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Moyen-orient

Syrie : une attaque américaine serait "vouée à l'échec", menace Damas

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/08/2013

Alors que les inspecteurs de l'ONU commencent à enquêter lundi sur un éventuel usage d'armes chimiques près de Damas, lors de l’attaque meurtrière de mercredi, le régime syrien a mis en garde les États-Unis contre une intervention militaire.

"Les projets militaires américains en Syrie seraient voués à l’échec", a mis en garde lundi 26 août le régime de Damas, après plusieurs allégations selon lesquelles Washington pourrait intervenir militairement dans le pays.

"60% des Américains estiment que les États-Unis ne doivent pas intervenir en Syrie"

"Les déclarations faites par des hommes politiques aux États-Unis et en Occident sont une insulte au bon sens", a déclaré Bachar al-Assad dans une interview au quotidien russe Izvestia. "Les États-Unis essuieront un échec comme lors de toutes les guerres précédentes qu'ils ont lancées, à commencer par le Vietnam", a-t-il ajouté. 

Il faut dire que les États-Unis ont multiplié ces deux derniers jours les déclarations laissant entendre que Bachar al-Assad aurait franchi la fameuse "ligne rouge" et ordonné l’attaque chimique meurtrière de mercredi, qui a causé la mort de plusieurs centaines de personnes. Le secrétaire d'État américain John Kerry a téléphoné dimanche au secrétaire général de l'ONU et à ses homologues britannique, français, canadien et russe pour leur dire avoir "très peu de doutes" sur cette attaque à l'arme chimique par le régime syrien, a indiqué à l’AFP un diplomate américain sous couvert d’anonymat.

Le gouverneur de la province de Hama assassiné

Le Front al-Nosra, affilié à al-Qaïda, a revendiqué lundi, sur son compte Twitter, l'assassinat du gouverneur de la province de Hama. Anas Abdel Razzaq al-Naëm a été tué dimanche dans un attentat à la voiture piégée, avaient annoncé les médias officiels en imputant l'attaque aux rebelles.

Il avait été nommé en juillet 2011, quatre mois après le début de la révolte contre le pouvoir, en remplacement de Khaled Abdel-Aziz, limogé par le président Bachar al-Assad au lendemain de manifestations massives anti-régime dans la ville de Hama.

Pour autant, la Maison Blanche a démenti dans le même temps les informations du quotidien britannique Telegraph affirmant que Washington et Londres s'apprêtaient à lancer une action militaire commune "dans les prochains jours". "Le président n'a pas décidé d'engager une action militaire", a assuré un responsable de la présidence américaine. Obama semblait se rapprocher de cette option après avoir mené samedi des consultations au plus haut niveau à la Maison Blanche et s'être entretenu en particulier avec son allié britannique, le Premier ministre David Cameron.

"La seule option que je n'envisage pas, c'est de ne rien faire"

A l’instar des États-Unis, la plupart des pays occidentaux ne doutent pratiquement plus de la responsabilité du régime de Damas dans cette attaque. Le président François Hollande a déclaré à son homologue américain que "tout concordait" pour désigner Assad comme l’instigateur de cet assaut. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a assuré lundi que toutes les options étaient "ouvertes". "La seule option que je n'envisage pas, c'est de ne rien faire", a-t-il ajouté.

De leur côté, le chef du gouvernement britannique et la chancelière allemande Angela Merkel ont convenus que cette attaque chimique "exigeait une réponse ferme de la part de la communauté internationale."

Dans le même temps, les experts de l'ONU ont commencé à enquêter lundi 26 août sur les lieux de cette attaque chimique présumée, après avoir – enfin – obtenu un feu vert du régime de Bachar al-Assad. Un photographe de l’AFP a vu les inspecteurs partir à bord d’un convoi de cinq voitures, escortés par les services de sécurité syriens. Depuis une semaine, la délégation attendait l'autorisation de se rendre sur les sites en question.

Cet accès aux lieux est cependant jugé trop tardif par les pays occidentaux, le Royaume-Uni en tête. Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a en effet déclaré dimanche que les preuves d'une attaque chimique "pourraient avoir été détruites". "D'autres preuves peuvent avoir été endommagées au cours des derniers jours et d'autres peuvent avoir été trafiquées", a-t-il ajouté.

Avec dépêches

Première publication : 26/08/2013

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