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SPORT

Mondiaux d'athlétisme : Murielle Ahouré, la flèche ivoirienne

© www.diamondleague.com | Murielle Ahouré lors du Meeting de Rome en 2012

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 12/08/2013

Après s'être qualifiée en 2012 pour les finales olympiques du 100 m et du 200 m à Londres, Murielle Ahouré espère monter sur le podium mondial à Moscou. Sensation de la saison, la sprinteuse ivoirienne fait peur aux plus grandes championnes.

Ne vous fiez pas à son beau sourire et à ses allures de mannequin, Murielle Ahouré est une compétitrice redoutable. Depuis le début de la saison, l’Ivoirienne n’a cessé de balayer ses concurrentes et se place comme l’une des favorites pour les Mondiaux de Moscou du 10 au 18 août.

Un an après avoir réussi à se qualifier pour les finales du 100 m et du 200 m aux Jeux olympiques de Londres, la sprinteuse est passée à la vitesse supérieure. Après avoir battu la championne olympique américaine Allyson Felix sur 200 m au meeting de Rome début juin (22"36), elle s’est payée le luxe, un mois plus tard, de s’imposer sur la même distance devant la double championne olympique jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce à Monaco (22'24).

Interrogée par Canal + après cette incroyable performance, Murielle Ahouré n’a pas caché qu’elle avait désormais de grandes ambitions : "Je suis trop contente. J’ai travaillé trop dur pour ça. À Moscou, je vais m’aligner sur 100 m et 200 m avec l’objectif de rapporter une ou deux médailles." À 25 ans, l’athlète pourrait entrer dans l’histoire de son pays en devenant la première Ivoirienne à monter sur le podium d’un championnat du monde en plein air.

Une sportive exilée

Rien ne destinait pourtant cette jeune femme à un tel parcours sportif. La vie de Murielle Ahouré a été pendant longtemps très instable. Fille adoptive du général Mathias Doué, l’ancien chef d’état-major des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (de 2000 à 2004), elle a été envoyée dès l’âge de trois ans en France. Dix ans plus tard, en pleine crise ivoirienne, sa famille quitte l’Europe pour les États-Unis pour plus de protection en raison de la position de son père adoptif.

De l’autre côté de l’Atlantique, elle se prend alors de passion pour la course. Très vite, son talent est repéré et l’adolescente s’imagine déjà en grande championne. "J’ai vu Lauryn Williams gagner sa médaille d’argent [NDLR : sur 100 m aux Jeux d’Athènes en 2004]. Elle n’avait que 19 ans, c’était vraiment incroyable. Je me suis dit qu’il fallait que je sois olympienne et que je représente mon pays", avait raconté la sprinteuse il y a un an au site Slate Afrique.

Persuadée de son grand avenir, Murielle Ahouré s’investit complètement dans l’athlétisme. Encore étudiante, elle se fait un nom lors des championnats universitaires. Mais malgré ses belles performances, la sportive ne peut pas briller à l’étranger. En raison de sa situation administrative irrégulière aux États-Unis, elle ne peut pas quitter le pays sous peine de ne plus pouvoir y entrer de nouveau.

En 2012, aidée par le nouveau président ivoirien Alassane Ouattara, elle obtient enfin des papiers en règle. Pour sa première compétition internationale, elle frappe fort en décrochant la médaille d’argent sur 60 m aux Mondiaux en salle à Istanbul, en Turquie. De passage en Côte d’Ivoire après cette victoire, la sprinteuse, qui s'entraîne et vit à Houston au Texas, est accueillie comme une star : "C’était dingue ! Tout le monde m’attendait à l’aéroport !"

Succéder à Gabriel Tiacoh

Pour cette compétitrice, qui avoue avoir hésité à prendre la nationalité française au début de sa carrière, la reconnaissance de son pays natal est désormais une priorité. Alors que les Ivoiriens ne jurent que par les footballeurs Didier Drogba ou Yaya Touré, elle veut redonner des lettres de noblesse à l’athlétisme. "J’ai tellement de fierté à porter le maillot national et entendre le nom de mon pays quand je me prépare pour la course. Cela place la Côte d’Ivoire sur la carte", expliquait-elle récemment sur le site officiel de la Fédération internationale d’athlétisme.

Presque trente ans après l’exploit de Gabriel Tiacoh aux Jeux olympiques de Los Angeles (médaillé d’argent sur 400 m en 1984), Murielle Ahouré espère apporter de nouveau de la joie à tout un peuple. Rendez-vous pris pour la finale du 100 m le 12 août et du 200 m le 16 août.

Première publication : 09/08/2013

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