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Afrique

L'Afrique du Sud paralysée par les grèves, Pretoria appelle au dialogue

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/08/2013

Des milliers d'ouvriers sud-africains du secteur automobile, du BTP et de l'aéronautique ont cessé le travail lundi pour obtenir une augmentation de salaires. Le gouvernement, qui craint une flambée de violences, appelle les grévistes au calme.

L’Afrique du Sud va connaître une semaine sociale chargée. Après l’échec des négociations sur la hausse des salaires, des dizaines de milliers d'employés sud-africains du bâtiment, de l’automobile et de la mine se sont mis en grève lundi 26 août. Devant l’ampleur du mécontentement, le gouvernement sud-africain a appelé les travailleurs à rester calmes et à éviter toute violence.

Le souvenir des mouvements de la fusillade de Marikana du 16 août 2012, qui ont coûté la vie à 34 mineurs en grève tués par la police, est encore bien présent dans tous les esprits.

Des échauffourées ont fait deux blessés sur un chantier à Johannesburg, selon la police. Pour éviter que la situation ne dégénère une nouvelle fois, le gouvernement à appeler les grévistes au calme. "Le gouvernement constate qu'un certain nombre de grèves ont actuellement lieu dans le pays, et appelle tous les travailleurs à exercer leur droit de grève de façon non-violente", a fait savoir le gouvernement dans un communiqué.

"Employeurs et travailleurs sont invités à engager un dialogue sensé afin d'arriver rapidement à un accord", pouvait-on également lire.

L'hiver austral, de juin à août, est traditionnellement l'époque des grandes grèves en Afrique du Sud, car c'est la période des négociations salariales. Ces mouvements sociaux s'accompagnent régulièrement d'intimidations et de violences entre syndicats rivaux ou envers les non-grévistes.

Les ouvriers du textile et des mines d'or bientôt en grève?

Quelque 90 000 employés des BTP ont cessé le travail lundi, selon le syndicat NUM. Ils demandent une augmentation de 13 %, quand le patronat ne propose que 6%, c'est-à-dire plus ou moins le niveau actuel de l'inflation en Afrique du Sud.

Les 30 000 travailleurs de l'automobile en grève depuis une semaine, qui paralysent la production nationale, pourraient mettre prochainement fin à leur mouvement après que les constructeurs ont offert une augmentation de 10 %.

Le syndicat de la métallurgie Numsa a indiqué, en outre, lundi que la consultation était en cours et qu'il annoncerait mercredi s'il appelle à la fin du mouvement. "Nous réfutons toutes les insinuations disant que nous avons accepté une offre. De telles insinuations sont toxiques et malveillantes à l'extrême", a-t-il relevé.

Enfin, des centaines de techniciens de la compagnie nationale aérienne sud-africaine South African Airways (SAA) se sont également mis en grève lundi pour obtenir des salaires plus élevés."Nos membres sont en grève pour une augmentation de salaire à deux chiffres, de 12 %", a expliqué à l'AFP Vincent Masoga, le porte-parole du syndicat des transports Satawu.

La Compagnie des aéroports d'Afrique du Sud (ACSA) n'a pas signalé pour autant de perturbations particulières des vols. "La matinée a été assez calme. Il y a eu quelques retards à (l'aéroport de Johannesburg) O.R. Tambo, mais il s'agissait de retards pour différentes raisons, sans rapport avec la grève", a affirmé à l'AFP la porte-parole d'ACSA.

Ces grévistes sont susceptibles d'être rejoints dans les prochains jours par les ouvriers du textile et des mines d'or.

Avec dépêches

Première publication : 26/08/2013

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