Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - Google : le géant du Net bientôt scindé en deux ?

En savoir plus

FOCUS

Bien qu'ébranlée, la protestation citoyenne se poursuit à Hong Kong

En savoir plus

TECH 24

Oculus Rift : la vie des autres

En savoir plus

REPORTERS

Liban : Chebaa au cœur de la poudrière

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Djilali Benchabane, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Jean-François Piège

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE : le plan de relance de Juncker est-il crédible ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Sommet de la francophonie : Macky Sall "regrette" l'absence de Wade

En savoir plus

À L’AFFICHE !

David LaChapelle, de la mode à l'écologie, 30 ans de photographies

En savoir plus

Moyen-orient

Attaque chimique : les services secrets allemands accusent à leur tour Damas

© AFP | Recueillement devant des victimes de l'attaque chimique du 21 août.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/09/2013

Les services secrets allemands imputent au régime syrien l'attaque aux armes chimiques du 21 août survenue dans la région de Damas, rapporte l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel".

Après les services de renseignements français et américains, c’est au tour des services secrets allemands d’imputer au régime syrien l'attaque aux armes chimiques, qui a fait 1 429 morts selon Washington et l'opposition syrienne le 21 août dans la Ghouta, près de Damas.

Selon le site internet de l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel", Gerhard Schindler, le chef des renseignements germaniques, a fait une présentation à huis clos à des parlementaire dans laquelle il a attribué cette attaque toxique aux forces régulières du président syrien Bachar al-Assad. Toutefois, le chef du Bundesnachrichtendienst (BND) n’a pas pu produire de preuve absolue.

Le magazine indique que les affirmations de Gerhard Schindler se basent notamment sur l’interception d’une communication téléphonique entre un dirigeant du Hezbollah et un diplomate iranien.

Le cadre du mouvement politico-militaire chiite libanais, allié indéfectible de Damas, aurait confirmé à son interlocuteur que le régime syrien a eu recours aux armes chimiques dans la Ghouta, rapporte "Der Spiegel". Il aurait notamment déclaré qu’"Assad a perdu le contrôle de ses nerfs" et qu’il a commis "une énorme erreur en employant des gaz toxiques" dans sa guerre contre les rebelles.

Le bilan très élevé de l'attaque chimique pourrait être dû à une "erreur"

"Le contenu de cette conversation pourrait être une pièce importante du puzzle qui est en train d’être assemblé par les services de renseignements occidentaux", souligne l’hebdomadaire allemand. Si Gerhard Schindler n’a donné aucune indication sur l’importance donnée à cette conversation téléphonique, il a toutefois expliqué que le BND partage uniquement et directement ses informations avec la France. "Il semble cependant que le renseignement allemand ait partagé ces données avec les Américains", croit savoir "Der Spiegel".

Par ailleurs, le bilan très élevé de l'attaque meurtrière aux armes chimiques pourrait être dû à une "erreur" de dosage du produit toxique, selon les services secrets allemands cités par le magazine. Le chef du BND, qui dit être certain qu’il s’agissait de gaz sarin, a estimé que les bilans moins impressionnants d’attaques précédentes similaires s’expliquent par l’utilisation d’un version très diluée du gaz.

Pour étayer ses accusations, Gerhard Schindler a indiqué que seuls les experts du régime syrien sont capables de mélanger le gaz sarin et d'en faire usage. La rébellion ne serait pas en mesure de mener de telles attaques, a assuré le chef des renseignements aux parlementaires. Enfin, concernant le mobile de l’attaque, il a avancé plusieurs scenarios, dont un qui suggère que le clan Assad, engagé dans une bataille cruciale pour Damas, aurait cherché à intimider les rebelles en utilisant des armes chimiques.

 

Première publication : 05/09/2013

  • ÉTATS-UNIS

    Une commission du Sénat américain approuve les frappes contre la Syrie

    En savoir plus

  • SYRIE

    Menaces de Bachar al-Assad contre la France : "le risque est réel"

    En savoir plus

  • SYRIE

    Infographie : les puissances régionales divisées sur une intervention en Syrie

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)