Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Le web se met au « Ice Bucket Challenge » pour la bonne cause

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Montréal, toute une histoire

En savoir plus

FOCUS

Israël : Tsahal face aux minorités de la société israélienne

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Guillaume Foliot, directeur adjoint du Programme alimentaire mondial

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gabon : le camp d'Ali Bongo répond aux attaques de Jean Ping

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le scandale irlandais"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Résiste"

En savoir plus

DÉBAT

États-Unis : le spectre du racisme ravivé avec les émeutes de Ferguson

En savoir plus

DÉBAT

Convoi russe dans l'est de l'Ukraine : risque de confrontation armée ?

En savoir plus

  • Reprise des hostilités à Gaza, Israël rappelle ses négociateurs au Caire

    En savoir plus

  • Émeutes de Ferguson : les États-Unis face à leurs vieux démons racistes

    En savoir plus

  • Carte interactive : "Ici est tombé" pour la Libération de Paris

    En savoir plus

  • Libération de Paris : "J'accueillais mes libérateurs"

    En savoir plus

  • Dans l’est de l'Ukraine, Lougansk en proie à d’intenses combats

    En savoir plus

  • Le pape François ouvre davantage la voie à la béatification de Mgr Romero

    En savoir plus

  • Amos Gitaï : "Israël est un projet politique, pas un projet religieux"

    En savoir plus

  • Ferguson : nouveaux affrontements malgré l'arrivée de la Garde nationale

    En savoir plus

  • Le bilan d'Ebola s'alourdit encore en Afrique de l'Ouest

    En savoir plus

  • Islamabad sur le qui-vive à l'approche d'une marche de l'opposition pakistanaise

    En savoir plus

  • Help ! Ras-le-bol de la Beatlemania sur Abbey Road

    En savoir plus

  • Au Nicaragua, les œufs de tortues protégés par l'armée

    En savoir plus

  • Ukraine : terrés dans des abris, les habitants de Donetsk manquent de tout

    En savoir plus

  • Gaza : accord au Caire pour prolonger le cessez-le-feu de 24 heures

    En savoir plus

  • Les États-Unis achèvent la destruction des armes chimiques syriennes

    En savoir plus

  • Obama : "L'État islamique est une menace pour l'Irak et toute la région"

    En savoir plus

  • Nadine Morano "heurtée" par la vision d'une femme voilée à la plage

    En savoir plus

EUROPE

Le réseau social ask.fm pointé du doigt après le suicide d'une adolescente

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/08/2013

Le suicide d’une Britannique de 14 ans, le 2 août, a relancé le débat sur le site ask.fm au Royaume-Uni. Ce réseau social très populaire auprès des jeunes est dans le collimateur du Premier ministre David Cameron, qui appelle au boycott.

Le réseau social ask.fm est-il néfaste pour les adolescents ? Le suicide d'une Britannique de 14 ans, victime de harcèlement sur le site, a relancé la polémique au Royaume-Uni, où le Premier ministre David Cameron a appelé au boycott de ce type de plateformes.

Le 2 août dernier, Hannah Smith s'est pendue après avoir reçu des insultes sur son physique. Selon son père, certains messages envoyés via le site, qui se base sur le principe des questions-réponses anonymes, l'incitait même à se tuer.

"Tu n’as pas le moral ? Eh bien, va te suicider !"

Depuis un an, au moins quatre adolescents, en Irlande, au Royaume-Uni et aux États-Unis, se seraient suicidés pour des raisons liées à ce site qui, depuis son lancement en 2010, a attiré plus de 60 millions d'inscrits dans le monde, avec 13,2 millions d'utilisateurs quotidiens.

De fait, si les conversations tournent souvent autour des goûts des adolescents, elles peuvent aussi déraper en remarques blessantes et autres insultes.

Témoignant de cette cyber-violence, un Écossais de 14 ans a confié à l'AFP que l'une de ses amies avait eu des idées suicidaires à la suite d'une série de messages. "Rien ne semblait arrêter ces anonymes", a-t-il indiqué.

En septembre 2012, la nièce de Charron Pugsley-Hill, âgée de 15 ans, a été retrouvée pendue dans un bois près de sa maison en Irlande. La jeune fille avait été la cible sur ask.fm de critiques sur sa santé mentale et son poids. "Elle avait dit qu'elle n'avait pas le moral, et des gens lui disaient 'Et bien va te suicider, tu es une idiote qui cherche à attirer l'attention'", a expliqué Charron Pugsley-Hill.

Si la tante de la victime reconnaît que "tous les suicides sont très complexes", elle estime néanmoins que ces messages ont "été un facteur ayant contribué" à sa mort.

Le Premier ministre britannique David Cameron appelle au boycott

En réaction, plusieurs entreprises et associations, dont Specsavers, Save the Children et Vodafone, ont indiqué avoir pris les mesures nécessaires pour ne plus diffuser de publicité sur le site. Le père de Hannah Smith a pour sa part appelé à la fermeture pure et simple de la plateforme d’échanges.

"Il n'y a pas de modération. C'est devenu une plateforme pour promouvoir la haine", a de son côté accusé Anthony Smythe, directeur de BeatBullying, une association spécialisée dans la protection des jeunes sur Internet.

Face à la polémique croissante, le Premier ministre britannique David Cameron a appelé jeudi à boycotter ces types de sites. "Les gens qui gèrent ces sites doivent monter au créneau et faire preuve de responsabilité dans la façon dont ils les font fonctionner", a-t-il déclaré sur la chaîne Sky News. "Il y a quelque chose que nous pouvons tous faire en tant que parents et en tant qu'utilisateurs d'Internet, c'est de ne pas utiliser certains sites abjects. Boycottez-les, n'y allez pas, ne vous y inscrivez pas", a-t-il exhorté.

Devant l'avalanche de critiques, les frères Mark et Ilja Terebin, fondateurs du site, ont publié un communiqué pour tenter de "rassurer les utilisateurs et les parents d'utilisateurs" à propos des procédures en place permettant de signaler des contenus abusifs. "La vaste majorité de nos utilisateurs sont des adolescents très heureux", ont-ils affirmé. "Le harcèlement est un très vieux problème que nous ne tolérons en aucun cas mais si son développement sur Internet est préoccupant, il n'est certainement pas spécifique à notre site", se sont-ils défendus.

Avec dépêches

Première publication : 09/08/2013

  • INTERNET

    Twitter présente ses excuses aux femmes insultées et menacées au Royaume-Uni

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)