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Afrique

Présidentielle au Mali : Soumaïla Cissé reconnaît la victoire d'IBK

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/08/2013

Le favori Ibrahim Boubacar Keïta est donné largement vainqueur de l'élection présidentielle au Mali. Soumaïla Cissé a admis sa défaite et félicité son adversaire avant même la publication des résultats officiels.

Ibrahim Boubacar Keïta, surnommé IBK, devrait être bientôt officiellement proclamé président du Mali après avoir été félicité par son adversaire, Soumaïla Cissé, qui a reconnu lundi 12 août sa défaite au lendemain du second tour de l'élection présidentielle. "Ma famille et moi-même sommes partis chez M. Keïta, futur président du Mali, le féliciter pour sa victoire. Que Dieu bénisse le Mali", a écrit lundi le candidat malheureux sur son compte Twitter.

Hollande félicite IBK et se rendra à son investiture

François Hollande se rendra au Mali pour assister à la prise de fonction d'Ibrahim Boubacar Keïta, reconnu comme le vainqueur de l'élection présidentielle
malienne, ont indiqué mardi 13 août les services de la présidence française. Le chef d'État français, qiu a téléphoné au nouvel homme fort du Mali, a félicité IBK pour sa victoire.

"Ce qui vient de se produire depuis l'intervention française le 11 janvier 2013, au nom de la communauté internationale, jusqu'à l'élection du nouveau Président malien est un succès pour la paix et la démocratie", s'est félicité dans un communiqué François Hollande.

"Mais tout doit désormais être fait pour réussir la fin de la transition, le dialogue et le développement du Mali", a-t-il néanmoins prévenu.

Soumaïla Cissé a fait cette annonce avant même la publication des résultats du second tour. L’ancien ministre des Finances a décidé de reconnaître sa défaite dès lors qu'il est apparu évident qu'IBK était en tête même à Gao, la plus grande ville du nord du Mali. Des estimations portant sur deux tiers des bulletins dépouillés donnaient, en effet, une très large avance à IBK.

À l'issue du premier tour du 28 juillet, Ibrahim Boubacar Keïta avait obtenu 39,79% des voix, contre 19,70% à son adversaire, et partait largement favori au second tour. Il avait obtenu le ralliement de 22 des 25 candidats éliminés.

Une lourde tâche pour le vainqueur

Malgré quelques irrégularités marginales, les observateurs maliens et internationaux ont salué le déroulement de l'élection."Cette élection, du point de vue des normes démocratiques, est un succès", a ainsi déclaré Louis Michel, chef de la mission d'observation de l'Union européenne. "C'est une élection qui permet désormais au Mali d'entamer la conclusion d'un processus en cours : le retour à une démocratie normale", a-t-il ajouté.

"C'était une étape importante dans la transition au Mali vers la paix et la réconciliation, a souligné le représentant spécial de l'ONU, Bert Koenders. Il y a eu de petites imperfections [...] mais l'absence de violences a été impressionnante dans un pays sortant à peine d'un conflit."

Une fois que la victoire d'IBK sera officiellement confirmée, le cacique de la vie politique malienne de 68 ans aura pour tâche prioritaire d'ouvrir des négociations avec les Touareg du nord du pays, dont le soulèvement en début d'année 2012 a mené le Mali au bord de l'éclatement.

Soumaïla Cissé: "le républicain, c'est celui qui reconnait sa défaite"

L'absence de contestation de la part de Soumaïla Cissé devrait conférer à l’ancien Premier ministre l'autorité suffisante pour engager également des discussions sur la préservation de l'unité du Mali, pour réformer l'armée et pour s'attaquer à une corruption jugée endémique dans les cercles du pouvoir.

Cette élection présidentielle est censée refermer une parenthèse ouverte en mars 2012 par un coup d'État d'officiers subalternes mécontents de l'incapacité du président de l'époque, Amadou Toumani Touré, à mater une rébellion de Touareg.

Le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des trois principaux groupes islamistes à l'œuvre en 2012 dans le nord du Mali, avait menacé de perturber le déroulement de l'élection présidentielle mais il n'en a rien été alors que l'ONU est en train de déployer une force de maintien de la paix de 12 600 Casques bleus, baptisée Minusma.

Avec dépêches

 

Première publication : 13/08/2013

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