Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée-Bissau : le président Vaz limoge le chef de l'armée

En savoir plus

REPORTERS

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

DÉBAT

Lutte contre les jihadistes : faut-il s'allier avec l'Iran ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le référendum écossais, sujet sensible pour les médias britanniques

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : la force de l'ONU prend le relais de la force africaine

En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

  • L'Australie déjoue des meurtres projetés par l'État islamique

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Air France : les pilotes maintiennent la pression au 4e jour de grève

    En savoir plus

  • Ajax - PSG : Lucas reconnaît avoir fait "une erreur"

    En savoir plus

  • Vidéo : à la rencontre des réfugiés syriens exilés en Turquie

    En savoir plus

  • Ukraine - Russie : Vladimir Poutine a-t-il remporté son bras de fer ?

    En savoir plus

  • Jack Ma et son Alibaba superstars de Wall Street

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse : la presse britannique veut sauver l'Union

    En savoir plus

  • Élections en Tunisie : et revoilà les "amis" de Ben Ali

    En savoir plus

  • Des jihadistes enlèvent un soldat libanais près de la frontière syrienne

    En savoir plus

  • Nigeria : au moins dix morts dans une attaque contre une université

    En savoir plus

  • Un rapport dissèque les sommes records mises de côté par les entreprises

    En savoir plus

  • Vidéo : l'épidémie d'Ebola menace la Centrafrique

    En savoir plus

Moyen-orient

Plus de 60 morts lors d'une nouvelle vague d'attentats en Irak

© AFP

Vidéo par Valériane GAUTHIER , Mounia Ben Aïssa

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/08/2013

Plus de 60 personnes ont été tuées et au moins 300 autres blessées samedi par les explosions de 16 voitures piégées en Irak. Pendant le ramadan, plus de 800 personnes sont mortes dans des attentats à travers le pays.

De nouveaux attentats ont fait plus de 60 morts et des centaines de blessés samedi en Irak, visant notamment des cafés et des marchés à Bagdad alors que la population fêtait la fin du ramadan, le plus meurtrier depuis cinq ans.

Les violences quotidiennes se sont intensifiées et font craindre une nouvelle guerre civile alors que plusieurs centaines de prisonniers, dont des hauts responsables d'Al-Qaïda, se sont évadés en juillet à la suite d'un coup de main du réseau.

Au total, 16 voitures piégées et des attaques ont tué 61 personnes et blessé près de 300 autres à travers le pays samedi.

A Bagdad, des attentats coordonnés à la voiture piégée ont fait 37 morts dans huit quartiers différents, selon des sources policières et médicales.

A l'hôpital Al-Kindi, les médecins couraient poussant des brancards. Sur l'un d'eux, un homme aux yeux clos, la tête enroulée dans une couverture. Plus loin, les soignants traitaient un homme, visiblement un soldat, dont le visage, la poitrine et les bras étaient recouverts de sang.

Le 6 août, des attentats à la voiture piégée avaient fait 31 morts dans la capitale.

Ailleurs, un kamikaze a foncé à bord d'une voiture bourrée d'explosifs sur un barrage à Touz Khourmatou, à 175 kilomètres au nord de la capitale, tuant neuf personnes et en blessant 48.

Deux voitures piégées ont en outre explosé dans la ville de Nassiriya, à 300 kilomètres au sud de la capitale, tuant quatre personnes, et une troisième a fait cinq morts dans la ville sainte chiite de Kerbala.

Les Etats-Unis ont qualifié d'"ennemis de l'Islam" les auteurs de ces attaques "lâches (...) dirigées contre des familles qui célébraient l' Aid el Fitr" marquant la fin du ramadan. Le département d'Etat a par ailleurs rappelé qu'une prime de 10 millions de dollars était offerte pour "toute information qui aiderait les autorités à tuer ou capturer Abu Bakr al-Baghdadi", le chef d'Al-Qaïda en Irak .

Ce mois de ramadan a été particulièrement meurtrier en Irak, avec plus de 800 personnes tuées dans des attentats selon un bilan établi par l'AFP. Selon les Nations unies, plus de 1.000 personnes sont mortes en juillet, le bilan mensuel le plus élevé dans le pays depuis cinq ans.

Le mois sacré du ramadan voit souvent une augmentation des violences, les jihadistes estimant leurs attaques encore plus justifiées, selon les experts.

Mais ce ramadan a été plus violent que par le passé.

Paralysie politique

Pour certains experts les violences risquent encore de s'aggraver du fait de la paralysie politique alors que le pays se remet difficilement de plusieurs années d'une guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts.

Les responsables gouvernementaux attribuent cette augmentation des attaques au conflit qui fait rage en Syrie voisine, et accusent régulièrement des pays étrangers d'encourager ces violences.

Mais la crise politique qui oppose notamment la majorité chiite aux sunnites, qui tenaient le haut du pavé sous Saddam Hussein, a également servi les intérêts des extrémistes.

Les sunnites, qui accusent les autorités de chercher à les marginaliser politiquement, organisent des manifestations depuis la fin décembre. Ils accusent notamment les autorités de procéder à des arrestations arbitraires.

Le gouvernement a fait quelques concessions, en libérant plusieurs milliers de prisonniers et en augmentant les salaires des combattants sunnites engagés contre le réseau Al-Qaïda.

Mais les attentats à grande échelle ont repris à partir d'avril, après que les autorités ont abattu des dizaines de manifestants sunnites à Hawija.

Par ailleurs, le gouvernement se montre incapable de fournir des services de base, en particulier un approvisionnement stable en électricité, et très peu de lois ont été adoptées depuis les élections législatives de 2010.

Et l'évasion de plus de 500 prisonniers dont de hauts responsables d'Al-Qaïda, en juillet, renforce selon des experts la défiance de la population vis-à-vis du gouvernement, déjà accusé d'incurie face à la recrudescence des attentats ces derniers mois.

Les forces de sécurité, qui ont lancé une vaste opération depuis l'évasion, affirment qu'elle a conduit à la mort ou la capture de nombreux extrémistes.

Le gouvernement irakien est théoriquement un gouvernement de coalition, où chaque grand parti est représenté, mais les responsables passent la plupart de leur temps à se critiquer les uns les autres et à tenter d'affirmer leur main-mise sur des ministères.

Le Premier ministre Nouri al-Maliki (chiite) est souvent accusé de chercher à monopoliser tous les pouvoirs, et accuse pour sa part ses opposants d'être à la solde de l'étranger.

Peu de décisions politiques ont été prises, et peu sont attendues avant les élections prévues pour le printemps.

AFP

Première publication : 11/08/2013

  • SYRIE

    Les autorités kurdes irakiennes menacent d’intervenir en Syrie contre Al-Qaïda

    En savoir plus

  • IRAK

    Chasse aux 500 détenus libérés par al-Qaïda à Bagdad

    En savoir plus

  • IRAK

    Attaques meurtrières contre des prisons irakiennes, dont celle d'Abou Ghraib

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)