Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

France : de nouvelles inititatives solidaires en faveur des sans-abris

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Asli Erdogan, les maux de la Turquie

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Theresa May attendue à Davos ce jeudi

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Des troupes sénégalaises et nigérianes aux frontières de la Gambie

En savoir plus

LE DÉBAT

Lanceurs d'alerte : un risque, à quel prix ? (partie 2)

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Jean-Pascal Tricoire : "la mondialisation doit être plus inclusive"

En savoir plus

LE DÉBAT

Lanceurs d'alerte : un risque, à quel prix ? (partie 1)

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Brésil : l'enfer de la prison vu par d'anciens détenus

En savoir plus

FOCUS

Centrafrique : les déplacés disent adieu à contrecœur au camp de Mpoko

En savoir plus

Afrique

Des militants berbères saccagent le Parlement libyen

© capture d'écran

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/08/2013

Des militants de la minorité amazighe libyenne ont envahi mardi une salle du Parlement à Tripoli qu'ils ont mise à sac. Une manière de protester contre leur "exclusion" du projet de rédaction de la nouvelle Constitution.

Matériel saccagé, documents officiels jetés… Le Parlement libyen a été mis à sac, mardi 13 août, par des manifestants amazighs, un groupe berbère qui manifestait plus tôt dans la journée devant le bâtiment à Tripoli. Une action coup de poing entreprise par ces militants qui réclament davantage de considération envers la minorité berbère, forte d’environ 10 % de la population libyenne. Ces derniers estiment en effet être tenus à l’écart de l’élaboration de la Constitution du pays.

"Des Amazighs ont saccagé les meubles et jeté des documents au moment où le président et d'autres membres du Congrès général national (CGN) rencontraient leurs délégués", a déclaré la députée Souad Ganor à l’AFP, affirmant qu'ils avaient aussi "menacé de faire usage d'armes contre certains députés".

"Exclusion"

Interrogé par l’Associated Press, Fathy Yousef, un organisateur de la manifestation, justifie cette intrusion : "Nous refusons la décision du Congrès, qui veut écarter les Amazighs, en ne nous accordant que deux sièges sur 60 à l'Assemblée constituante. Et ces deux sièges sont purement symboliques."

"La société libyenne comprend des Arabes, des Berbères et des Tobou, la Constitution doit donc intégrer toutes ces entités," poursuit Najmi Maylowd, un autre manifestant, parlant d'"exclusion".

Début juillet, les députés amazighs, se disant marginalisés, ont annoncé leur retrait du CGN, la plus haute autorité politique et législative du pays, avant de décider de coordonner leurs actions avec les autres minorités comme les Toubou et les Touareg. Le 17 juillet, ces trois minorités ont affiché leur intention de boycotter l'élection de la commission constituante. Elles ont également menacé d'observer un mouvement de désobéissance civile pour faire pression sur le CGN. Menace mise à exécution le 25 juillet, jour où les Amazighs de Nalout (ouest) ont fermé l'oléoduc qui alimente le complexe gazier de Millitah et fournit l'Italie.

Avec dépêches

Première publication : 14/08/2013

  • LIBYE

    Libye : Benghazi sous tension depuis le meurtre de l'un des fers de lance de la révolution

    En savoir plus

  • LIBYE

    En Libye, la colère gronde contre les partis politiques après une série d'assassinats

    En savoir plus

  • LIBYE

    "Des balles ont traversé notre véhicule", raconte le consul de France à Benghazi

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)