Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Chrétiens d'Irak : "il faut les aider à rester dans leur pays"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La Russie sanctionée

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Gaza : l'Aïd sur fond de guerre

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Punition collective"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les Français de l'armée israélienne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Si on commence à accueillir toute la misère du monde..."

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gabon : le camp d'Ali Bongo répond aux attaques de Jean Ping

En savoir plus

FOCUS

Pakistan : Ahmadie, une communauté menacée "au pays des purs"

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Best Of de l'été - l'enfer d'une prison grecque et un hôpital sous les bombes au Soudan

En savoir plus

  • "Exodus" : la superproduction biblique 100 % héros blancs

    En savoir plus

  • Gaza : tirs meurtriers contre une école de l'ONU, fragile espoir de trêve

    En savoir plus

  • Les deux derniers plus hauts responsables khmers rouges jugés pour génocide

    En savoir plus

  • À Benghazi, une importante base militaire tombe aux mains des islamistes

    En savoir plus

  • Troisième mission de l'année réussie pour une Ariane 5

    En savoir plus

  • Le Hamas diffuse la vidéo d'une opération commando meurtrière en Israël

    En savoir plus

  • Bousculade meurtrière lors d'un concert à Conakry

    En savoir plus

  • Après l'Union européenne, les États-Unis sanctionnent à leur tour la Russie

    En savoir plus

  • Quand la solidarité avec les chrétiens d'Irak rime avec ن

    En savoir plus

  • L'"oiseau" qui murmurait à l'oreille de Maduro que Chavez "est heureux"

    En savoir plus

  • Infographie : le virus Ebola se répand en Afrique de l'Ouest

    En savoir plus

  • Tuerie de Bruxelles : Medhi Nemmouche livré à la Belgique

    En savoir plus

  • Kerviel : la justice décidera vendredi d'un aménagement de peine

    En savoir plus

  • Fonds “vautours” : l’Argentine à la veille d’un nouveau défaut de paiement

    En savoir plus

  • La France s'apprête à évacuer ses ressortissants de Libye

    En savoir plus

FRANCE

Réforme pénale : Ayrault calme le jeu après le tacle de Valls à Taubira

Jean-Marc Ayrault

Vidéo par France 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/08/2013

Le Premier ministre français a tenté de calmer le jeu après la publication dans "Le Monde" d’une note de Manuel Valls très critique envers la réforme pénale de Christiane Taubira. Le texte doit être présenté le mois prochain en Conseil des ministres.

"Je pense qu'il n'y a pas deux lignes, il n'y en a qu'une". Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, est monté au créneau dans la presse, mercredi 14 août, pour tenter d’apaiser les tensions entre ses deux ministres Manuel Valls et Christiane Taubira. "Qu'il y ait débat c'est normal [...] ce qui est important c'est que les Français aient confiance dans les décisions que nous prendrons", a-t-il également souligné.

La veille, une note provenant du ministre de l’Intérieur critiquant farouchement une réforme pénale portée par la garde des Sceaux avait fuité dans la presse. En ligne de mire : le projet de suppression des peines-planchers pour les récidivistes et l'aménagement automatique de certaines peines de prison. Malgré l’étalage médiatique de ces divergences, le Premier ministre a assuré que le texte serait présenté en Conseil des ministres en septembre, comme prévu.

"Un processus de discussion normal"

En déplacement à Marseille où il était venu évoquer la lutte contre le trafic de drogue, Manuel Valls a, lui aussi, joué la carte de l’apaisement en affirmant qu’il continuerait à "travailler main dans la main" avec Christiane Taubira. "Elle et moi nous voulons éviter de retomber dans l'opposition classique entre garde des Sceaux et ministre de l'Intérieur", a-t-il ajouté, précisant avoir eu mardi soir une conversation téléphonique avec Christiane Taubira.

Fustigeant la portée médiatique de cette affaire, Manuel Valls a fait savoir mercredi matin sur RTL qu’il s’agissait d’"un processus de discussion normal", affirmant que "la Justice et l'Intérieur doivent travailler ensemble au service des Français pour être efficaces". Il a également écarté toute démission, tant de sa part que de celle de la ministre de la Justice.

Reste que ces désaccords risquent de mettre à mal, une fois de plus, la cohésion du gouvernement et offrent d’ores et déjà à la droite un angle d'attaque idéal avant les élections municipales : la sécurité. "François Hollande doit choisir : la sécurité des Français mérite mieux qu'un compromis boiteux", a ainsi estimé l'ancien ministre UMP Luc Chatel. Michèle Alliot-Marie (UMP), qui fut ministre de l'Intérieur et de la Justice, a elle critiqué "la méthode" de Manuel Valls et Christiane Taubira et ironisé sur "l'inexistence du Premier ministre".

Répercussions sur la popularité de l’exécutif

Pour nombre d’experts et de commentateurs, ces affrontements tombent au plus mauvais moment, l’exécutif abordant une rentrée particulièrement délicate. "C'est un vrai sujet pour le gouvernement car le calendrier parlementaire et politique de la rentrée est extrêmement chargé", avec la réforme des retraites, le vote du budget, et la crainte, dans l'opinion, de potentielles hausses des prélèvements, estime Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique à l'IFOP.

En outre, ce nouveau couac pourrait avoir un effet négatif sur l’exécutif en termes de popularité, selon Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique et opinion chez Harris Interactive. Ce fut le cas, notamment, en 2010, lorsque la ministre de la Justice de l’époque, Michèle Alliot-Marie, et son homologue de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s’étaient accrochés sur l'opportunité de renforcer les sanctions contre les délinquants s'attaquant à des personnes âgées. La cote du président Nicolas Sarkozy en avait subi les conséquences, rappelle Jean-Daniel Lévy.

Selon les analystes, si l'arbitrage entre les deux ministres tarde, le risque est grand pour François Hollande, dont la capacité à trancher est l’un des principaux reproches que lui fait l'opinion. D’autant plus que la sécurité des biens et des personnes est le deuxième dossier considéré comme le plus important par les Français, juste derrière les questions économiques, selon un sondage Harris Interactive réalisé en mars 2013.

Avec dépêches

Première publication : 14/08/2013

  • FRANCE

    Réforme pénale : Manuel Valls tacle la garde des Sceaux Christiane Taubira

    En savoir plus

  • JUSTICE

    Prison : plusieurs détenus libérés après une "bourde" juridique

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)