Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Ottawa: histoire d'une photo

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Toumani Diabaté, le maître de la kora, invité du Journal de l’Afrique

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande : une déception pour la gauche ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Kamel Mennour, galeriste

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Marie Le Guen : "Le problème, c’est l’emploi"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Un homme, une femme : la parité vue par la Génération Y

En savoir plus

POLITIQUE

Le Guen : "C’est toute l’Europe qui est malade aujourd’hui"

En savoir plus

FOCUS

Tunisie : quelle place pour l'enseignement religieux?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

FIAC 2014 : l'art contemporain célébré à Paris

En savoir plus

Moyen-orient

Armes chimiques : un coup de fil entre militaires syriens intercepté par Washington

© AFP | Armée syrienne déployée au nord de Damas, le 24 août dernier

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/08/2013

Selon "Foreign Policy", les renseignements américains sont convaincus que l'attaque chimique du 21 août est l'œuvre de Damas, après avoir entendu une conversation "paniquée" entre des responsables de l'armée syrienne.

Selon le magazine allemand "Focus", une conversation entre des responsables du régime syrien, prouvant leur implication dans l’attaque chimique, aurait aussi été entendue par l’armée israélienne.

Un responsable du Mossad, sous couvert d’anonymat, a affirmé à cette publication que ces informations ont ensuite été transmises aux services de renseignement américains.

Après l’attaque meurtrière du 21 août dans la banlieue de Damas, qui aurait fait plus de 1 300 victimes, les services de renseignement américains ont intercepté une conversation téléphonique très agitée entre des responsables de l’armée syrienne, selon le magazine "Foreign Policy".

"Lundi [21 août], dans les heures qui ont suivi la terrifiante attaque chimique à l'est de Damas, un responsable du ministère syrien de la Défense a eu des conversations téléphoniques paniquées avec le chef de l'unité des armes chimiques, demandant des explications sur la frappe à l'agent neurotoxique qui a tué plus de 1 000 personnes", peut-on ainsi lire sur le site de la publication américaine spécialisée dans les relations internationales.

"Foreign Policy" en conclut que ce document audio est bien la preuve qui a convaincu les Américains que la "ligne rouge" avait été franchie : "C’est la principale raison pour laquelle les responsables américains disent maintenant qu’ils sont certains que ces attaques sont l’œuvre du régime de Bachar al-Assad et pourquoi l’armée américaine s’apprête à attaquer ce régime dans les jours à venir".

"C’était vraiment stupide"

Londres présente ce mercredi une résolution au Conseil de sécurité ouvrant la voie à un recours à la force contre le régime syrien. "Le Royaume-Uni a rédigé une résolution condamnant l'attaque à l'arme chimique par [le président] Assad et autorisant les mesures nécessaires pour protéger les civils", a annoncé le Premier ministre britannique David Cameron sur Twitter.

La résolution devrait se heurter à l'opposition de Moscou qui exige un rapport des enquêteurs de l'ONU avant toute décision.

Après la révélation de ces écoutes, le magazine s’interroge également sur les véritables raisons qui ont conduit à ce massacre : "S’agissait-il de l’œuvre d’un officier syrien qui a dépassé les limites ou cette attaque a-t-elle été décidée directement par des responsables du régime d’Assad ?"

En guise de réponse, "Foreign Policy" donne la parole à un responsable du renseignement américain, sous couvert d’anonymat : "Nous ne savons pas exactement ce qui s’est passé. Nous savons juste que c’était vraiment stupide".

Grâce à ces écoutes ainsi qu’à des enregistrements vidéo, les États-Unis sont donc convaincus que des armes chimiques ont bien été utilisés le 21 août près de Damas. Mais comme le souligne le magazine américain, les services de renseignement de Barack Obama n’ont toutefois pas encore obtenu les "preuves qui sont considérées comme ultimes dans les affaires d’attaques chimiques : de la terre, du sang et d’autres échantillons environnementaux".

Première publication : 28/08/2013

  • COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

    Intervention en Syrie : Londres souhaite attendre le rapport des experts de l’ONU

    En savoir plus

  • SYRIE

    "Nous avons des moyens de défense qui vont surprendre", affirme Damas

    En savoir plus

  • INTERNET

    L'armée électronique syrienne pirate le "New York Times" et Twitter

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)