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Moyen-orient

Le régime a mené au moins trois attaques chimiques depuis avril, selon Paris

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/09/2013

Le gouvernement français a déclassifié lundi soir une synthèse de renseignements, dans laquelle le régime de Bachar al-Assad est accusé d'avoir mené trois attaques chimiques depuis le mois d'avril, dont celle du 21 août.

L’attaque dans la nuit du 21 août dans la banlieue de Damas était de nature chimique et ne peut avoir été perpétrée que par le régime de Bachar al-Assad. C'est la conclusion d'un rapport des renseignements français, rendu public lundi 2 septembre 2013 sur le site du gouvernement français.

Le document va plus loin et accuse Damas d'avoir mené au moins trois attaques chimiques depuis le mois d'avril 2013. "Les services compétents français ont récupéré des échantillons biomédicaux (sang, urine), environnementuax (sol) et matériel (munitions), prélevés sur des victimes ou sur les sites des attaques de Saraqeb, le 29 avril 2013, et de Jobar, à la mi-avril 2013. Les analyses conduites ont confirmé l'emploi de [gaz] sarin."

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Les informations divulguées dans cette synthèse de renseignements déclassifiés proviennent de "sources propres françaises" et d’éléments "complémentaires" recueillis auprès des pays partenaires. Le rapport a été rédigé par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et par la Direction du renseignement militaire (DRM).

Le régime syrien redoutait une attaque de l'opposition

Concernant l'attaque menée le 21 août dans la banlieue de Damas, il en ressort que "le régime [de Bachar al-Assad] redoutait une attaque d’ampleur de l’opposition dans cette période", et qu’il a "cherché par cette attaque à desserrer l’étau et à sécuriser des sites stratégiques pour le contrôle de la capitale".

Selon les renseignements français, dans l’hôpital de Douma, où ont été transférées un grand nombre de victimes, la moitié de celles-ci étaient des femmes et des enfants. Le chiffre de 1 500 morts pour cette seule attaque semble "cohérent".

Pour preuve que l’attaque était de nature chimique, le rapport affirme que "les victimes ne portaient pas de blessures corporelles" et présentaient des symptômes caractéristiques – convulsion généralisée, nausées, vomissements, étouffement, perte de connaissance, etc. "Une mise en scène ou une manipulation de la part de l’opposition sont très peu probables."

Des incendies pour purifier l'atmosphère

La note rappelle également que "le régime a ensuite conduit des frappes terrestres et aériennes importantes sur les zones des attaques. Il s’est attaché à retarder l’arrivée des inspecteurs pendants plusieurs jours. Ces éléments confirment une claire volonté de destruction des preuves a posteriori. De plus, des militaires ont déclenché des incendies, qui visaient vraisemblablement à purifier l’atmosphère grâce au mouvement d’air généré", affirme le rapport.

Les renseignements français concluent leur analyse en affirmant que "l’opposition syrienne n’a pas les capacités de conduire une opération d’une telle ampleur avec des agents chimiques".

Première publication : 02/09/2013

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