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Afrique

Au moins 36 prisonniers islamistes meurent lors d'un transfert en prison

© AFP

Vidéo par Mounia Ben Aïssa

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/08/2013

Au moins 36 détenus, partisans des Frères musulmans, ont péri dimanche pendant leur transfert vers une prison près du Caire dans des circonstances encore confuses. Les prisonniers sont morts asphyxiés par des gaz lacrymogènes, selon la police.

Au moins 36 partisans des Frères musulmans, détenus par les forces de l'ordre, sont morts dimanche 18 août en tentant de s'évader d'une prison de la périphérie du Caire. Mais les circonstances de leur mort demeurent encore confuses.

Selon le ministère de l'Intérieur, les prisonniers ont pris un policier en otage puis des affrontements ont suivi. La majorité des détenus sont morts suffoqués par les gaz lacrymogènes lancés par les forces de l'ordre. L'agent pris en otage, lui, a été libéré, mais il est gravement blessé, d'après les autorités.

Cependant, d'après une source judiciaire, les partisans des Frères musulmans sont morts étouffés à l'arrière d'une camionnette de police surchargée lors d'un transfert en prison. Cette même source, ainsi que d'autres proches des services de sécurité, annoncent un bilan de 38 morts.

Les Frères musulmans ont pour leur part annoncé finalement un nombre de 35 prisonniers tués, alors que l'Alliance contre le coup d'État, qui organise les manifestations, avait auparavant dénoncé un "assassinat" et parlé de 52 détenus tués. "Le meurtre de 35 prisonniers, des manifestants anti-coup d'État, confirme la violence intentionnelle visant les opposants au coup d'État et l'assassinat de sang-froid dont ils sont les cibles", indique la confrérie dans un communiqué en anglais.

"Violations et abus"

Les Frères musulmans tiennent les autorités pour responsables. "Ces meurtres montrent les violations et abus auxquels sont soumis les prisonniers politiques opposés au coup d'État du 3 juillet", ont-ils dit dans un communiqué.

Plus de 800 personnes sont mortes en Égypte depuis l'évacuation par la force, mercredi, des rassemblements au Caire des partisans des Frères musulmans qui réclament le rétablissement dans ses fonctions du président Mohamed Morsi,

Les dirigeants de l'Union européenne (UE), Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, ont averti dimanche 18 août le gouvernement égyptien que les Vingt-Sept étaient prêts à "réexaminer" leurs relations avec Le Caire si la violence ne cesse pas dans le pays.

L'UE appelle à la fin des violences et à un retour au dialogue et au processus démocratique. "À cette fin, l'UE, avec ses États membres, va réexaminer urgemment dans les jours qui viennent ses relations avec l'Égypte, et prendre des mesures visant à atteindre ces buts", ont déclaré les deux dirigeants dans un communiqué.

Avec AFP

destitué par les militaires le 3 juillet. Plus d'un millier de manifestants et cadres des Frères musulmans ont été arrêtés en cinq jours, selon le gouvernement.

Le pays est toujours sous état d'urgence et le couvre-feu est en vigueur. L'armée bloque avec ses chars les grands axes de la capitale, tandis que le ministère des Biens religieux a annoncé que les mosquées seraient désormais fermées en dehors des heures de prières, tentant ainsi d'éviter les rassemblements.

Le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi s'est exprimé dimanche, devant des centaines d'officiers de l'armée et de la police, pour la première fois depuis le massacre de mercredi. Il a promis aux islamistes qui ont choisi la violence une riposte "des plus énergiques", sans considération apparente pour le tollé déclenché dans les pays occidentaux, dont certains parlent de "massacres".

Lundi à Bruxelles, en prélude à une possible réunion des ministres des Affaires étrangères, se tiendra une première rencontre diplomatique de haut niveau pour examiner la situation dans le pays.

Avec dépêches

Première publication : 19/08/2013

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