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Economie

Google : de la voiture autonome au taxi sans chauffeur

© Google | La voiture autonome de Google lors de l'un de ses tests

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 27/08/2013

Depuis trois ans, Google travaille sur son projet de véhicule autonome. En injectant 258 millions de dollars dans une société spécialiste de transport privé avec chauffeur, la compagnie américaine passe à la vitesse supérieure avec le robot-taxi.

La science-fiction devient peu à peu réalité. Les voitures sans chauffeur sur lesquelles Google travaille depuis trois ans pourraient circuler sur nos routes dans un futur proche. Les derniers investissements réalisés par la compagnie américaine montrent que le géant de l’Internet a donné un coup d'accélérateur à son projet.

Google Ventures, le fonds d’investissement de la compagnie américaine, a ainsi injecté la semaine dernière 258 millions de dollars dans la société Uber, spécialisée dans le transport privé avec chauffeur via des applications sur les mobiles. Ce rapprochement entre les deux compagnies permettrait à Google, comme l’explique le journal britannique "The Independent",  de proposer ses nouvelles technologies par le biais "d'un service autonome de robot taxi".

"Les voitures sans chauffeur pourraient prendre les passagers et les déposer sans aucune intervention humaine à l'aide d'une application mobile", précise l’article.

Des contacts avec des constructeurs

Ces nouvelles vont dans le sens des dernières révélations de l'ancien journaliste du "Wall Street Journal" Amir Efrati. Selon ce spécialiste influent des nouvelles technologiques, Google a eu de nombreuses discussions ces derniers mois avec des constructeurs automobiles pour développer sa propre gamme de voiture autonome.

Le journal allemand "Frankfurter Allgemeine Zeitung" avait également affirmé jeudi dernier que Google était proche d’un accord avec la compagnie Continental, le deuxième plus grand équipementier automobile mondial.

Dans le cadre de ces recherches sur ces voitures sans chauffeur, Google utilise pour le moment des Toyota Prius. Ces automobiles, équipées d’un radar sur le toit, de multiples capteurs et d’un ordinateur de bord relié aux serveurs de Google, réagissent déjà bien plus vite qu’un conducteur humain. Ces véhicules intelligents sont pour le moment autorisés à circuler dans quatre États américains (Nevada, Floride, Californie et Washington DC) et ont déjà effectué plus de 450 000 kilomètres.

Mais Google est loin d’être le seul sur le marché. Mercedes, BMW, Volvo, Audi, Ford et Volkswagen ont également investi des millions pour développer leurs propres aides à la conduite autonome et sans avoir eu recours à la technologie du géant américain. Comme le conclut Samir Efrati : “En voulant concevoir sa propre voiture, Google se prépare à entrer en rivalité direct avec des marques à Detroit (NDLR : la capitale de l'automobile aux États-Unis) et à l’étranger”.

Première publication : 27/08/2013

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