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EUROPE

L’Espagne poursuivra ses contrôles à Gibraltar en dépit des menaces britanniques

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/08/2013

L’Espagne a annoncé lundi qu’elle continuerait ses contrôles à la frontière avec Gibraltar, faisant fi des menaces britanniques. Le Royaume-Uni pourrait porter devant la justice le différend qui oppose les deux pays.

La tension ne faiblit pas autour du petit rocher de Gibraltar. Alors que Londres menace d'intenter une action en justice, l'Espagne a affirmé lundi 12 août qu'elle "ne renoncera pas" aux contrôles mis en place à la frontière avec le territoire britannique. "Ce que nous disons, c'est que les mesures, nos contrôles, sont légaux, proportionnés. Nous sommes obligés de le faire pour Schengen", a affirmé un porte-parole du ministère de l'Intérieur espagnol. Gibraltar, comme le Royaume-Uni, n'appartient pas à l'espace Schengen.

Un peu plus tôt dans la journée, le porte-parole du Premier ministre britannique David Cameron avait indiqué que Londres pourrait porter sur le terrain juridique son différend avec l'Espagne.

Le récif de la discorde

Les tensions entre les deux pays autour du petit  territoire britannique (6 km2 environ), situé au sud de la péninsule ibérique, ont été ravivées au début du mois d'août par les protestations de Madrid contre la construction, au large de Gibraltar, d'un récif artificiel accusé de pénaliser les pêcheurs espagnols.

L'Espagne a depuis durci les contrôles aux frontières, ce qui se traduit par des heures d'attentes pour des milliers de touristes, de résidents et de travailleurs frontaliers. Les autorités madrilènes ont aussi brandi la menace d'un péage à l'entrée de Gibraltar et d'une interdiction de survol de leur territoire pour les avions à destination de l'enclave britannique.

L'Espagne pourrait en appeler à l'ONU

Le porte-parole de David Cameron a demandé lundi la fin des contrôles accrus aux frontières, qu'il a jugés "motivés par des considérations politiques et totalement disproportionnés". L'Espagne, de son côté, n'exclut pas d'en appeler aux Nations unies ou à la Cour internationale de justice de La Haye.

Signe supplémentaire de la tension générée par ce dossier, un bâtiment de la Royal Navy a mis le cap sur Gibraltar lundi. De son côté, le maire de Londres, Boris Johnson, a enjoint à Madrid d'"enlever ses pattes de notre rocher".

Avec dépêches

Première publication : 12/08/2013

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