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Afrique

En Égypte, une cigogne "française" emprisonnée pour espionnage

© AP | Photographie de la cigogne obtenue par AP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/09/2013

Les autorités du gouvernorat de Qena, dans le sud de l'Égypte, ont emprisonné une cigogne. Un Égyptien l'avait trouvée suspecte. Elle portait sur le dos une balise de suivi des oiseaux migrateurs installée semble-t-il par des scientifiques français.

L’affaire se déroule dans le gouvernorat de Qenan, dans la vallée du Nil, à 450 kilomètres au sud du Caire, mais elle fait voler des plumes dans toute l'Égypte. Un homme a trouvé qu’une cigogne portait un boîtier suspect sur le dos. Il a capturé l'oiseau qui s'approchait de son domicile et l’a amené au poste de police, explique Mohammed Kamal, le chef de la sécurité dans la région.

Les hommes sont restés perplexes face au dispositif électronique fixé sur le dos du suspect à plumes. Samedi 31 août, un vétérinaire contacté par les policiers a déterminé que le boîtier n'était ni une bombe ni un dispositif d'espionnage. Il s'agissait en fait d'une balise utilisée par des scientifiques français pour suivre les déplacements de ces oiseaux migrateurs, a déclaré Ayman Abdallah, le chef des services vétérinaires de la région de Qena. Il a expliqué que le boîtier avait cessé de fonctionner lorsque l’oiseau avait franchi la frontière française. Ce n’était donc pas un kamikaze à plumes ou un espion à la solde de l'étranger.

Un acte patriote

La pauvre cigogne était toujours en cage samedi soir ; Ayman Abdallah d’expliquer que les autorités devaient au préalable recevoir l'autorisation du procureur pour libérer l'animal. Les responsables militaires se sont rendus à l'évidence : l’oiseau ne transportait pas du matériel d’espionnage. Mais samedi, ils continuaient à parler sous le sceau de l’anonymat, n’étant pas autorisés à parler aux journalistes. Un peu plus tard, dans le quotidien gouvernemental "Al-Ahram", Mohammed Kamal a expliqué que l'incident a montré le patriotisme de l'homme qui a capturé l'oiseau.

Depuis le coup d’État militaire qui a renversé le président Mohamed Morsi, le 3 juillet, les autorités égyptiennes et les citoyens se montrent méfiants envers tout ce qui est étranger. Les théories du complot fleurissent dans les discussions de comptoir - et dans certains médias du pays. Plus tôt cette année, un garde de sécurité avait écrit un rapport après avoir capturé un pigeon qui transportait selon lui un microfilm. Une rumeur précédente en 2010 attribuait une série d’attaques de requins sur les côtes égyptiennes de la mer Rouge à un complot israélien.

Avec dépêches

Première publication : 01/09/2013

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