Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

Amériques

Affaire Snowden, loi anti-gay : Obama règle ses comptes avec la Russie

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/08/2013

Lors d'une émission télévisée, Barack Obama a fustigé l’attitude de Moscou, à qui il reproche notamment d'avoir accordé l’asile temporaire à Edward Snowden. Selon le président américain, la Russie se comporte comme au temps de la guerre froide.

Invité de l'émission The Tonight Show de la chaîne de télévision NBC, mardi 6 août, Barack Obama n’y est pas allé de main morte avec la Russie, à qui il a reproché un style de communication d'une autre époque.

"Il y a des moments où ils [les Russes] retombent dans un mode de pensée et un style de mentalité datant de la guerre froide. Je dis au président Poutine : 'tout cela, c'est du passé, nous devons penser à l'avenir'", a-t-il déclaré, se disant "déçu" de l'asile temporaire accordé par Moscou à l'ancien consultant des services secrets américains Edward Snowden. Le refus des autorités russes d'extrader l'informaticien à l'origine des révélations sur les programmes d'écoute américains vers les États-Unis a compliqué les relations déjà difficiles entre les deux pays.

"Il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions pas coopérer de façon plus efficace", a ajouté Barack Obama.

"Aucune tolérance" envers les lois anti-gays

Toujours sur le plateau du célèbre talk-show de divertissement animé par Jay Leno, le président américain a également vivement critiqué les pays qui adoptent des lois discriminantes contre les homosexuels. Une façon d'attaquer Moscou, alors que la Russie a récemment adopté des mesures sanctionnant la "propagande" gay.

"Je n'ai aucune tolérance pour des pays qui essayent de traiter les gays, les lesbiennes ou les personnes transgenres d'une manière qui les intimide ou qui leur fait du mal", a déclaré Barack Obama. "Que vous discriminiez pour des motifs de race, de religion, de genre ou d'orientation sexuelle, vous violez la morale de base qui je pense devrait transcender chaque pays", a-t-il ajouté.

Une loi russe, promulguée par le président Vladimir Poutine, a introduit des amendes atteignant 5 000 roubles (156 euros) pour les citoyens qui diffusent des informations à des mineurs "dont l'intention est de faire naître des formes de sexualité non traditionnelles" ou qui pourraient entraîner la "compréhension déformée" selon laquelle relations homosexuelles et hétérosexuelles seraient "socialement équivalentes".

Malgré les critiques formulées par le locataire de la Maison Blanche, des discussions bilatérales prévues dans la capitale américaine entre ministres russes et américains auront bien lieu ce vendredi. Barack Obama a également déclaré qu'il participerait au sommet du G20 en septembre à Saint-Pétersbourg, en Russie, mais s'est refusé à préciser s'il comptait à cette occasion s'entretenir en tête-à-tête avec son homologue russe.

Avec dépêches

Première publication : 07/08/2013

  • AFFAIRE PRISM

    Edward Snowden bientôt embauché par les Russes ?

    En savoir plus

  • AFFAIRE PRISM

    Affaire Prism : Washington fustige la Russie, Snowden la remercie

    En savoir plus

  • AFFAIRE PRISM

    Snowden reçoit l'asile temporaire en Russie et quitte l'aéroport de Moscou

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)