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Moyen-orient

Assad menace de porter atteinte aux "intérêts de la France" en cas de frappes

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/09/2013

Le président syrien évoque, dans un entretien au "Figaro", le possible risque d'une "guerre régionale" au Moyen-Orient. Et envisage "des répercussions négatives sur les intérêts de la France" en cas d'intervention militaire de Paris.

Dans un entretien exclusif accordé au quotidien "Le Figaro", Bachar al-Assad a affirmé que Paris et Washington devaient avancer les preuves des accusations selon lesquelles le régime de Damas aurait fait usage d'armes chimiques contre les soldats rebelles.

"Nous avons défié les États-Unis et la France d'avancer une seule preuve. MM.Obama et Hollande en ont été incapables, y compris devant leurs peuples", a déclaré le président syrien au journaliste Georges Malbrunot. Et de poursuivre : "supposons que notre armée souhaite utiliser des armes de destruction massive : est-il possible qu'elle le fasse dans une zone où elle se trouve elle-même et où des soldats ont été blessés par ces armes comme l'ont constaté les inspecteurs des Nations unies en leur rendant visite à l'hôpital où ils sont soignés? Où est la logique ?"

Le "risque d’une guerre régionale"

Interrogé sur les conséquences de frappes menées par l’Occident, Bachar al-Assad a exposé le risque d’une guerre régionale. "Il ne faut pas seulement parler de la riposte syrienne, mais bien de ce qui pourrait se produire après la première frappe." Et d’ajouter : "tout le monde perdra le contrôle de la situation lorsque le baril de poudre explosera. Le chaos et l'extrémisme se répandront. Le risque d'une guerre régionale existe."

"Il y aura des répercussions [...] sur les intérêts de la France"

Bachar al-Assad a ensuite évoqué les relations entre Paris et Damas, mettant en garde la France. "Le peuple français n'est pas notre ennemi mais la politique de son État est hostile au peuple syrien" a fait savoir le chef de l'État.

Selon le président syrien, en poursuivant une politique, la France se positionne en ennemie de la nation syrienne et s'expose à des représailles. "Cette hostilité prendra fin lorsque l'État français changera de politique. Il y aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France".

Source Le Figaro.fr

Première publication : 02/09/2013

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