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Afrique

L'ONG Médecins sans frontières quitte la Somalie pour cause d’insécurité

© Médecins sans frontières (Twitter) | Le docteur Unni Karunakara en conférence de presse le 14 août

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/08/2013

Présente en Somalie depuis 1991, l'ONG Médecins sans frontières a annoncé son retrait du pays invoquant de graves problèmes de sécurité. Quelque 1 500 employés travaillaient dans 11 centres répartis à travers le pays.

Elle était l’une des rares ONG encore en Somalie. Après 22 ans de présence ininterrompue, l'organisation Médecins sans frontières (MSF) a déclaré mercredi 14 août, qu’elle se retirait de ce pays ravagé par la guerre civile. En cause : de graves problèmes sécuritaires pour les équipes sur place.

"Nous partons parce que la situation a créé un déséquilibre insoutenable entre les risques auxquels nos équipes sont confrontées, les compromis que nous devons faire et notre capacité à fournir une assistance aux victimes somaliennes", a expliqué le président de MSF International, Unni Karunakara, devant la presse à Nairobi, capitale du Kenya voisin.

1 500 employés dans 11 centres

Depuis son arrivée en 1991, année de la chute du président Siad Barre, MSF avait lancé de très nombreux programmes à travers le pays. Au total, ce sont quelque 1 500 employés répartis sur 11 antennes qui assuraient des soins de santé gratuits, la prise en charge de la malnutrition et de la santé maternelle, la chirurgie, la réponse aux épidémies, les campagnes de vaccination et l’approvisionnement en eau et biens de première nécessité. "En 2012, les équipes MSF ont réalisé plus de 624 000 consultations et 41 000 hospitalisations. Elles ont soigné 30 090 enfants malnutris, vacciné 58 620 personnes et réalisé 7 300 accouchements", rappelle le communiqué de l’organisation.

Mais depuis le départ du président Barre, la Somalie n’est jamais sortie de l’état de guerre civile et le pays n'a jamais connu d'autorité centrale effective. Chefs de guerre, de clans, groupes de pirates ou insurgés islamistes shebab se battent pour le contrôle de portions de territoire. Les combats, auxquels s'ajoutent des sécheresses chroniques, ont fait des millions de réfugiés et déplacés depuis deux décennies.

"Les autorités tolèrent" l’insécurité

Pour MSF, cette situation stagnante n’est aujourd’hui plus vivable. L’organisation dénonce "un contexte où les groupes armés et les autorités civiles tolèrent, voire soutiennent les assassinats, les enlèvements et les attaques à l'encontre des travailleurs humanitaires."

Ainsi, le meurtrier de deux membres de MSF assassinés en décembre 2011 à Mogadiscio a pu bénéficier d'une libération anticipée. Plus récemment, deux employées espagnoles de MSF ont été libérées dans des circonstances très floues après avoir été enlevées en octobre 2011 dans un camp de réfugiés somaliens. Un manque de transparence et de communication de la part des autorités que MSF ne peut plus tolérer. Au total, en 22 ans, 16 volontaires ont été tués et des dizaines d’attaques et autres agressions ont été perpétrées contre le personnel de l’organisation ses ambulances et ses infrastructures médicales.

"Une grande partie de la population n'a jamais connu le pays sans guerre ou sans famine. Et en définitive, ce sont les civils somaliens qui vont payer le prix fort," a déploré Unni Karunakara. Du côté du gouvernement somalien, cette décision de MSF n'a, pour l’heure, pas été commentée.

Avec dépêches

Première publication : 14/08/2013

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