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Moyen-orient

L'ONU va diminuer l'aide apportée aux réfugiés syriens au Liban

© Capture d'écran / FRANCE24

Texte par Yona HELAOUA

Dernière modification : 06/09/2013

Le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU a décidé, faute de moyens, de supprimer l'aide alimentaire de quelque 200 000 réfugiés syriens au Liban. Une assistance que le Liban, en pleine crise économique, aura du mal à compenser.

À partir du 1er octobre 2013, 28 % des réfugiés syriens au Liban - soit près de 200 000 personnes - vont voir leur aide alimentaire supprimée. La porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU a annoncé cette décision jeudi 5 septembre à l’AFP.

Alors que les quelque 720 000 réfugiés dans le pays recevaient jusqu’à présent une aide massive et sans distinction, le HCR a décidé de ne plus fournir qu’une "assistance ciblée" en raison du manque de fonds nécessaires. Un tract à destination des réfugiés explique que "les ressources financières ne sont pas suffisantes pour assister tout le monde et par conséquent l'aide ne sera apportée qu'à ceux qui en ont le plus besoin". "Nous avons fait un appel de fonds de 1,7 milliard de dollars pour le Liban mais n'avons réussi à mobiliser que 27 % de cette somme", rapporte Roberta Russo, la porte-parole du HCR au Liban.

Une assistance sanitaire et éducative pour les plus pauvres

Selon elle, un "re-ciblage" des aides n’est pas inhabituel lors d’une crise humanitaire de grande ampleur. "Au début d'une opération, il est normal d'aider tout le monde. Mais quand on acquiert une meilleure connaissance de la population [assistée], comme c'est le cas maintenant, on peut faire la distinction entre ceux qui peuvent survivre sans assistance et ceux qui ne le peuvent pas", précise Roberta Russo. Et parmi les 72 % qui continueront de recevoir une aide alimentaire, les plus vulnérables bénéficieront, en plus, d'une assistance sanitaire et éducative, a annoncé la porte-parole. La scolarisation des enfants réfugiés au Liban demeure en effet difficile.

Mais Roberta Russo ne cache pas sa crainte de voir la situation se dégrader encore un peu plus : "Si nous n'avons pas plus de financement, on ne sera pas capable d'apporter une réponse générale aux besoins des réfugiés, même ceux que nous avons maintenant, sans compter ceux qui peuvent arriver si les combats s'intensifient en Syrie", prévient-elle.

Selon les Nations unies, le nombre total de réfugiés syriens vient de dépasser les deux millions. D’après les autorités de Beyrouth, la moitié d’entre eux aurait trouvé refuge au Liban, dont la population était, au total, de quatre millions de personnes avant le début du conflit syrien, en mars 2011. À ces réfugiés s'ajoutent les Palestiniens qui vivaient dans des camps en Syrie et qui ont depuis rejoint le Liban, et les Libanais installés depuis des années en Syrie, qui sont retournés vivre dans leur pays. Un afflux que ce petit pays, en pleine crise économique, a du mal à absorber.

Une population pauvre et une main d'œuvre bon marché

Comme l’explique l’analyste économique Adnan Hajj (voir la vidéo ci-dessous), "le Liban sera très lourdement affecté par les centaines de milliers de Syriens qui ont trouvé refuge dans le pays. Une population pauvre et une main d'œuvre bon marché, susceptible de déclencher une flambée de chômage qui atteint déjà 24 %."

Au-delà de l’afflux de réfugiés, le Liban a été lourdement touché par la crise syrienne, qui a ravivé les tensions entre les communautés. Des milices armées chiites pro-Assad se heurtent régulièrement aux milices sunnites qui soutiennent les rebelles. Cette insécurité grandissante affecte le tourisme : dans ce secteur, qui représente 20 % du PIB libanais, 25 000 personnes ont perdu leur emploi. "L'économie libanaise risque un fort ralentissement si la crise continue. Cela va tirer l'inflation vers le haut et déclencher une grave crise. La guerre sera à notre porte si les frappes militaires contre la Syrie ont lieu", prévient Adnan Hajj.

Première publication : 06/09/2013

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