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FRANCE

Infographie : les puissances régionales divisées sur une intervention en Syrie

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/09/2013

Alors que Washington et Paris se disent déterminés à intervenir en Syrie pour dissuader le régime de Bachar al-Assad de faire à nouveau usage d'armes chimiques, les pays de la région sont divisés sur la question.

Paris et Washington le martèlent depuis plus d'une semaine : il faut intervenir en Syrie pour ne pas laisser l'usage d'armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad impuni. Des navires de guerre américains et un sous-marin français ont déjà été dépêchés en Méditérannée.

Mais dans la région, les pays sont divisés sur cette question, qui, pour

certains, risque d'ajouter à l'instabilité qui les menace. Si la Turquie encourage l'action armée et va même jusqu'à souhaiter qu'elle ait pour but de renverser le régime baassiste, l'Iran de son côté s'y oppose farouchement.

Lors d'une réunion au Caire le 1er septembre, les dirigeants de la Ligue arabe ont appelé la communauté internationale à prendre les mesures de "dissuasion" nécessaires contre le régime syrien. Les ministres n'ont toutefois pas évoqué ouvertement une frappe militaire, envisagée par les États-Unis et la France, signe de divisions au sein de l'institution panarabe où des pays comme l'Égypte, l'Algérie, l'Irak et le Liban qualifient une telle intervention d'"ingérence étrangère".

La Jordanie dans une position délicate, le Qatar pour une intervention

Cette déclaration a malgré tout été adoptée après d'intenses pressions de la part de l'Arabie saoudite, soutien de la rébellion syrienne. 

À l'instar de Riyad, plusieurs pays du Golfe sont ouvertement en faveur d'une intervention armée en Syrie, parmi eux les Émirats arabes unis, le Qatar ou encore le Koweït. Mais d'autres pays arabes, le Liban, l'Algérie et l'Irak, ont émis des réserves. Quant à la Jordanie, elle se retrouve dans une position délicate. Alors qu'elle a toujours tenu à préserver une position neutre sur la question syrienne, prônant une solution politique au conflit, elle se retrouve au coeur du dispositif militaire des pays occidentaux.

Avec dépêches

Première publication : 03/09/2013

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