Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La Libye : terre d'accueil des jihadistes?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Combien de rêves naufragés?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Air France : la grève se durcit

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Blues au PS"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

En savoir plus

DÉBAT

Conférence à Paris sur l'Irak : quelle réponse face à l'organisation de l'EI ? (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Conférence à Paris sur l'Irak : quelle réponse face à l'organisation de l'EI ? (Partie 1)

En savoir plus

FOCUS

La ville libanaise d'Arsal face aux jihadistes de l'EI

En savoir plus

À L’AFFICHE !

CharlElie Couture, l’immortel de la chanson française

En savoir plus

  • Les députés ukrainiens appelés à ratifier l’accord d’association avec l’UE

    En savoir plus

  • Ebola : Obama prévoit d'envoyer 3 000 militaires en Afrique de l’Ouest

    En savoir plus

  • Deuxième grand oral pour le Premier ministre Manuel Valls

    En savoir plus

  • Washington frappe des positions de l'État islamique près de Bagdad

    En savoir plus

  • Air France : la grève devrait s'intensifier mardi

    En savoir plus

  • Près de 500 migrants portés disparus après un naufrage en Méditerranée

    En savoir plus

  • PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

    En savoir plus

  • Centrafrique : l'ONU prend en charge le maintien de la paix

    En savoir plus

  • Projet de loi anti-jihadiste : la France suit l’exemple du Royaume-Uni

    En savoir plus

  • Microsoft achète Minecraft, le jeu qui valait 2,5 milliards de dollars

    En savoir plus

  • Netflix débarque en France : le test de France 24

    En savoir plus

  • Le parti de Gbagbo claque la porte de la commission électorale

    En savoir plus

  • Fifa : Sepp Blatter et son entourage de nouveau soupçonnés de corruption

    En savoir plus

  • Le Medef et son million d'emplois en cinq ans, un effet d'annonce ?

    En savoir plus

  • François Hollande : "Il n'y a pas de temps à perdre" face à l’EI

    En savoir plus

Asie - pacifique

Réputé misogyne, Tony Abbott reste favori des législatives en Australie

© AFP

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 12/08/2013

À l’issue du premier débat politique organisé entre les deux principaux candidats pour les législatives australiennes, le conservateur Tony Abbott est sorti favori des sondages lundi. Le leader de l'opposition est connu pour ses saillies sexistes.

Le leader de l’opposition australienne, Tony Abbott, est dans les starting-blocks pour les élections législatives du 7 septembre. Selon un sondage paru lundi 12 août, la coalition de droite menée par ce conservateur, chef du parti libéral australien, recueille 52 % des intentions de vote. Un score obtenu au lendemain du premier débat télévisé organisé entre lui et le Premier ministre travailliste, Kevin Rudd, les deux principaux candidats.

Le Premier ministre australien, Kevin Rudd, a promis lundi d'introduire une loi pour autoriser le mariage homosexuel s'il était réélu début septembre, estimant qu'il était temps de mettre un terme au débat "acrimonieux" sur le sujet.

Le dirigeant de l'opposition, Tony Abbott, opposant au mariage homosexuel, a estimé qu'il y avait des questions plus pressantes que le mariage pour tous et que la priorité du nouveau gouvernement, s'il est élu, irait à l'économie.

Cependant, malgré ses bons résultats, le leader de l’opposition, habitué des sorties polémiques, continue à cumuler les gaffes. La dernière en date a eu lieu ce lundi. Au cours d’une interview, il a malencontreusement employé le mot "suppositoire" pour décrire le style de son opposant Kevin Rudd. "Personne n’est le suppositoire de la sagesse", a-t-il dit, au lieu de "garant de la sagesse", les mots "suppository" et "repository" étant proches en anglais. La bourde a provoqué de nombreuses railleries scatologiques sur la Toile.

Si, depuis plusieurs années, ce conservateur de 55 ans est passé spécialiste dans l’art de se faire remarquer, c’est davantage en raison de propos sexistes et de sa misogynie affichée. De nombreuses sorties lui ont ainsi conféré une mauvaise réputation de macho. Au premier rang de ses détracteurs figure l’ex-Première ministre, Julia Gillard, démissionnaire en juin. En octobre 2012, cette dernière avait vertement accusé de sexisme son opposant politique, lors d’une désormais célèbre séance au Parlement.

Le repassage pour les femmes et autre supériorité masculine...

Au cours de sa prise de parole enflammée, Julia Gillard, première femme à avoir occupé la tête d'un gouvernement australien, avait notamment évoqué une interview de Tony Abbott alors qu’il était ministre sous le gouvernement de John Howard. "S’il est vrai que les hommes ont réellement plus de pouvoir que les femmes, est-ce vraiment une mauvaise chose ?" avait-il alors dit. Mais encore : "Et si les hommes étaient physiologiquement plus aptes à occuper des fonctions d’autorité ?"

Autre sujet polémique abordé par Julia Gillard : l’avortement. En mars 2004, Abbott avait déclaré que l’interruption volontaire de grossesse constituait une "solution de facilité".

En 2010, il s’était employé à critiquer la taxe carbone mise au point par le gouvernement Gillard – une taxe de 24,15 dollars australiens par tonne de CO2, soit 16,18 euros, que l’opposition a promis de supprimer en cas de victoire. "Ce que les femmes au foyer australiennes doivent comprendre c’est que, si elles amènent leur linge à repasser au pressing, elles vont payer plus cher, mais en même temps, leur facture d’électricité sera plus élevée si elles font leur repassage elles-mêmes," avait-il déclaré. Une manière de cantonner les femmes au rang de ménagères, ce qui avait fait bondir les féministes.

La diatribe de l’ex-chef du gouvernement, d’une durée de 15 minutes, avait été accueillie sereinement par l’intéressé, qui s’était contenté d’écouter l’énumération de ses saillies en arborant un petit sourire.

"Une caille farcie à la petite poitrine et aux cuisses énormes"

Tony Abbott a également été accusé d’avoir agressé physiquement, dans les années 1970 alors qu’il était étudiant, Barbara Ramjan, une rivale lors d’une élection interne au sein de l’université. Des faits qu’Abbott a toujours réfutés.

Par ailleurs, les dérapages sexistes ne sont pas uniquement le fait du leader de l’opposition. D’autres membres de son parti ont tourné en dérision en juin dernier, lors d’un dîner de levée de fonds, le physique de Julia Gillard. Sur le menu du repas, l’ancienne Première ministre était comparée à "une caille farcie à la petite poitrine et aux cuisses énormes". Sous le flot des critiques, Tony Abbott a publiquement déclaré que cette blague était de "mauvais goût".

Julia Gillard en a elle profité pour l’affirmer une fois de plus : la victoire des conservateurs signifierait ni plus ni moins une marginalisation des femmes dans le monde politique.

Malgré tout, à l’issue du débat télévisé de dimanche soir, les sondages ont de nouveau donné Tony Abbott favori. Surfant sur la faiblesse d’un parti travailliste divisé, l’homme a été applaudi par son entourage. Sur Twitter, sa fille a notamment publié une photo de sa famille après sa performance télévisée, se disant fière de son "papa".

Première publication : 12/08/2013

  • AUSTRALIE

    La "Sarah Palin australienne" fait de l’islam un pays

    En savoir plus

  • AUSTRALIE

    Kevin Rudd prend la tête du gouvernement australien à la place de Julia Gillard

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)