013

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