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François Hollande : "Tout doit être fait pour une solution politique" en Syrie

© FRANCE 24 | François Hollande et Ahmad Jarba, le 29 août à l'Élysée.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/08/2013

À l'issue d'un entretien avec le chef de l'opposition syrienne, le président français a demandé, ce jeudi, que tout soit mis en œuvre "pour une solution politique" en Syrie. Mardi, il disait la France prête à "punir ceux qui ont gazé des innocents".

Peu après s’être entretenus, François Hollande et le chef de l'opposition syrienne Ahmad Jarba se sont exprimés face à la presse depuis le perron de l’Élysée. Le président de la République, qui déclarait mardi que "la France est prête à punir ceux qui ont gazé des innocents", a rappelé que tout devait être fait pour parvenir à une "solution politique" en Syrie.

"Il n'y a pas de flottement diplomatique"

"Tout doit être fait pour une solution politique, mais elle ne viendra que si justement, la Coalition [syrienne] est capable d'apparaître comme une alternative avec la force nécessaire, notamment de son armée", a dit François Hollande. La communauté internationale doit être également "capable de marquer un coup d'arrêt" à "l'escalade de violence [en Syrie] dont le massacre chimique n'est qu'une illustration" par une "réaction appropriée", a-t-il ajouté.

L'opposition, "seule représentante du peuple syrien"

Le président français a réaffirmé le "plein soutien de la France à l'opposition, seule représentante à nos yeux, et aux yeux d'une grande partie de la communauté internationale, du peuple syrien". "La France apportera toute son aide politique, son soutien, comme nous le faisons depuis des mois mais également son aide humanitaire, matérielle", a-t-il assuré. "Nous utiliserons l'appui que nous avons dans les pays du Golfe pour qu'il y ait cette organisation", a-t-il enchaîné sans davantage de précisions. François Hollande n'a toutefois pas évoqué explicitement un soutien militaire de la France à la rébellion syrienne, qui réclame des armes antichars et antiaériennes pour faire face aux forces du régime.

À ses côtés, le chef de file de l'opposition syrienne a appelé à une "réaction forte" de la part des Amis du peuple syrien. Évoquant l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas, Ahmad Jarba a lancé pour sa part : "Ce crime ne doit pas rester impuni". Il a assuré qu'une "punition" serait infligée à Bachar al-Assad et "sa machine de mort".

"Nous rejetons l'usage des armes chimiques"

Avec dépêches

Première publication : 29/08/2013

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